Tosya Renaissance

Le monde Tosya, au cours de la troisième Ère, ving-cinq ans après la montée en puissance du Roi de Dinak, Dan Azyrith, le traitre d'Alsaria.
 

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Des médailles pour les braves

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Eleanor Azyrith
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MessageSujet: Des médailles pour les braves    Dim 13 Fév - 14:56

-Majesté, quelle tenue voulez vous porter aujourd’hui ?
-Je ne sais pas Coline. Je n’ai rien de nouveau à mettre ? Il fait beau aujourd’hui, j’aurais envie de quelque chose qui soit en accord avec cette journée. Quelque chose qui dise que nous somme au printemps, en plein renouveau. Et ce n’est pas avec une garde-robe dépassée que cela va transparaître.


Eleanor soupira et dirigea son royale et bleu regard vers la fenêtre ouvrant sur la cité, et baignant la pièce d’un soleil radieux. Le printemps était là, en effet. Un ciel bleu, quelques nuages blancs épars, une douce chaleur, de la verdure… Et le reflet blanc des maisons de Dénaros. D’un air las, la princesse laissa son regard s’évader dans cette immensité. Mais sa servante la ramena à la réalité. Elle était allée chercher dans la grande garde robe deux somptueuses robes aux couleurs printanières, et toujours aussi douces que leur propriétaire.

Eleanor fixa avec placidité les deux robes que Coline était en train d’étendre sur le lit. L’une était constituée d’un camaïeu de vert, et d’étoffes superposées, donnant à la robe un aspect très léger et vaporeux. La seconde, était dotée d’un décolleté arrondi, et de larges emmanchures de satin fuchsia doublées de soie blanche, et d’un tablier du même rose, tombant sur une cascade de soie blanche. La tête penchée, l’index posé sur la bouche, Eleanor hésitait. Aucune des deux robes ne lui faisait envie, et pourtant, il fallait bien en choisir une.

-Non, je ne peux pas, fit Eleanor avec une moue sceptique et hochant la tête. Si on pouvait rajouter un peu de vert dans la robe rose je n’y dirais pas non.
-Mais, mademoiselle, le temps commence à presser. Les préparatifs sont presque finis et la cérémonie aura lieu dans moins de temps que vous le croyez.
-Non, fais ça pour moi Coline. Un peu de vert sur les manches et quelques rubans sur le côté, à l’ouverture du tablier. C’est tout ce que je demande.


La servante allait rétorquer, mais Eleanor la fit taire d’un geste de la main. Coline s’inclina, et récupéra la robe de satin et de soie avant de s’éclipser. Eleanor se leva de son fauteuil et s’assit devant sa coiffeuse. Boîte à bijoux en main, elle sélectionna avec soin les plus assortis à la robe qu’elle allait porter. Une cérémonie de remise de médailles, pour les héros qui ont sauvé tout un village du sud du royaume d’une bande de pillards sans vergogne. Eleanor se devait d’être la plus parfaite que possible pour paraître en public.

[…]

Parée de sa robe arrangée, la princesse d’Alsaria descendit de sa chambre jusqu’à la salle du trône. Son frère était absent, il était en campagne quelque part vers la forêt d’Alguiel. Eleanor devait décorer seule ces braves cavaliers. Du moins, elle offrirait une médaille à leur commandant en chef et ses deux officiers, ainsi qu’une bourse supplémentaire pour la troupe entière. La cérémonie allait bientôt commencer. Eleanor se tenait à côté du trône de son frère, sur lequel on avait disposé une représentation du roi absent. Elle fit jouer les musiciens, en attendant l’arrivée des futurs médaillés. Les invités étaient nombreux, bien que triés sur le volet, et tous vinrent saluer la princesse et la peinture du roi, comme le voulait la coutume et l’ordre établi. La jeune femme officiait avec sérénité, et s’employait à montrer la plus parfaite image d’elle-même à son peuple.

Un son de trompette s’éleva dans les airs.

-Vos majestés, le sieur de Thanit et ses officiers sont aux portes du palais ! Déclama l’annonceur royal.
-Bien, qu’ils entrent,
fit Eleanor en acquiesçant.

La double porte fut ouverte, et un souffle de vent frais vint faire bouger les étendards suspendus au plafond. Un cliquetis d’armures et d’armes entrechoquées s’éleva depuis le couloir, et on annonça de nouveau le nom des invités tant attendus. La noblesse présente s’était mise en retrait, laissant un passage droit depuis la porte jusqu’à l’estrade où étaient disposés les trônes. Eleanor attendit leur révérence et leur propre présentation pour se lever.

-Bienvenue à Dénaros, messieurs, dames.
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Thirit
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Lun 14 Fév - 0:03

La missive lui était parvenu 6 jours plutôt, à sa grande surprise d’ailleurs. Une médaille pour ses actions ? Il n’en ressentait pas le besoin, la reconnaissance n’était pas vraiment son objectif, même si cela flattait l’égo. Mais il savait que toute remise de médaille s’accompagnait d’une bourse, et il ne pouvait la refuser. Bien qu’il avait encore un confortable matelas d’argent chez divers commerçant du continent, l’argent ne poussait pas dans les arbres, et il se devait de le prendre là où il le trouvait. Et puis, la princesse lui avait fait forte impression la seule journée où il l’avait vu… C’était une occasion de la revoir. La curiosité le poussait à vérifier si l’idée qu’il s’était forgé d’elle était la bonne…

Le voyage dura 5 jours. Ils auraient pu aller plus vite, peut-être gagner 48h, mais il ne voulait pas fatiguer bête et homme inutilement, et il fallait avancer de point d’eau en point d’eau pour sa troupe. Ils arrivèrent en vue du domaine royal et firent halte. La cérémonie était prévue pour le lendemain, il ne servait à rien de se présenter dès à présent à la capitale. Et puis, il fallait y faire bonne figure, après tout, être reconnue et décoré par une tête couronnée, cela n’arrivait pas tous les jours… Aussi temps fut consacré au nettoyage des équipements et des tenues pour le lendemain.

A l’aube, lorsque ce fut l’heure, la procession se mis en marche…
En tête, avançait Thirit, monté sur son cheval, en armure légère et entouré de sa longue cape rouge sur laquelle était brodée deux ailes blanches. A ses cotés se trouvait le porte étendard de son armée. Juste derrière eux, ses deux officiers eux aussi bien habillé pour l’occasion, leur armure lustré et une cape de cérémonie sur les épaules. Derrière suivait ensuite les quelques 300 soldats regroupée en escouades qui avançaient par rangée de deux dans une colonne parfaitement fermé. Quelques-uns étaient restés pour surveiller le convoi et leurs équipements.

