Tosya Renaissance

Le monde Tosya, au cours de la troisième Ère, ving-cinq ans après la montée en puissance du Roi de Dinak, Dan Azyrith, le traitre d'Alsaria.
 

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Mélora D'Aihir

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Mélora D'Aihir
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MessageSujet: Mélora D'Aihir   Mar 17 Aoû - 19:22

MELORA D'AIHIR


I - Identité

Nom :Mélora naquit sous le patronyme de Rialis. Cependant, elle se refusa à porter ce nom depuis la nuit de l'incendie, là ou toute sa vie bascula.
Pour honorer la mémoire de sa mère morte cette nuit là. Elle préféra se faire connaître sous le prénom de celle-ci « Shaya ».
C'est pourquoi pendant de nombreuses années les personnes qu'elle rencontra la connurent sous Mélora N'ha Shaya, mais ce temps fut révolu lorsqu'elle fit la rencontre d'un rôdeur du nord, dont elle prit le nom en souvenir de lui et tout ce qu'elle garda de lui.
Ainsi, N'ha Shaya devint Di Gwaihir, plus communément dit D'Aihir.

Prénom : Mélora
Surnom : Mel, Mélo.
Sexe : Féminin.
Age : 45 ans.

Origine :Le royaume de Dinak. Lors de sa naissance, sa famille et elle vivaient dans les steppes perdues de ce domaine. Maintenant, créature sans peuple distinct et sans famille, elle erre dans les bois de Moniek.

Métier/rang social : Guérisseuse, sorcière, rebouteuse, apothicaire, faiseuse d’ange,….Enfin le terme que vous préférez…Mélo est une personne qui est capable de soigner par les plantes et tout autre moyen possible.
N’appartenant à aucune caste particulière de la société Dinakienne ou encore d’autres domaines de ce monde, Mélora D'Aihir anciennement N’ha Shaya n'est qu'une errante.



II - Le personnage


Physique :

-Iris : Saphir
-Peau :Albâtre
-chevelure : Ebène
-Taille : 1m50

Mélora est à décrire comme la brise d’un souffle printanier. Légère, douce et éthérée. Elle est dans sa quarante-cinquième année de vie, même si jamais le cours du temps n’a semblé la toucher véritablement. Son ascendance elfiques semble lui avoir épargné les marques que le temps inflige au corps ; cependant, il ne lui épargna pas les blessures de l’esprit qui malgré l’apparente jeunesse de la jeune femme ont imprégné son essence.
Jusqu'à transparaitre dans l’apparence de la demi-elfe ; son regard autrefois pétillant d’une malice que très rarement contenue, brille aujourd’hui d’un éclat distant, ou la sauvagerie distille une phosphorescence magnétique à ses prunelles d’un bleu profond. Deux saphirs à faire blêmir les gemmes par leurs intensités.
Outre la marque qui changea son regard, son sourire s’est éteint pour venir être remplacé par une physionomie absente de son ancienne chaleur. Seule une tristesse donne vie aux évolutions de son visage et de ses expressions.

Pourtant, il n’y eu pas que changement en Mélora, elle conserve toujours le doux ovale aux traits épurés de l’écrin de son regard. Qui, rehaussé par des pommettes hautes, en accentue l’expressivité. Où se reflète une peau aux teintes albâtre, dont le grand air ne sembla pas en altérer la transparence, mais plutôt l’intensifier.

Le reste de son corps, durant ses errances dans la forêt, à acquit une vigueur discrète, ou des muscles fin et déliés courent sous sa peau, créant un ensemble souple et élancé que seule sa gorge soutenue brise la ligne délicate de sa silhouette.
Sur ses épaules et se terminant dans la cambrure de ses reins, s’épanouie toujours ses éternelles boucles ébène, d’un noir si absolu qu’elles paraissaient bleu sous la caresse de la lumière.



Equipement :

-De longue et fine aiguille qui peuvent être autant utilisées pour le lancé que le soin, technique ancienne basée sur les points vitaux de l’être humain. Une aiguille peu autant paralysé que tuer ou encore soigner. Cachées la plupart du temps dans des recoins de ses vêtements, plus généralement dans l’ourlet de ses manches.
Elle développa cet art au maximum durant ces vingts dernières années.
- A sa ceinture gît un ensemble de pochette contenant mille et une choses utiles, c’est là qu’elle renferme les plantes de première nécessité, les gardant toujours sur elle en cas de besoin.

Caractère :

Mélora est comme l’un de ces oiseaux sauvage si proche et pourtant insaisissable, vous croyez l’appréhender, l’avoir amadoué. Mais un geste ou une parole trop brusque et vous la verrez s’élancer à tire d’aile vers les profondeurs d’une ruelle, d’un bois. Tous lieux où elle pourra respirer et penser sereinement.

Bien faible réaction en comparaison de ce qu’elle aurait été, il y encore un an à peine de cela. Elle a retrouvé l’humanité et la raison perdue lors de la mort d’une partie de son cœur. De la bête qu’elle était devenue, maintenant subsiste un caractère vif et taciturne où la candeur et l’innocence de jadis à disparut dans les méandres de son esprit, à jamais différent. De ce qu’elle était lorsqu’elle rencontra Olörin, il ne subsiste que très peu de chose, comme si l’esprit de Mélora est mort en même temps que son compagnon.

Sa détermination et son indépendance font partie de ce qui lui reste :
Lorsqu’elle se trace une ligne directrice elle l’accomplit jusqu’au bout, même si cela l’a conduit plus d’une fois face à mur. Elle préfère garder ce point de vue, lui apportant une tranquillité d’esprit et un semblant de stabilité dans sa vie.
Mais ce qui est le plus marquant chez elle et qui s’est accentué avec le temps, c’est cette indépendance, vivant de préférence seule. Elle s’est isolée de tout être durant vingt et se méfie encore de ce que l’humanité lui réserve.
Alors recevoir une quelconque autorité est une chose, mais la suivre en est une autre. Si cela est en accord avec sa manière d’appréhender l’évènement, elle suivra.

Pourtant, sous la cendre demeure un sentiment, ou plutôt une manière d’être qui est le profond de la jeune femme. Enfouit au plus profond d’elle-même son cœur tendre est figé dans le temps, n’attendant qu’un souffle opportun pour repartir


Talents :

Agilité, vitesse et puissance s’allie dans le corps de Mélora, pas parce qu’elle a désiré devenir ainsi. Mais parce qu’elle n’eut pas d’autre choix que d’affuter son corps, pour pouvoir survivre seule dans les forêts du monde de Tosya.

Elle dut se mettre au diapason des grands fauves qui peuplaient ses profondeurs, n’ayant d’autre choix que devenir l’arme qu’elle se refusait de devenir à l’époque d’Olörin. Associé à cela, son savoir des plantes ne s’est pour rien au monde terni avec le temps, s’accentuant et se perfectionnant.

Particularités :

Le reste fugace de quelques cicatrices qui parcourent son corps depuis plus de trente ans. Le temps estompent les marques, même si le souvenir cuisant perdura jusqu’à la mort de la Guérisseuse.


Réduire la vie à...
des formules indécises
c'est bien impossible, elle
tu vois, se nuance à l'infini




C'est comme une lettre
Qui c'était écrite à l'envers...
Coule dans ma tête
un monde fou qui veut naître


Dernière édition par Mélora D'Aihir le Sam 26 Fév - 22:07, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Mélora D'Aihir   Mer 18 Aoû - 17:37

III – Histoire




Partie I



L'hiver avait étendu son long manteau blanc sur les prairies environnantes, pas un son, pas un bruit. La vie avait laissé sa place au repos éternel de la nature. Perdue dans la plaine se distinguait une bourgade nichée au creux d'une vallée.

Ensembles de ruelles sinueuses, toutes plus étroites les unes que les autres. La seule source de lumière était le reflet laiteux de la lune sur la neige déposée sur les toits...

Mais un peu plus loin de ce lieu sur un rehaussement de terrain se trouvait une maisonnette. Perdue dans la neige éternelle, ses flancs battus par la bise hivernale. Pourtant, c'était un autre signe de vie, lumière de l'espoir en cette nuit de solstices.

Dans cette maisonnette, se trouvait un couple et un jeune garçon de trois ans assit en face d'un couffin. Où dormait pas un enfant, mais deux. En tout point identique. Puis soudain dans un même mouvement les petites choses s'étirèrent et ouvrirent leurs yeux. Laissant apercevoir leurs prunelles bleutée...

Le petit garçon qu'était le frère aîné de ces deux bouts de chou, s'approcha de son père et tira légèrement sur la manche de celui-ci.

« Elles vont s’appeler comment ? »

A cette question l’homme se tourna vers sa compagne, avec un tendre sourire Shaya dit:

« Mélora et Jaelle…Elles s’appelleront ainsi…. »

______________________________

Une vieille loi perdue dans les limbes du temps dit : « Tout dans l'univers à un et un seul double identique». Que ce soit un arbre, un cheval, ou un être humain, ont une copie conforme quelque part. Mais cette copie est rarement un jumeau. Même entre des jumeaux, il y a généralement de petites différences Rare sont les êtres qui connaissent leurs doubles. Mais il y a des exceptions de la nature comme c'est deux petites....

______________________________

Dès le départ, la ressemblance entre les jumelles avait quelque chose de surnaturel. Elles riaient des mêmes plaisanteries, tendaient la main en même temps vers le même morceau de pain, donnaient la même réponse à la même question en même temps. Naissance gémellaire des plus étranges racontaient les gens du village. Les uns disaient que c'était des monstres les autres un don de dieu.

Pour les petites par contre, si l'on avait pu comprendre leurs pensées à l'époque de l'âge tendre, cela aurait été : « C'est quoi ce machin qui me ressemble ? ! » Ou encore « Et ! Mais arrête de faire comme moi !»Ce genre de pensée furent de courtes durées, plus le temps passa et plus les petites ne pouvaient se passer de l'autre.