Alors qu’il approchait, Thirit observait la capitale avec ses yeux gris, son casque à la main, posé devant lui. La dernière fois qu’il était venu, il était petit et en gardait le souvenir d’une ville immense et magnifique… Cela n’avait visiblement pas changé, même s’il la voyait plus d’un œil militaire aujourd’hui. Ils entrèrent dans la ville sous les acclamations et les regards de la population, visiblement prévenue de leur visite et de la cérémonie. Thirit en gardait une grande fierté. Ses hommes, tous de simples mercenaires étaient acclamé comme des héros. Il devra néanmoins veillez à ce que ce statut ne leur monte pas à la tête et qu’il ne soit pas remis en cause par de malheureux comportement durant la nuit.

La petite armée arriva sur la place centrale qui se trouvait juste devant l’accès au palais royal. Les hommes s’alignèrent derrière leur chef dans un silence presque religieux, comme à la parade. Thirit fit pivoter son cheval et se tourna vers eux.


Mes frères, c’est nous tous qui recevons cette décoration aujourd’hui… Vous êtes des héros, profitez-en, vous avez tous quartiers libre. Nous nous retrouverons au campement dans 2 jours. Profitez de cette superbe ville.

Sa déclaration trouva un écho dans le classique « Pour la gloire, pour l’honneur mais avant tout pour Thanit » des 300 soldats en cœur avant qu’ils ne se dispersent sous les applaudissements des habitants de la ville et leur regard curieux ou admiratif. Seul Thirit, Hanna, Fitz et le porte étendard continuèrent leur chemin jusqu’au palais.

Ils se firent annoncés et la double porte s’ouvrit devant eux. La scène était digne des contes sur les plus valeureux. Tout était soigneusement préparer et la réception splendide. Après une seconde d’attente, le guerrier ailé commença son avancée, suivit de son drapeau et de ses deux officiers. Les nobles et les invités les regardaient passé, chuchotant parfois, affichant un sourire où un autre forme d’intérêt réel ou néfaste. Certains ne devaient pas forcement voire d’un bon œil la reconnaissance accordé à de simple guerriers commandé par un noble sans terre et sans vrai titre.

Thirit continua son avance sans leur accorder aucun regard, ses yeux si étranges n’étaient posés que sur Eleanor et ne la quittèrent pas durant toute l’avancée. Il s’arrêta à quelques mètres d’elle, imité de ses trois accompagnateurs. D’un même mouvement ils mirent un genou à terre, et baissèrent la tête. Sa voix s’éleva alors, douce et fluide comme de l’eau pure


Moi, Thirit, commandant des Fantômes de Thanit me présente aujourd’hui devant vous comme vous l’avez souhaitez. Je suis accompagné de mes deux capitaines, Hanna et Fitz.

Il se permit alors de se redresser, saluant d’distinctement Eleanor et le portrait du Roi, ne se relevant lui et ses hommes qu’une fois qu’elle avait pris la parole pour les accueillir.

Je vous remercie princesse Eleonor Azyrith, c’est un grand honneur pour moi, et pour mes hommes…
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Laena Watson
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Lun 14 Fév - 15:05

Elle était encore une fois seule, frère et père absents, les domestiques s'affairant ça et là un peu partout dans leur demeure, si vide...
L'envie lui avait pris de sortir et elle s'était rendue aux jardins derrière l'immense et blanche bâtisse, avec pour seule compagne cette lettre impeccable et soignée qui venait d'Eleanor. Une remise de médaille, le jour même. Encore un moyen de mousser les prétendus actes guerriers de ces bêtes de violence prêts à tout pour résoudre les conflits par la force quand le royaume pouvait se sentir menacé.
Laena soupira en s'allongeant délicatement sur le banc de pierre froid qui lui donna un court frisson, et regarda les nuages défiler entre les feuilles vert tendre de cet immense tilleul à l'odeur délicate, ses yeux d'un bleu de nuit s'égarant dans les songes les plus doux qui pouvaient bien lui venir à l'esprit. Plus d'une heure était passée et il serait temps de déjeuner.

Encore une suite de plats raffinés et de protocole à respecter.
Pour un simple repas en tête à tête avec un mur...

Il fallait qu'elle aille voir Eleanor, peu importe l'étiquette à laquelle elle devrait se conformer au château, ne pas rester seule ou bien s'enfermer dans un marasme de tristesse noir et suintant.
Après le repas qui fut maigre malgré la kyrielle de douceurs que l'on pouvait lui présenter, elle alla se vêtir de l'une des parures d'or et d'abysse qui exaltaient à merveille la couleur de ses prunelles et celle de ses cheveux. On fit atteler un carrosse simple mais toutefois délicatement ouvragé afin de l'emmener au Château où elle était conviée...

Sans son père et sans son frère.

Le trajet fut monotone mais son cœur palpitait à mesure qu'elle s'approchait d'Elle, sa si tendre amie, fleur de son enfance toute entière et gardienne de ses peines et de ses secrets. L'air chargé des odeurs d'herbes et de fleurs séchées embaumaient le paysage et défilaient devant ses yeux avides de beauté les murs de cet immense édifice.
La jeune femme arriva, et ses pieds graciles dévalèrent les quelques mètres qui la séparaient d'Eleanor, puis elle ouvrit la porte de derrière, celle par laquelle elle entrait pour se faire tout aussi petite qu'elle aurait préféré l'être et vit son amie de dos, souhaiter la bienvenue à ceux qui étaient en train d'arriver.

Elle resta là, dans l'ombre, et attendit qu'elle eut fini ses cérémonies d'accueil, patiente.
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Eleanor Azyrith
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Mar 15 Fév - 10:04

Une porte un peu grinçante. L’oreille d’Eleanor fut attirée par ce son trop connu pour elle. Laena, la si franche amie qui venait égayer ses journées, arrivait en toute discrétion par la porte dérobée située au fond de la salle, non loin de l’estrade. Elle avait bien reçu son invitation, quoiqu’un peu tardive. En effet, les invitations officielles étaient parties dès que la décision fut prise de médailler ces valeureux guerriers, la semaine passée, et Eleanor n’avait écrit à son amie qu’il y a moins de deux jours. Quoi qu’il en soit, elle ne pourrait pas lui en vouloir. Eleanor avait eu fort à faire entre la mise en place de cette cérémonie et les préparatifs de l'équinoxe de printemps.

Droite et le visage inexpressif de cette joie de savoir sa meilleure amie présente, Eleanor affichait merveilleusement son attitude de parade, de parution publique. Regard compatissant, sourire à peine esquissé, attitude calme et posée. Debout devant l’assemblée de nobles, toujours tels des rapaces prêts à se délecter de la moindre erreur de l’un ou l’autre, principalement d’elle, la parfaite princesse. Mais elle ne leur donnerait pas cette joie. Et tendit la main vers le porteur des médailles.

Le chambellan arriva d’un pas leste, les deux mains prises par un large plateau d’or et d’argent, couvert d’un napperon de soie nacrée. Trois médailles y étaient disposées. Colliers de ruban rouge sertis de la médaille proprement dite. Deux étaient plus petite que la troisième. Ces médailles d’or étaient frappées du sceau royal sur la face, et gravée de la raison d’un tel honneur sur la pile. Le serviteur s’inclina et tendit le plateau à sa maîtresse, qui prit en main lap lus grosse des médailles. Elle revenait à Thirit de Thanit, le fier guerrier à la tête d’une petite armée de Mercenaires. Il était jeune, bien jeune pour avoir accompli autant d’exploits.

Elle s’avança vers lui.

-Sieur de Thanit, par cette médaille, nous vous remercions, le roi et moi-même, de la bravoure et de la force dont vous avez fait preuve pour libérer ce petit village du joug de ses assaillants.

Eleanor du descendre d’une marche, et se pencha légèrement pour passer la médaille au cou du soldat en armure. Ce visage si délicat et harmonieux destiné à la guerre. Le choc entre la médaille et la cuirasse fut sourd. Puis elle remonta et prit en main la seconde médaille, qu’elle alla passer au cou de la femme officier, et enfin la dernière, qu’elle offrit au second officier.

-Et vous, Dame Hanna, et Seigneur Fitz, nous vous médaillons pour avoir si bien secondé votre Commandant et fait preuve d’autant de courage.

Elle remonta sur le haut de l’estrade. Au débotté, elle distingua Laena dans la foule pressée contre le mur. Un clignement d’œil incertain et à nouveau la princesse fit face à ses invités. Après un court silence elle prit à nouveau la parole :

-Nous vous prions également d’accepter cette modeste récompense, destinée à vous et vos hommes, puissiez vous en faire un bon usage.

Elle enjoignit le chambellan à remettre à Thirit une bourse de cuir bien travaillé, et remplie de pièces sonnantes et trébuchantes.

-Enfin, le gîte et le couvert pour ce jour et cette nuit vous est offert à vous et vos hommes dans les tavernes et auberges de la cité. A présent, un banquet a été préparé dans la salle de bal, je vous invite à aller vous servir.

Son royal regard se dirigea vers la seconde paire de portes de la pièce, située sur le côté. Deux valets les ouvrirent alors de l’intérieur, offrant aux invités la possibilité d’aller s’attarder près d’un grand banquet croulant de mets et boissons, mais aussi de respirer un peu plus, et occuper un plu grand espace. Le flot de nobles se déversa comme dans un entonnoir, vers cette corne d’abondance. Eleanor profita de leur inattention pour se tourner vers l’endroit où elle avait vu Laena quelques instants plus tôt. Mais elle n’y était plus. Attendant que tous soient passés à côté, la princesse descendit de son piédestal et se dirigea lentement vers la salle de réception, sachant pertinemment qu’elle trouverait son amie là-bas quoi qu’il arrive.
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Thirit
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Mer 16 Fév - 0:45

La cérémonie à proprement parlé commença. Les yeux gris de Thirit se portèrent de nouveau vers la jeune princesse, là détaillant avec discrétion. Elle paraissait plus jeune que lui, un être de délicatesse… Mais qui tenait parfaitement son rang avec de la neutralité et une touche de retenue. Il se demanda un instant si ce masque de calme valait vraiment quelque chose si on venait y gratter un peu… Mais il n’eut pas vraiment le loisir de continuer à laisser dériver ses pensées, car Eleanor reprenait la parole pour reprendre le protocole.

Le regard du guerrier se porta vers les décorations qui s’approchaient sur leur matelas de douceur. Un instant, un léger sourire s’accrocha à ses lèvres. Certains auraient pu y voire une satisfaction, ou un orgueil mal placé. Il souriait simplement parce qu’il trouvait comique de voire tant de douceur et de beauté mit en place pour récompenser ses actes d’horreur et de brutalité. Lorsqu’Eleonor s’approcha, son sourire s’effaça pour reprendre une expression neutre qui collait mieux à la situation.

On lui remit sa médaille dans un discours classique auquel il acquiesça par un simple :

Merci pour ce grand honneur…


Il se baissa légèrement pour recevoir le trophée, s’enivrant un instant du parfum de la demoiselle avant de la regarder procéder de la même façon avec ses deux officiers. Il reçut ensuite la bourse d’or qu’on vint lui remettre en main propre. Le sac représentait une véritable fortune, et une nouvelle fois il inclina la tête :

Je vous remercie princesse pour votre gentillesse et ce présent…

Sa voix était chantante et douce, l’inverse de ce que l’on attendait d’un guerrier, même avec un visage aussi angélique que le sien. Sans ce tatouage, beaucoup l’auraient d’avantage vu artiste ou courtisant que commandant d’une armée de mercenaire… Elle annonça ensuite le gite et le couvert pour ses hommes. Thirit s’en étonna mais n’en laissa rien paraître, et s’inclina une énième fois, mais cette fois-ci de manière plus prononcé :

Je vous remercie au nom de mes hommes, et en mon propre nom.

Il se releva ensuite, se retournant pour regarder les nobles se présenter vers le buffet. D’un geste il fit un signe à ses officiers d’approcher. La bourse passa d’une main à l’autre pour se retrouver sous la garde d’Hanna.

Je sais que vous préférez être auprès de vos hommes, aussi vous pouvez aller les rejoindre. Assurez-vous simplement qu’ils ne se laissent pas aller à trop d’excès, il serait dommage de gâcher la réputation que l’on vient de nous offrir. Hanna, utilise la bourse pour acheter nos provisions et tout ce qu’il nous fait. Fait aussi parvenir de quoi s’amuser à veux qui gardent le convoi. Le reste, fait comme d’habitude, et fais le parvenir aux familles de nos morts pour ce village.