Enfants chahuteuses, curieuses. Aimant les escapades, elles y prirent vite gout dès qu'elles surent marcher à quatre pattes, déjà ? Direz-vous, mais elles ne tenaient pas en place même dans leur berceau. Il avait fallu les séparer très tôt sinon à force de se donner des coups par manque d'espace, elles auraient fini toutes bleue.
Leurs expéditions se limitèrent tout d'abord à la maisonnette, fouillant les moindres recoins de cette cahute, retournant tout sur leurs passages, des meubles, des nuages de poussières et d'autres choses... Un vrai raz de marée...
Mais bien vite cette aire de jeu fut trop petite aux goûts des jumelles et elles étendirent leurs champs d'action à la campagne et à la ville environnante. Et dès le départ leur frère Caelum leur courrait tout le temps après, empêchant qu'elle se fasse mal pour un oui ou pour un non.

On les retrouvait dans tous les coins inimaginables, plus abracadabrante les uns que les autres. Mais leur endroit de prédilection était sans nul doute les toits des villes. Sachant à peine marcher, mais déjà casse coup les petites, montrait une agilité des plus étonnante. C'est ainsi que leurs parents se disent qu'il ne fallait pas perdre un tel « talent » et leur apprirent le maniement des armes et d'autres choses encore.

« On pourrait peut-être en tirer quelque chose de ces petites ...» se dit un jour le père. Pensée qui ne se fit pas sans un sourire un coin.

______________________________

Le temps qui passe, les années s'enchaînent. La famille avait « déménagé » ayant assez des divers commérages, devenant des itinérants rejoignant d'autre personne.

Allongée à même le sol fait de planche, doucement bercée par le roulis de la roulotte, Mélora contemplait du regard le soleil couchant et les chaux reflets que constituait la myriade de couleur que revêtait le ciel. Elle allait sombrer dans le sommeil quand dans un crissement de roues ainsi qu'une exclamation sonore la charrette s'arrêtait avec le reste de convoi de marchandise.
Une tête blonde cheveux en bataille, aux yeux émeraude assuré, au sourire moqueur apparue, garçon d'à peu près treize ans. Sortant la dormeuse de ses songes, qu'était son imagination d'un simple léger toquement fait à l'encoignure de l'entrée.

« Allez debout Mel, il est l'heure »

Regardant cette apparition importune entre ses cils d'ébène la gamine répondit nonchalamment, sa jumelle toujours endormie pour l'heure. De toute manière ce cour était réservé à Mélo :

« J'arrive Caelum... Tu es près pour ta raclée ? »

Et sautant prestement par-dessus la rambarde à côté du jeune homme, elle épousseta sa tenue garçonne qui n'était pas épargnée par le sable ni la poussière.

« Mon oeil Mélo, ne prend donc pas tes désirs pour des réalités... rigola-t-il, Essaye donc de me surpasser déjà »

« A d'autre laisse-moi rire Cael »


Après un temps de marche, ils arrivèrent vers l'air d'entrainement qui se trouvait un peu plus loin en retrait du campement. Celui-ci était déjà fort encombré pour l'heure, plusieurs personnes s'entraînaient au tir, au combat à main nue et autre,....Mais ce n'était pas la destination de la fille et de son grand-frère, ils prolongèrent leur avancée jusqu'à une partie ou un nombre restreint de personne y « travaillaient »

Honneur aux « dames » railla Cae'
« Tsss c'est ça. C'est nouveau la galanterie chez toi... »


Sans dire un mot de plus Mélora s'avança devant la cible tout en s'emparant d'une dizaine de couteaux de lancer. Faisant dans sa tête le vide, elle se concentra sur la cible, imaginant qu'elle avait devant elle le visage d'un ennemi. Et les couteaux filèrent tels des sternes, dans un éclat de métal bleuté. Elle enchaînait les lancers, si bien qu'en quelques instants tous les projectiles avaient quitté ses mains. Quand ce fut tout elle se tourna vers son frérot d'un mouvement de taille, tout en le fixant avec un sourire des plus railleurs ne disant rien pour l'heure attendant de voir la suite.
Sans répondre à cette provocation silencieuse le jeune homme s'avança à son tour, se concentra et commençât à lancer. Aucun geste n'était superflus, gestes net, précis et efficace. Dans chacun de ses gestes transpiraient une forte habitude du maniement de ce type d'arme. Quand il eut finit, il était évident que malgré la volonté de fer de la chère petite, elle n'avait été la plus forte cependant cela c'était joué à un fil. Mais sur ce coup-là il l'avait surpassé.

« Tu t'es pas mal débrouillée la puce. » Dit-il avec un doux sourire.

______________________________


Saison qui se suivent les unes des autres, rythme de la nature, lent mais immuable. Tout à la fois dur et implacable. Treize années ont passées, depuis le jour de la naissance de ces jeunes âmes.
Jaelle et Mélora, Caelum les devançant de quelque pat, marchaient à travers champs en silence, sans même permettre à leurs esprits de se toucher. Pourtant, elles avançaient de la même démarche, avec le même accablement, et leurs pieds heurtaient le sol en même temps.
Comme le soleil déclinait vers les lointaines montagnes, Jaelle rompit ce silence qui se faisait de plus en plus pesant pour ces chères enfants.