Un simple hochement de tête en guise de réponse et les deux capitaines fraîchement décorés s’en allèrent, abandonnant leur commandant à la cours et aux ballets des faux semblants. D’un pas assuré, il se dirigea vers la seconde salle, et se retrouva plonger dans la foule des bavardages et des rires, contraste saisissant avec la cérémonie calme et ordonné. Il se glissa dans la foule, essayant d’atteindre péniblement la table du buffet. Sur son chemin se dressait des hordes de jeunes nobles avides de connaitre ses exploit, de dame désirant attirer ses faveurs ou de questions pièges de certain dont il essayait doucement de s’éloigner.
Arrivé à destination, son choix se porta sur un verre de vin de grand cru, dont il se délecta malgré sa soif immense après tant de palabre. Ses yeux gros se promenèrent sur la foule, cherchant à remettre la main sur la princesse.

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Laena Watson
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Mer 16 Fév - 13:42

Laena s’était écartée de cette écoeurante démonstration de courtoisie et de protocoles et s’éclipsa discrètement vers la salle de réception. Celle-ci était parfaitement disposée, ainsi, tables surchargées de mets délicats et de victuailles abondantes, chandeliers illuminant les lieux sous l’énorme lustre orné d’une myriade de bougies, donnant une lueur vacillante d’or aux rayons qui pénétraient par les hautes fenêtres. La jeune fille soupira, mélancolique. Ce n’était pas le moment pour Eleanor de disparaitre avec elle pour qu’elles puissent parler tranquillement, certainement le guerrier qui l’avait reluquée avec un soupçon d’intérêt, si peu marqué mais tellement flagrant pour Laena, la chercherait afin de « la remercier plus amplement ».

Comme à chaque fois, d’ailleurs.

Aucunement Laena ne ressentait de la jalousie pour Eleanor, au contraire, elle ressentait presque de la tristesse tant cet édifice monstrueux d’éloges et d’obligations lui imposait le peu de naturel dont elle avait encore une fois fait preuve avec la maestria des meilleures régentes.
C’était ainsi qu’elle était seule dans cette grande pièce, encore vide. Puis un bruit se fit entendre, le bruit assourdissant des pas qui résonnaient en sa direction. Encore une fois elle s’écarta et se mit au plus près de la porte qu’elle connaissait bien, celle qui était cachée derrière les tentures et menait à un corridor vers l’une des nombreuses ailes du Château. Il faudrait que Laena vienne jusqu’à elle et qu’elle leur emprunte, juste un peu...

Habituellement la jeune femme ne détestait pas les gens de la cour, se plaisait au contraire à converser longuement avec ceux qui, plein d’expérience de la vie, lui contaient anecdotes et détails à propos de leur vie, du passé. Mais ce jour-là, malgré le soleil qui pouvait emplir l’âme de ceux qui savaient en profiter, demeurait une jeune femme au coeur d’enfant abandonné qui ne désirait qu’une chose, voir une amie chère, ne l’avoir que pour elle, juste pour cette fois.

La gaité qu’elle éprouvait d’habitude et l’excitation que lui procurait ses rares arrivées au Château s’étaient estompées, maintenant elle s’en trouvaient grises, ternes et monotones...
Lorsqu’elle vit Eleanor, avançant à petits pas, entourés de cette assemblée galopante, elle croisa son regard et lui fit un clin d’oeil avant de disparaitre dans la porte dissimulée, pour l’inviter à la suivre.
Puis elle attendit, là, s’asseyant doucement sur ce rebord de pierre qui servait autre fois à déposer des décorations qui avaient perdu leur place.

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Eleanor Azyrith
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Mer 16 Fév - 14:39

Et pourtant, Eleanor ne trouva pas Laena dans la salle de réception. Même dressée sur la pointe des pieds elle ne parvenait pas à la distinguer et à surpasser les têtes qui grouillaient là. La jeune princesse se mordit les lèvres. Elle avait tant attendu de pouvoir lui parler. Avec son frère absent, elle était désespérément seule dans ce vaste palais vidé de la moitié de ses serviteurs. Car seules leurs longues discussions parvenaient à apaiser la princesse, et toutes deux se soutenaient dans ce qui pourrait être leur malheur : le manque, ou le trop. Manque de présence des personnes chères à leur cœur, ou de celles qu’elles n’avaient pas connues. Trop de luxe, de regards posés sur elles, de questions adressées. Car les deux amies se ressemblaient en beaucoup de points, et ce, allant au-delà de l’apparence de la jolie jeune fille blonde aux yeux bleus.

Pas de chevelure bouclée. En revanche, Eleanor distingua Thanit, qui lui aussi semblait chercher quelqu’un. Elle peut être. Car comme beaucoup le faisaient, Eleanor avait surpris son moment d’égarement lorsqu’il avait posé ses yeux sur elle lors de la cérémonie. Et il voudrait encore l’assaillir de questions. Et Eleanor en était fatiguée. Elle était là. Elle n’y avait pas tout de suite pensé, avec cette effusion de gens dont elle avait certes l’habitude qu’elle n’avait aucunement l’envie de fréquenter. Laena était toute proche d’une tapisserie représentant une partie de chasse, et derrière laquelle on avait installé une porte dérobée. Un clin d’œil rapide, et Laena disparu derrière la tenture.

Eleanor fendit la foule, se faisant la plus petite possible, et gagna l’endroit où son amie avait disparu. En moins de temps qu’il fallait pour le dire, la princesse avait elle aussi quitté la salle de réception. Les sons furent rapidement étouffés dans cet endroit exigu et sombre. Laena était assise là, sur le rebord de pierre. Eleanor sentit tomber les convenances imposées à elle par l’étiquette.

-Laena je suis si contente de te voir !! dit-elle avec jovialité. Et contente aussi que tu me permettes de m’écarter quelques instants de cette foule de lions affamés.

Elle s’assit près d’elle et s’adossa contre le mur. Le visage tourné vers sa meilleure amie, elle reprit :

-Tu vas bien ? J’aurais pensé que tu amènerais ton frère, au moins. Mais il est encore parti ? Ma chère j’ai un milliard de choses à te dire !

Dans un bruissement d’étoffes, Eleanor enlaça Laena.

-Mais je ne peux risquer d’être absente trop longtemps, il y en a qui vont s’inquiéter.

La princesse se remit sur ses pieds et approcha sa blanche main vers la tenture. Elle attendait que Laena la suive.
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Thirit
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Mer 16 Fév - 22:24

Son verre de vin à la main, le commandant observait la salle d’un regard vague, ses yeux gris essayant de dénicher la princesse afin de pouvoir l’observer. Quelque chose l’intriguait, et il voulait savoir ce que c’était avant de quitter le palais, c’est-à-dire dans 2 jours… Enfin, il repéra les boucles d’or qui l’amenèrent évidemment à leur propriétaire : Eleanor. Elle semblait elle aussi être à la recherche de quelqu’un ou quelque chose…

D’un pas fluide, semblant dansé parmi les invités, il se glissa entre les nobles, suivant la princesse. Il la voyait se diriger prêt d’une porte et avait dans l’intention de l’intercepter un peu plus loin si elle continuait à longer le mur. Mais d’un coup, alors que son regard s’était arrêté sur un groupe de noble qui chuchotait à son passage, elle disparut. Ses yeux gris la cherchèrent dans la pièce sans aucun succès. Il s’en étonna grandement, mais n’eut pas le temps de chercher bien longtemps. Il fut interpelé d’une voix ricaneuse :


Le guerrier serait-il perdu lorsqu’il se retrouve dans la civilisation ?

Thirit tourna un visage neutre vers son interlocuteur indésirable. Il semblait être un jeune noble de bonne stature, équipé d’une petite armure et d’une tunique qui semblait de haute qualité, une épée à la ceinture. Quatre autres hommes l’accompagnaient ainsi que quelques courtisanes. D’une voix chantante, il répliqua en déposant ses yeux dans les siens.

Il est vrai que le luxe n’est pas dans mes habitudes, mais ne vous inquiétez pas pour moi, je devrai survivre dans cet univers de dames et de beaux parleurs…

La pique était discrète, mais bien présente, et son interlocuteur semblait l’avoir saisi au vol. Recevoir une réponse devant des témoins semblait le déranger.

Je n’ai pas à recevoir de leçon d’un barbare tatoué qui est aussi noble que mon chien !
Thirit garda un instant le silence, observant le sourire de satisfaction de son interlocuteur. Mais ce silence qu’il assimilait à une victoire n’était pas ce qu’il croyait.

Dans ce cas, je suis ravis pour votre chien, bien que je le plein d’avoir un maître qui ne saurait le défendre contre autre chose qu’une bouteille d’alcool…

Le noble s’empourpra et vint le saisir par le haut de son torse, agrippant la cape rouge, devant le regard à la fois outragé et intéressé des diverses invités qui avaient le loisir de voire la scène.

C’est un outrage, je demande à ce que vous soyez punis pour cela.
Le commandant qui avait gardé un masque de neutralité parfait porta doucement son verre de vin à ses lèvres, en absorbant le contenu. Il répondit d’une voie calme et fluide :

Pour être exacte, à la vue de mon sang de noble, le seul moyen de demander réparation serait de me demander un duel. Mais vous savez, un simple mercenaire comme moi n’aurait aucune chance contre un si grand noble tel que vous… Je préfère me retirer...

Puis un penchant légèrement la tête, il lui chuchota avec un sourire discret :

Ce geste que vous venez de faire envers moi, il vous coutera la vie. Je vous conseille de ne pas croiser mon chemin en dehors de ces murailles, sinon ce tatouage sera la dernière chose que vous verrez hormis le sang qui quittera votre gorge tel un porc que l’on égorge…

Et d’un geste lent, il leva sa main et attrapa le poignet de son adversaire. Usant de sa force, il lui fit lâcher prise, et se détourna de lui, tombant presque nez à nez avec la princesse. Depuis quand était-elle là ? Avait-elle assisté à la scène ?
D’un mouvement fluide et lent tel une danse savamment répété, il s’inclina de nouveau.


Veuillez m’excuser princesse pour ce petit incident. Vous me voyez honteux d’être mêlé à un tel comportement au sein de votre demeure.

Il se redressa doucement, portant son regard dans le sien. Ses yeux de glaces s’attardèrent quelques instants sur la jeune femme qui semblait l’accompagner avant de revenir à la porteuse du sang royal.

Je voulais vous remerciez personnellement pour l’honneur que vous rendez à mes hommes et aux privilèges que vous leur accorder pour la nuit.
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Laena Watson
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Jeu 17 Fév - 12:48

Laena je suis si contente de te voir !! Et contente aussi que tu me permettes de m’écarter quelques instants de cette foule de lions affamés. Tu vas bien ? J’aurais pensé que tu amènerais ton frère, au moins. Mais il est encore parti ? Ma chère j’ai un milliard de choses à te dire ! Mais je ne peux risquer d’être absente trop longtemps, il y en a qui vont s’inquiéter.

Sans qu'elle n'ait pu dire un mot, après qu'Eleanor l'ait enlacée comme une enfant, elle se leva et se dirigea vers la porte dérobée. Leur rencontre tranquille fut brève mais apaisa néanmoins Laena qui se résigna à se lever à son tour puis elles sortirent. Une rixe avait l'air d'avoir éclaté entre le guerrier et l'un des nobles et la savante verbe du médaillé ne fit qu'intriguer la jeune femme qui haussa un sourcil, assez interloquée d'une telle éloquence pour un simple mercenaire.


À peine eut-il vu la Princesse qu'il fit volte face, regarda Laena un fugace instant puis s'inclina légèrement vers Eleanor avant de lui dire :

Veuillez m’excuser princesse pour ce petit incident. Vous me voyez honteux d’être mêlé à un tel comportement au sein de votre demeure. Je voulais vous remerciez personnellement pour l’honneur que vous rendez à mes hommes et aux privilèges que vous leur accorder pour la nuit.

Laena ne put s'empêcher de fixer la marque qui abimait, selon elle, le visage de l'homme avant de se détourner de cette comédie en ne pouvant s'empêcher de lui lâcher tout bas de sorte à ce que personne d'autre qu'elle n'entende :

Fais attention, je crois qu'il est intéressé !

Puis elle se tourna et accompagna son mouvement d'un clin d'œil délicat à la jeune princesse. Il fallait qu'Eleanor fasse attention aux jeux de l'amour et notamment celui de l'amour courtois, car celui-ci n'était qu'un entrainement de plus pour beaucoup des hommes qui convoiteraient l'inaccessible qu'elle représentait. Laena espérait au fond d'elle qu'il fut possible que sa douce confidente aurait un jour le pouvoir de faire un mariage d'amour plutôt que celui que son peuple et sa famille décideraient de lui imposer.

Doucement elle se dirigea vers les grandes portes et s'avança vers le jardin discret derrière le château. Elle ne pourrait converser avec Eleanor que lorsque ces fastes auraient cessé, et appréhenda avec calme le reste de la journée à venir.
Le soleil était haut, et elle décida de se perdre dans les hautes haies et les rosiers pas encore parfaitement taillés qui peuplaient la cour jusqu'à ce havre de paix où elles avaient passé le plus clair de leur temps. Mais pour le moment elle se posait encore les inlassables questions sur les endroits où se rendait si fréquemment son père, puis abandonna l'idée d'y réfléchir en trouvant refuge sous un grand saule où elle s'assit, s'adossant à son écorce lisse, admirant encore une fois ces vestiges d'un passé bien trop lointain.