« Pourquoi Cael ? Pourquoi tu veux partir ? »

Le jeune homme, regardait ces deux gamines si identique, pourtant malgré qu'elles ne soient qu'une en deux tout différent, il arrivait à les distinguer. Un sourire désabusé c'était incrusté sur ses lèvres.

« C'est mon rêve, je souhaite devenir mercenaire »

« Mais...Mais.... »


Toujours Jaelle qui essayait tant bien que mal faire changer d'avis son frère, mais aucun des arguments, qu'elle avait soigneusement préparé avec Mélora ne lui revenait pas, ne daignaient pas passer le seuil de ses lèvres. Et l'expression « avec Mélora » était un bien grand mot, car Jaelle n'avait laissé aucune chance de discussion à sa soeur et elle avait dû l'aider. Malgré que Mélo se doutait des envies de leur frère.
La discussion s'éternisa, mais le résultat fut celui qui était prévu. Caelum partit réaliser son rêve-celui de devenir mercenaire.

______________________________


Deux années passèrent après la disparition de leur frère. Deux ans jours pour jours et vers les mêmes heures les jumelles retournèrent sur le lieu où elles avaient pour la dernière fois vu Cael. Jaelle et Mélora marchaient à travers champs en silence. Comme le soleil déclinait vers les lointaines montagnes, Jaelle rompit ce silence qui se faisait de plus en plus pesant pour ces chères enfants. Scène identique aux détails près que les gamines n'étaient plus des enfants et que leur frère n'était plus présent.

-Non ! C'est injuste cette décision, dit-elle.

Mélora levant la tête fixa sa jumelle, sa moitié, droit dans les yeux.

-Ce n'est pas ta faute. De plus je devrai être contente de partir.

-Mais tu ne l'es pas !

-Non j'espérais encore que nos parents remédient a leurs paroles....Mais ce n'est pas les cas ....

-Maman doit se soumettre à père... Et puisque tu es l'aînée c'est toi qu'il a choisi...


Dit Jaelle en fixant avec rancune l'esclave d'argent enserrant le bras de Mélo. Seul moyen de les identifier....Puis elle continua après quelques instants d'un silence lourd de signification.

-Il ne peut nous séparer ! Je ne le permettrais pas, même si c'est pour aller à l'encontre de père !

Oui bornée la petite, quand elle avait une idée dans la tête elle ne l'avait pas autre part....Pourtant, elle savait que les colères de leur père ne pardonnaient pas. Oui il avait bien changé en ces années. Il n'était plus le gentil papa veillant sur ses deux petites. D'ailleurs Mel et sa soeur soupçonnaient qu'il jouait plus un rôle qu'autre chose, car le changement de comportement se fit du jour au lendemain....

-Arrête !

Fit Pearl d'une voix tranchante. Sa voix qui habituellement est si chantante a fait là plus l'effet d'une craie sur un tableau noir. Dans ce cri elle exprima toute sa rancoeur envers son père et même le monde entier, personne ne pouvait empêcher son père à la faire partir.
Pourquoi le voulait-il ? Elle avait toujours eu l'impression qu'il la détestait, mais elle n'avait jamais rien fait pour mériter l'animosité de son géniteur.

En tout cas pour l'heure la conversation était close. Mélo fit un signe à sa cadette de la suivre. Il était l'heure de rentrer sinon leur mère allez leur faire des ennuies.

______________________________


Cette nuit là, était paisible enfin en apparence elle ressemblait a toutes les autres. Silencieuse paisible. Exquise noirceur qui enveloppe la maisonnette et ses environs.

Bam !

Explosion dans la nuit, qui ne passa pas inaperçu.



« Mmmm.... Qu'est ce qui se passe ? »


Laissa échapper Mélora, encore toute appesantie de sommeil, elle s'était légèrement redresser dans son lit, incertaine d'avoir bien entendu ce bruit.
Elle écoutait aux aguets ...Faisant attention au moindre son, au moindre craquement, au moindre souffle ... Une autre exclamation se fit entendre.
N'aimant guère ce qui se tramait dans la maison l'enfant décida de bouger, elle se leva alors. Elle déposa ses pieds nus sur le dallage, regardant ensuite vers la porte tout en se demandant que faire. Puis elle prit le partis de bouger elle s'avança d'un pas léger sur le sol de pierre vers la porte. La poussant doucement.
Ce qu'elle vit ... Pour tout dire ce fut le néant, rien dans le couloir c'était étrangement silencieux. Pas âme qui vive et même pas l'ombre de sa soeur....

D'ailleurs ou était elle ? D'habitude à cette heure elle jouait les âmes errantes.... Fronçant un sourcil.

Mais elle passa outre cette interrogation et fila vers la chambre de sa mère pour voir ce qui se passait, son pas léger résonnait sur les murs...

Clap, clap, clap…


L’avancée fut courte mais riche en émotion, car plus elle approchait plus le silence se dissipait pour laisser la place a un murmure constant. Les murmures firent place a un cri déchirant puis …Plus rien, le néant.