[HRP : et je vous laisse tranquille dans votre RP =D drague bien la princesse Thirit !]
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Eleanor Azyrith
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Jeu 17 Fév - 19:02

Laena n’avait pas prononcé un mot, mais entre elles, les paroles n’étaient que secondaires. Elles pouvaient bien rester ensemble des heures durant sans échanger aucun mot, comme elles pouvaient plus parler en une minute que la plupart des gens normaux. C’était comme ça. Une amitié fusionnelle où la parole était d’argent et le silence d’or.

Mais à peine eut elle retrouvé la clarté qui baignait la salle, de part les grandes baies vitrées exposées plein sud, qu’Eleanor fut attirée par une altercation entre deux personnes. L’une d’entre elles étant Thirit, le jeune médaillé. Visage fermé, elle fendit la foule pour les atteindre. Une telle attitude la navrait. Les mains venaient s’en mêler, comme si les mots n’y suffisaient pas. La princesse en avait assez entendu pour se faire une idée du personnage qu’était Thirit, bien qu’elle sache les hommes très attachés à leur honneur.

Aussitôt qu’il la vit, le cavalier s’était répandu en excuses, et son attitude avait quelque peu changé. Attitude toujours aussi humble et sereine, Eleanor fixa le noble dans les yeux.

-Je ne tolère ni ne cautionne une telle attitude en ce château. Et je n’accepte vos excuses que pour la forme. Aucun homme ne devrait être excusé d’avoir une telle attitude et d’en changer immédiatement en présence de leur souverain ou la personne qui leur est hiérarchiquement supérieure. Après pardonnez moi d’être née fille, je ne comprends pas toujours tout à la gent masculine et ses façons.

Son regard dévia vers le noble à qui Thirit s’opposait.

-Ceci est valable pour vous aussi, baron Val’Hannyia , rajouta Eleanor.

La tête haute, elle frappa dans ses mains pour inciter les petits curieux à reprendre leurs discussions. Le baron exécuta une révérence.

-Pardonnez-moi, princesse.

Puis il disparu dans la foule, bousculant au passage Thirit. Mais Eleanor ne releva pas. Et écouta Thirit qui la remerciait encore pour le geste qu’elle avait eu en prenant la décision de récompenser ses hommes et lui-même. Et, la tête un peu penchée vers Laena, entendit la phrase destinée à elle seule. Faire attention. N’était ce pas ce quEleanor faisait tous les jours lors de ses parutions publiques ? En tout cas, Laena était bon juge en matière de personnes, et ses conseils étaient toujours les bienvenus. Sans pouvoir rien faire, car coincée dans cette réception, la princesse laissa partir son amie. Elle s’autorisa cependant de la regarder se frayer un chemin entre les nobles puis sortir.

-Ne me remerciez pas, c’est une chose tout à fait normale. Vous n’ignorez pas non plus les raisons politiques et économiques que cela pourra représenter pour nous. Des chambres ont été retenues à l’auberge du palais, pour vous et vos deux officiers.

Une servante passa avec un plateau de verres de mousseux, qu’elle tendit vers Eleanor après s’être inclinées. La princesse prit deux verres et remercia la servante d’un hochement de tête. Elle donna le second verre à Thirit et but elle-même une gorgée dans son propre verre.

-Ce mousseux est une cuvée spéciale, mise en fût au moment de la déclaration de paix entre Dinak et Alsaria. Un excellent cru. Je ne crois pas que vous ayez accès à ce genre de boissons lorsque vous êtes en campagne ?
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Thalys Answald
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Jeu 17 Fév - 20:57

Vous allez nous laisser rentrer. C'est un ordre.

Je suis chef de la garde je vous somme de disparaitre, vous et vos hommes, vous n'avez aucun ordre à nous donner, vous êtes à Dénaros et nous sommes chargés de la sécurité du Roi, de la Princesse et de la Cour !!!

Le ton montait entre Thalys et le chef de la garde du château, rameuté par les cris de ses hommes qui avaient tenté avant lui d'empêcher Thalys et ses vingt Mercenaires de pénétrer dans l'enceinte de la forteresse. Aucun des gardes ne connaissait son visage désormais, tant d'années étaient passées depuis qu'elle ne s'était pas rendue à la rencontre de feu la Reine d'Alsaria. D'ailleurs la dernière fois qu'elle avait vu ses enfants, elle était encore en vie...

Les murs du Château étaient toujours les mêmes cependant la garde s'était renforcée, savaient-ils déjà quelque chose ?
Le temps pressait, il fallait qu'elle voit Erwan au plus vite et qu'elle s'assure personnellement de leur sécurité pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois s'il le fallait, en attendant de voir d'où provenaient les rumeurs et qui exactement en était la source.
Thalys ne disait mot, fixant du haut de son pur sang l'énergumène qui lui faisait face en armure, lance pointée dans sa direction en un geste menaçant. Celle-ci esquissa un rictus médisant lorsqu'elle entendit ses hommes pouffer et les chevaux hennir.
Descendant calmement de son cheval, sans aucune volonté de provoquer une incontrôlable rixe, elle se posta devant l'homme qui la regardait maintenant de bas. Il était vrai qu'elle était petite, comparé à lui, et les Mercenaires qu'elle avait convié de venir avec elle afin de se charger de cette mission se mirent à rire franchement. La jeune femme savait au fond d'elle qu'ils se moquaient un peu, malgré tout le respect qu'elle leur inspirait, mais riaient surtout éperdument en appréhendant la suite des évènements.


Je crois là, sire, que vous n'avez aucune idée de ce à quoi vous faites affront. Vous êtes peut être Seigneur parmi les gardes mais vous n'auriez pas les couilles de diriger les centaines d'élites qui sont à MES ordres. Alors peu importe ce que vous êtes ici, je crains de devoir vous montrer ce qui fait de moi quelqu'un de parfaitement au dessus de toutes vos FOUTUES lois !

Sa voix rauque avait percé les tours et les murailles, avait fendu le verre et les nuages sur les derniers mots qu'elle venait de prononcer. Tous les hommes descendirent de cheval et se mirent en garde. Le chef des Gardiens du Château de Dénaros affichait une mine irascible et n'allait pas tarder à donner l'assaut contre eux...