« Maman ?! »

S’exclama-t- elle en ouvrant la porte d’un coup, celle-ci allant arrêté sa course contre le mur dans un fracas des moins discret.
Laissant place à la scène qui se déroulait, laissant ainsi la petite sans voie sous l'étonnement…
Ce qui se trouvait sous ses yeux n’était autre que son père qui lui faisait face a présent et … Sa mère étendue sur le sol dans une marre de sang, le regard perdu dans le néant, vide de toute expression. A jamais cet éteint la douce flamme de ce regard. Il ne fallut que quelque instant à Mélora pour comprendre l’étendue de la situation. Elle n’avait que trop souvent vu son père accomplir son geste sur certains hommes qu’il ramenait à la maison, alors qu’il se croyait seul ….

« P... Pour…Pourquoi ?!! Mais pourquoi ?! »

Il l’observa alors quelque instant semblant sonder le pour et le contre d’une révélation éventuel, un sourire vint étirer doucement puis il laissa échappé dans un doux murmure .Tout en avançant vers la belle.

« Elle en savait trop…»

A c’est parole le regard de la petit se mit a étincelé de mille feu .Lueur qui n’avait plus rien de lucide. Avant que son père puisse prévenir le moindre geste venant de sa part, la donzelle fila, attrapa une lampe et la lança de toute la force quel put en la direction de son père.

Le choc ne se fit pas attendre, bruit de verre qui se brise se répercute dans la pièce. Seul bruit d’ailleurs, silence de plomb lourd de signification. Qui régnait dés à présent….


Elle regardait son père, appuyée sur la pointe de ses pieds, en arrêt .Prête à bondir.
Lui il la fixait au travers de ses bras croisé qui lui avaient servit de protection. Il dit :

« Toi, tu va me le payer …Je … »

Ne finissant pas sa phrase, il bondi d’un coup et fut auprès de la demoiselle en un rien de temps. D’un geste rapide et précis du tranchant de la main, il lui assena un coup bien net au niveau de la nuque. L’assommant…

En dépit de l’entrainement de toutes ces nombreuses années elle ne sut réagir…Trop choquée par ce qu’il venait de se produire…Son corps s’écroula sur le sol.
A quelque pat de là, le père fixait la petite puis les flammes qui commençait a s’étendre dans la pièce et il haussa les épaules. Disparaissant en laissant échappé c’est dernières paroles.

« Tant pis pour toi … »

Lorsqu’il se décida à quitter la pièce il butta contre Jaelle, alertée par les cris de sa jumelle elle voulait savoir ce qu’il se passait.

« Mais… »

Le reste de ses paroles se perdirent à jamais, l’homme avait réagit au quart de tour, réservant le même sort à la petite qu’a sa femme….

Maintenant le père partit plus rien, n’était la pour arrêté les flammes qui s’étendaient doucement, sinueusement et intrusivement dans toute la maison. Le corps inanimé de Mélora était maintenant entouré des flammes….

______________________________


Lumière aveuglante, chaleur étouffante, élément qui s’approche de manière intrusive dans l’être de la jeune fille, lèche légère et pas désagréable au première abord, réchauffant l’enfant dans le froid intérieur qui l’avait envahit à la vue du corps de sa mère. S’en était presque revigorant, pourtant cette douce félicitée ne dura que quelque instant, l’effleurement des premiers instants ayant changé de nature. Brûlure intense qui se repend de plus en plus dans le bas de du dos. Corps qui tente de s’extraire de la douleur mais qui ne répond pas aux intentions, sensation d’étouffement, oppressement de la cage thoracique. Esprit qui essai de reprendre ses droits sur le contrôle de l’être mais qui s’évapore de plus en plus. Dernière pensée cohérente qui sera dans l’esprit de l’enfant qui sera une sorte d’appel à l’aide silencieux. Puis trou noir…..
Sensations aux allures de coton, impression de flotter entre deux eaux. C’est ça la mort ? Pourtant les gens disaient que cela faisait mal et qu’on y avait peur ! Délibération mentale qui s’enchaine encore pendant un moment, semblant infinie se perdant dans les limbes du temps. La réponse sera simple, venant avec naturel, les premières impressions de légèreté s’atténuèrent faisant place à une lourdeur et en une sensation de chaud des plus désagréable.
Paupières, lourde à soulever, qui s’entrouvrent petit à petit. Le monde qui l’entourent est flou et peu distinct, qu’est-ce qui est devant elle ? Des plumes ? Un oiseau ? Ce n’était qu’un mauvais rêve ce qui c’était passé ? Ca s’agit doucement, sensation déchirant sur sa peau, celle-ci semblant s’être rétracter et le drôle d’oiseaux avait l’air de la tirer pour lui rentre la place initial.

« Mmmm… »
« Ah tu te réveilles enfin petite… »


Genre de croassement, voix de personne peu habitué à parler. Timbre peu familier aux oreilles de l’enfant, elle ne comprenait pas pourquoi on lui disait ça, qui était cette personne ?
Battement de cil pour enfin voir clair et ce qu’elle vit lui coupa le peu de souffle qu’elle avait encore, fut une femme qui n’avait plus rien de totalement humain, comme si son apparence physique commençait à se mélanger avec la nature et les animaux. En réponse à cette vision Mélora poussera un léger cri de frayeur sa voix étant trop faible pour porter plus qu’elle ne le fit.

« Du calme mon Agneau, si tu veux garder ta voix je te conseille de te tenir tranquille. Ton corps est trop faible pour être capable de pousser un cri. Ce serait ennuyeux que tu brises ta si jolie voix non ? »

Pour toute réponse, la dame obtint le silence, mais celui-ci fut de courte durée, Mélora se posait trop de questions pour qu’elle reste silencieuse bien longtemps.

« Co...Comment je suis arrivée ici ? »
« J’ai vu ta maison en flamme et je suis arrivé à temps »


Ne voulant en dire plus, la femme se taira face aux autres questions de l’enfant. La petite devait se reposer avant tout car même si elle était arrivé a temps, elle était sérieusement arrangée.
Vu que ses questions n'obtenaient pas réponses l'enfant abandonna et fini par rapidement s'endormir.

______________________________




Les années qui suivirent se réveille auprès de Mhiete se trouvèrent aux nombres de sept, sept années pour reconstruire en partie ce qu’une seule nuit avait détruit.
Mélora s’enferma un moment dans un mutisme total ses souvenirs ayant remonté à la surface de son esprit, le choc passé elle comprit toute les implications de ce qu’il c’était passé.
Les premiers temps elle resta silencieuse prostré dans le lit que la dame lui avait assigné, ne bougeant pas ne réagissant à aucune stimulation quelconque. Mhiete laissa se manège se faire au début car remuer des blessures, autant physique que mentale, récente était dangereux. Malgré cela quand elle estima le temps venu pour la jeune fille de prendre en main sa guérison. Elle commença à essayer de la faire parler, lui trouver un centre d’intérêt qui lui ferait penser à autre chose qu’a ses miasmes. Ainsi Mhiete qui n’était autre qu’une guérisseuse vivant le plus éloigné possible de la civilisation, commença a lui parler de ce qu’elle savait le mieux faire- c'est-à-dire guérir. D’abord elle ne lui parlait uniquement que des vertus des plantes qu’elle utilisait pour soigner les brulures de l’enfant, puis petit à petit commença à s’étendre sur d’autre domaine voyant que ces discussions passionnait l’enfant, réussissant à la sortir de la torpeur que ses sombres pensées avait créé.
C’est durant c’est sept ans que Mélora apprit tout ce qu’elle savait sur son savoir de guérisseuse, bien sur Mhiete lui appris deux ou trois autres choses, mais rien qui fit un aussi grand changement dans la vie de Mélora.
______________________________


Partie II


Après ces années d’ermitage, la guérisseuse sortit de son isolement durant 6 années. Six ans qui lui apportèrent beaucoup d’émotions, mais surtout une présence chère qui la fit sortir de cet état solitaire, qui était sa caractéristique depuis si longtemps. Elle réapprit à vivre en communauté avec l’humanité, grâce à un rodeur du nord prénommé Olörin Gwaihir.
Mais ce temps de bonheur et surtout de paix se finit lors d’un combat avec des bandits, ou Olo connut une fin que même la jeune femme ne pouvait éviter.
Voyant son compagnon la quitter de la sorte, avec un secret au cœur qu’elle hésitait à lui relever depuis quelques temps, la raison de Mélora chancela….

______________________________


« Tu le feras, Mhiete, tu le feras, ou je te maudirai. Tu m’entends. »

Mélora crispait ses mains aux épaules osseuses de la vieille. Son regard terrible affrontait celui de la sorcière. Elles étaient comme deux harpies se combattant, avec force malgré leur frêle stature à toutes deux. Quiconque les eût aperçues dans la pénombre de la grotte, avec leurs chevelures éparses et leurs yeux fulgurants, se fût enfui, épouvanté.
La demi-elfe, griffait et mordait de façons chaotique et hiératique, ne visant rien de bien précis. Cherchant juste à atteindre sa cible et lui faire le plus mal possible pour la faire flancher et la circonvenir à son désir.

« Ma malédiction est plus forte que la tienne » chuinta Mhiete.

« Non, car morte je serai plus forte que toi et tes maudites potions et malédiction. Je m’occuperai de te dépouiller de tous tes pouvoirs car je mourrai si tu me refuses le remède. Je me tuerais tu entends. Je m’enfoncerai un poignard dans le ventre pour le tuer.»

« C’est bon »
fit la vieille, cédant tout à coup. Comme si ces derniers arguments avaient fait leur chemin dans l’esprit égaré de la shaman.

« Lâche-moi donc veux-tu. Si tu tien tant à ce remède il faudrait que je puisse le préparer. »

S’exécutant, d’un mouvement brusque, elle rejeta son ancien maître un peu plus loin de là, en la fixant d’un éclat implacable.

« Fait…. »

Mhiete secoua son vieux dos endolori sous ses haillons. Elle clopina jusqu’à son chaudron, dont elle examina avec suspicion l’eau bouillante, puis comme se décidant elle se mit à y jeter un nombre incalculable d’herbes, de feuilles et de poudre. Parmi cet amas, Mélora en distingua la majeure partie d’entres elles. Mais elle n’aurait jamais cru que cet assemblage aurait fonctionné pour le cas qu’elle demandait.