Et ce dernier balança sa lance en direction de Thalys qui attrapa la sienne, encore accrochée à la selle de sa monture, en échos à l'affront qu'il lui avait fait. Les armes des hommes et des femmes s'entrechoquèrent, les chevaux s'affolaient et leurs sabots battaient les dalles pavées devant la porte à l'immense huis de métal et de pierre, il fallait y aller doucement, et ne surtout pas les tuer. Et ce qui aurait pu être à leur avantage en tant qu'élite ne devint qu'un fardeau tandis que les Mercenaires échappaient à des coups donnés dans l'unique but de les éliminer mais qu'eux, au contraire, devaient tout faire pour ne pas les blesser
Thalys avait du mal à appréhender les coups qu'elle devait donner, tout comme ses hommes. Il fallait qu'ils préservent les personnes contre lesquelles ils croisaient le fer, c'était d'une ironie majestueuse.

Les cris de hargne et de rage du combat alarmèrent d'autres gardes des tours de guet au plus au nord qui arrivèrent en renfort, la situation se compliquait, Thalys hurla "Hélia !!!!" à l'une de ses meilleures combattantes, celle-ci, sans qu'aucun ordre ne fut donné, comprit immédiatement la manœuvre et pourfendit la lance du chef tout en repoussant ses propres assaillants et Thalys, dans un saut incroyable, ayant prit appui d'une main sur l'épaule de l'homme et d'un pied sur le genou de l'un des ennemis se retrouva derrière lui, elle avait sorti sa dague en une seconde et la pointait désormais sur la gorge de l'homme à genou après qu'elle eut martyrisé sa rotule d'un coup bien senti.


Elle hurla
"ASSEZ !!!!!!!!!!!!!!!!" avec une autorité froide et méprisante. Les Mercenaires reculèrent doucement, prudents et l'épée en avant, les gardes, las et peu entrainé au juger de leur état sans qu'aucun n'ait reçu de coup mortel ou grave, haletaient. Toujours derrière leur supérieur, elle les tanna :

Lâchez-moi ces armes, je ne plaisante pas. Je vais rentrer que cela vous plaise ou non, vous vous démerderez à vous expliquer à Erwan Azyrith et à sa sœur que je suis censée protéger. J'ai un message de la plus haute importance à faire parvenir au Roi et je n'hésiterai pas à tous vous tuer quitte à devoir remplacer la garde par mes hommes en attendant que vous ne soyez renouvelés !

En position de faiblesse, l'homme fit un signe léger de la main, et les gardes baissèrent leurs lances et leurs épées puis les jetèrent à terre. La Dominante relâcha sa prise et poussa un long soupir irrité avant de tourner les talons et de se diriger vers l'entrée du Château, les Mercenaires la suivirent, jetant un regard empli de morgue aux pauvres officiers censés protéger le Château, et qui avaient parfaitement failli à leur mission.
Elle avait bien fait de venir elle-même s'assurer de la sécurité des Azyrith. Si compter sur cette bande d'abrutis n'était pas possible afin d'assurer leur survie, alors les Mercenaires ne seraient pas trop de vingt-et-un en attendant quelques renforts.

Les bruits de leurs pas résonnaient sur les pierres froides du long couloir qui menait là où ils avaient eu vent de la réception qui se tenait en toute insouciance pour médailler trois pecnots qui avaient repoussé de pauvres bandits de grand chemin. De ces jours n'existaient plus les vrais faits d'arme, mais ils étaient malheureusement et à la fois heureusement l'adage de la paix qui s'était établie ici depuis plus de vingt ans. Alys en mourant n'avait pas reçu de médaille, Schneizel en disparaissant non plus, tout comme Calim, Ciara, et tous comme leurs frères d'armes qui avaient anéanti Dan Azyrith et toute son armée...


C'est pitoyable...
Thal, de quoi tu parles ?
Rien ça m'exècre de savoir qu'à quelques mètres d'ici on médaille des jeunes bons à rien pour avoir seulement envoyé au tapis des bandits. Alys, Ciara et Schneizel n'ont pas reçu de médaille, eux !!!

Aucun ne répondit, lorsque la dominante était dans cet état excédé, il ne fallait en aucun cas lui faire remarquer que grâce à eux la paix régnait enfin, parce que le prix que ces gens avaient payé était bien trop élevé et que tout cela aurait pu être évité. Et au fond d'eux ils étaient d'accord. Il n'était pas possible de récompenser la bravoure par des médailles, ces stupides breloques qu'on agitait à tout va pour se donner de la valeur. La véritable bravoure, pour eux, c'était d'agir dans l'ombre, et surtout de protéger le peuple avant qu'il ne s'aperçoive du danger.

La robe noire aux motifs d'argent de la Dominante volait au gré de ses pas rapides et violents tout comme ses longs cheveux aux reflets flamboyants, et elle fendait l'obscurité des corridors suivie des autres. Sa lance encore à la main. Elle ouvrit d'un coup d'épaule féroce la porte et continua à avancer en direction de la princesse qu'elle n'avait mit que quelques secondes à trouver, sans prendre en considération les regards interloqués et choqués de la procession qui déchira la foule, ni que les regards étaient braqués sur elle. Le silence fut tout ce qui accompagna son arrivée jusqu'à la jeune Princesse qui était reconnaissable entre mille et devait avoir l'âge de sa propre fille. Seul le bruit de leurs pas accompagnait dans un crissement de cuir et de pierre le regard déterminé et sombre de la Dominante qui se posta devant Eleanor sans prendre en considération les personnes avec qui elle conversait.

Elle s'inclina en une révérence presque militaire et masculine, puis lui dit :


Pardonnez-moi de cette irruption brutale Princesse Eleanor Azyrith. J'ai une affaire de la plus haute importance à confier au Roi du Royaume d'Alsaria, Erwan Azyrith. Il est capital que vous m'indiquiez où il se trouve et que vous acceptiez notre protection. Je ne crois pas que vous vous rappeliez de mon visage mais j'étais au service de la Reine et du Royaume d'Alsaria, votre mère, qui m'a fait jurer peu avant son décès de veiller de loin à la sécurité de ses descendants, de ses terres et de ses sujets.

Un silence de mort s'était établi tout autour d'eux, et quelques chuchotements se firent entendre. Thalys tourna la tête vers les coupables et les fusilla du regard, puis les personnes concernées arrêtèrent derechef leur babillage, comme oppressés par la puissante autorité de celle qui s'était imposée sans cérémonie auprès de la Princesse elle-même, brisant la joie d'une célébration anodine.
Le visage de la Dominante s'adoucit alors que ses yeux se posèrent sur la jeune fille et ses lèvres charnues s'étirèrent en un sourire tranquille et délicat, étrange métamorphose que celle de son changement de comportement.