« Ce que j’en disais, c’était pour toi. IL est trop tard. Tu es à ta sixième lune. Si tu bois le remède tu risques de mourir. »

« Je le sais très bien et qu’importe ! Je dois m’en débarrasser de cela à tout pris et c’est pour cela que je fais appel à toi. Car les autres remèdes sont totalement inefficaces. »


D’un mouvement brusque du bras Mhiete s’exclama de sa voix rauque.

« Mule que tu es….Eh bien, tu mourras, mais ce ne sera point ma faute. Tu ne viendras pas me tourmenter dans l’au-delà »

« J’en fais la promesse »

« Il ne serait pas bon que je sois cause de ta mort. Il n’est pas bon de forcer le sort qui a décidé de la vie et de la mort…Tu es solide et vigoureuse et tu en as connu de plus dur. Peut-être vas-tu résister. Je vais faire des incantations afin que le sort soit avec toi. Quand tu auras bu, tu iras t’étendre dans la clairière. L’endroit est préservé… »


La potion ne fut prête qu’au crépuscule. Mhiete emplit un bol de bois d’une décoction noirâtre et l’offrit à Mélora qui, résolument et en retenant son souffle, l’avala jusqu'à la dernière goutte. La saveur n’en était pas fameuse mais supportable malgré tout. Un profond soupire s’échappa de ses lèvres nacrées. Bientôt, elle serait libérée de ce cauchemar qui la tenaillait depuis qu’elle s’était rendue compte que le fruit de son ancien amour avait porté. Porté bien trop tard, elle n’était pas capable de sauver Olörin, alors s’occuper d’un enfant…N’en parlons pas. Et elle ne méritait pas cet enfant, elle ne saurait pas le regarder en face si elle le gardait.
Il serait la trace indélébile de la perte de son père.
Elle eut un second profond soupir de soulagement, malgré l’appréhension qui la tenaillait à la pensée des heures à venir. Mais ensuite elle serait libérée. La faute extirpée d’elle. Il fallait avoir le courage d’affronter l’épreuve qui s’annonçait et qu’elle s’imposait.
Elle se leva pour se rendre jusqu’à la clairière. Mhiete s’approcha d’elle, avant qu’elle ne quitte la tanière, de sa démarche clopinante et lui glissa dans les mains des sortes de noix.

« Si tu souffres trop, croques-en une ou deux. Ta douleur s’apaisera. Et quand l’enfant sera sorti de toi tu laisseras son corps sur place. Tu iras cueillir des herbes et tu l’en couvriras et le laissera en offrande aux animaux… »


Mélora acquiesça et se mit à marcher par un sentier ou l’herbe était recouverte par les feuilles mortes, manteau flamboyant. Ses pas firent craquer des feuilles et elle reconnut l’odeur des chênes. Elle s’étendit contre un arbre tiédi par le soleil, qui avait été ces jours-là aussi chauds qu’en été.
Son corps était encore paisible. Elle laissa aller ses deux bras en de part et d’autre de son corps et ferma ses paupières. Prenant des forces pour la nuit.

La nuit fut en effet qu’angoisse et douleur, perdue dans les méandres d’un phénomène qu’elle ne pouvait contrôler, Mélora, nageait dans une eau trouble qui la faisait chanceler. Pourtant, l’espérance qu’apportait le futur tenait en respect ses terreurs.
La forêt, qui était pourtant son amie, avait revêtu ce soir-là les ombres fantasques de son esprit craintif. Ainsi, lorsque les douleurs de l’enfantement la quittait une sourde angoisse lui saisissait les entrailles. Chuintements, cris et bruissements entouraient la jeune femme étendue.
Toutes la nuit durant, elle fut au prise avec les douleurs et ce ne sera que lorsque l’aurore laissa entrevoir sa pâle lueur que les brumes de l’inconscience s’emparèrent de la jeune femme épuisée. Elle se réveilla bien plus tard, en ne ressentant plus ce qui l’avait tant torturé.
Il n’y avait aucune trace de la tragédie qui c’était passé, comme si les génies de la forêt avaient lavé le lieu. Mais cette impression fut de courte durée, lorsqu’elle ressentit un mouvement léger à l’intérieur d’elle. Elle réalisa alors que ce qu’elle avait entouré toute la nuit n’avait servi à rien. Le fruit de cet ancien amour s’accrochait à elle avec l’entêtement presque caractéristique de ses parents….

______________________________


Folle de rage la guérisseuse alla tempêter auprès de Mhiete, elle pestait contre ces remèdes inefficaces. Mais la sorcière d’une phrase apaisa la tempête pour un temps :

« L’enfant sortira de lui-même, laisse le temps faire son œuvre chaton. Je te promets que je serais là lorsque ce se sera ton heure, en attendant patiente et prend des forces … »

A partir de cet instant, Mélora entra dans une torpeur que rien ne savait briser. Comme si elle attendait la fin de cette grossesse pour sortir d’un cauchemar qu’elle espérait oublier. Cette apathie dura les quatre derniers mois et lorsque la délivrance vint, elle s’échappa de la grotte pour se débarrasser de ce fardeau qu’elle ne pouvait accepter. Courant à une folle allure elle savait où mettre la petite qui provenait de son sein. La seule personne de confiance qui lui restait, allait se retrouver adjugée d’une paternité qui ne lui était pas due.
Arrivée à Dénaros, Mélora se dirigea rapidement ses pas vers la demeure des Watson laissant la petite fille devant la porte, avec une lettre déposée sur son baluchon et le collier d’Olörin autour du cou de l’enfant.
Avec une dernière caresse sur la joue de l’enfant, elle s’en alla en laissant échapper dans un murmure qui aurait pu paraitre doux, si la raison de la jeune femme n’avait pas déjà basculé :

« Adieu Laena… »

______________________________



Lorsqu’elle eut déposé son fardeau sur le pas de la porte de son ancien ami, Mélora s’enfuit hors de la capitale, laissant avec le petit tas le peu de raison qui lui restait. La guérisseuse s’enfonçait vers ses démons et les bois de ce monde.
Elle marcha presque toute la nuit. Elle n’avait pas conscience d’avoir faim, d’avoir froid, laissant la pluie glacée battre ses flancs ; elle avançait comme une bête sauvage, silencieuse, évitant tout ce qui se trouvait sur le chemin, et se figeant sur place au moindre bruit. Vers la fin de la nuit, elle faillit s’affaler dans un ruisseau, et elle but l’eau claire à longs traits dans ses mains, puis elle s’allongea entre les racines d’un grand arbre et s’endormit.
Le lendemain, lorsque les premiers rayons du soleil vinrent effleurer son visage hagard. Mélora se réveilla, sentant la tiédeur de l’astre solaire dans son dos. Devant elle, une araignée avait tissé sa toile, constellée de gouttes de rosée et, devant sa merveilleuse complexité, elle ressentit son premier plaisir depuis bien des mois. Les feuilles luisaient au soleil. Elle se déroula lentement et étira ses membres raidis pour repartir presque aussitôt.
Elle erra sans but de long temps durant, mangeant peu et de préférence des choses rapides qui ne demandaient aucunes préparations. Ainsi, les plantes se faisaient saisir au passage. La viande lorsqu’elle ressentait le besoin d’en manger, se dégustait tous cru et encore palpitante de la vie qu’elle avait éteint.

L’élan qui la poussa à fuir, depuis son départ de Dénaros, dura des années. La laissant transie et absente d’une réflexion concrète. Petit à petit, elle était devenue l’égale des créatures qui l’entouraient.

Sa disparition du monde des vivants se termina un soir dans les alentours du lac Balassy, ses errances dans les forêts avait mené ses pas jusqu’à un lieu, où la rencontre que fit la demi-elfe changea, une nouvelle fois, le tournant de sa vie et la ramena parmi les êtres pensant.
La rencontre houleuse, entre l’ancienne guérisseuse et une femme prénommée Thalys, ne se fit pas sans accroc. Leur première entrevue se fit dans le langage des lames, où heureusement pour Mélora Thalys la vainquit et la reconnu.
A partir de ce moment, la Mercenaire n’eut de cesse que de faire rentrer Mélora dans ses retranchements, la poussant au plus loin pour qu’elle sorte de cette apathie délirante qui était sienne depuis tous ce temps.
Cela ne se fit pas sans mal, après maints cris de rage et de peur la demi-elfe redevint consciente d’elle-même et de ce qui l’entourait.

Elle quitta quelques mois plus tard son amie pour retourner à une vie qui se voulait plus normale. Mais encore détachée des valeurs habituelles. Ainsi, humaine autant de corps que d’esprit, Mélora erre sur les terres Tosyenne, ne sachant rien du contexte actuel, ni combien de temps dura son errance.

______________________________


IV – Le joueur


Prénom/pseudo :Une folle?
Comment as-tu connu le forum ? Par d'autres folles....
Comment le trouves-tu ? Un peu délirant?
Des commentaires ? Waazzzaaaabiiiiiiiiiiiii
Fréquence de passage sur le forum :Autant que mon cerveau me le rappel.


Réduire la vie à...
des formules indécises
c'est bien impossible, elle
tu vois, se nuance à l'infini




C'est comme une lettre
Qui c'était écrite à l'envers...
Coule dans ma tête
un monde fou qui veut naître


Dernière édition par Mélora D'Aihir le Dim 27 Fév - 11:21, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Mélora D'Aihir   Dim 27 Fév - 10:15

J'te valide "maman" mais faut que quelqu'un te mette la couleur.

Par contre, corrige moi les fautes de la première partie, et c'est moins grave dans la deuxième Wink
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Eleanor Azyrith
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MessageSujet: Re: Mélora D'Aihir   Dim 27 Fév - 10:22

Bon ben reste plus qu'à me fouetter pour que je lise toute l'histoire ^^"
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MessageSujet: Re: Mélora D'Aihir   Dim 27 Fév - 10:26

Ouki merci ma puce ^^

Et pour l'orthographe...* Va se prendre* Ouinnnn j'en ai marre de mon ortho...


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MessageSujet: Re: Mélora D'Aihir   Aujourd'hui à 0:02

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Mélora D'Aihir

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