Elle était simplement soulagée.
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Thirit
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Ven 18 Fév - 16:38

Ses yeux gris se portèrent sur la jeune princesse, puis dévièrent sur la femme qui l’accompagnait. Elles semblaient bien se connaitre, les regards qu’elles s’échangeaient semblaient plus efficace que des mots. Une amie ? Une confidente ? La question était intéressante à soulever pour tenter d’obtenir une réponse, mais il n’eut pas le loisir d’assouvir cette envie. La jeune femme s’éclipsa alors que les remontrances de la princesse lui tombèrent dessus

Il accepta son courroux sans rien dire, son visage restant de marbre. Bien qu’il soit peiné qu’elle n’est pas saisit la totalité de la scène et surtout de ses réels intentions, il n’en laissa rien paraître. Lorsque le noble dont il venait d’obtenir le nom les quitta, il ne répondit pas à son coup d’épaule, ne lui adressant même pas un regard. Cet homme avait signé son arrêt de mort sans même le savoir. La seule vraie question était de connaitre la durée de vie qu’il lui restait.

Une nouvelle fois, le sujet changea, et Eleanor répondit à ses remerciements par des informations. Non, il ne l’ignorait pas, mais cela n’enlevait rien à la valeur de ce qu’elle leur avait offert.


Princesse, je peux comprendre vos raisons, cela n’enlève rien au geste qui permet à mes hommes de se sentir plus soldat et héros que simple mercenaire. Et même si je n’ignore pas les impacts politique, je sais aussi que certain comme ce cher baron Val’Hannyi ne voient pas forcement d’un bon œil de telles récompenses accorder à des barbares.

Le terme de barbare était très péjoratif, mais il était suffisamment intelligent pour savoir que beaucoup les voyaient comme cela, de simple barbare ne vivant que pour le combat et la mort. Eleanor se fit alors remettre deux verres et lui en offrit un, qu’il accepta avec un léger hochement de tête. Il la laissa boire en première, l’imitant quelques instants après comme le voulait les règles de la cours, et écouta ses explications. La question de son interlocutrice lui tira un sourire, et il répondit d’une voix plus claire :

Il est vrai que les auberges ne disposent pas de telle cuvée, à mon grand regret d’ailleurs. Mais il m’est arrivé de pouvoir gouter à ce type de qualité dans ce qui fut le domaine de ma famille où de temps en temps par le cadeau d’un noble pour être intervenue sur ses terres.

Il n’eut pas le temps de poursuivre la conversation, la porte de la salle venait de s’ouvrir à la volée, déclenchant des exclamations suivit d’un silence de mort, seulement entrecoupé des bruits de pas.
Thirit avait porté la main à la garde de sa lame, observant à travers la foule le groupe qui s’avançait.

Ils semblaient plutôt déterminés, et bien entrainer, en témoignait la réaction inconsciente qui les avait fait suivre leur chef en une colonne ordonnée malgré l’épaisseur de la foule. Mais leurs armes n’étaient pas dans leur main. S’ils étaient venus pour tuer quelqu’un ici, ils ne se seraient pas embarrasser de tant d’attention. Ses yeux gris se portèrent sur ce qui semblait être leur chef. Il ne fut pas surpris d’y voir une femme. Contrairement à beaucoup, il ne jugeait pas les soldats sur leur sexe. Hanna en était la preuve vivante au sein de sa petite armée. Il la regarda approcher, enlevant la main de la garde de son épée, mais reculant sa longue cape d’un mouvement d’épaule pour ne pas gêner sa main dans le cas où il aurait besoin de dégainer.

Son regard devin glacial, et sa posture plus droite. Ses sens étaient en alerte, et son expression avait changé. Il était à l’affut du moindre danger, et donc de toute information. La première qu’il obtint fut la plus évidente. L’assurance la puissance qui émanait de la femme qui arrivait dans leur direction. Sa démarche était militaire et assuré, et elle devait être bien plus forte que cela encore. L’égo et la mégalomanie étaient le propre des hommes, il était rare que les femmes se croient plus forte qu’elles ne le sont réellement. C’est surement l’aspect qui la rendait la plus terrifiante aux yeux de Thirit. Ses yeux claires continuèrent de la dévisager alors qu’il glissa discrètement à l’adresse de la princesse :


Il semblerait que certain soient moins assidu que moi concernant le respect envers la royauté…

Il faisait bien évidement référence à la remarque dont il avait été gracié quelques instants auparavant. La femme se présenta alors devant eux, enfin présenta, il semblera que la courtoisie soit pas non plus sont plus fort. Thirit retint un soupir. C’était ce genre de comportement et ce manque de raffinement qui faisait apparaître le nom de barbare sur les soldats.
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Eleanor Azyrith
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Ven 18 Fév - 23:06

Ces paroles innocentes semblèrent rapidement à mille lieues de là. Car une entrée fracassante et on ne peut plus inattendue vint perturber le calme retrouvé de la réception. La surprise fit laisser tomber son verre à Eleanor, dont le regard était, comme celui de tous, dirigé vers les deux grandes portes par lesquelles Laena était sortie quelques minutes plus tôt. Et si elle était tombée sur ces intrus ? Si il lui était arrivé malheur… La princesse n’eut pas le temps de penser à quoi que ce soit qu’elle se libéra de ce poids. Car au moment où elle se planta devant elle sans aucune forme de procès, Eleanor remit un nom sur la jeune femme qui lui faisait face. Une vague réminiscence de son enfance, du temps où sa mère était encore de ce monde, tout comme son père d’adoption.

Thalys Answald. Eleanor ne saurait trop expliquer le métier de cette femme, qui n’avait rien à voir avec les poupées qu’Eleanor avait l’habitude de côtoyer. Ni même avec Laena. Une combattante, qui avait quelques fois rencontré sa mère, il y a quelques années. Et que la princesse se souvenait d’avoir vue au palais, et converser on ne peut plus sérieusement avec feu la reine. Mais cela faisait quelques temps qu’elle n’avait plus posé les pieds ici, et Eleanor admit qu’elle ne l’avait pas reconnue du premier coup d’œil. Vingt hommes et femmes l’accompagnaient, et semblaient pliés à ses ordres. Fiers guerriers aux tenues disparates mais donnant une impression de puissance.

Eleanor reprit contenance, malgré la surprise de voir ce débarquement. Les soldats avaient ils quitté le palais pour s’adonner à leurs plaisirs réservés aux jours de repos ? Thalys s’exprima de manière franche, aussi franche qu’Eleanor se souvenait. Une protectrice. Quoique la dénomination soit un peu floue. Malheureusement, Eleanor ne pouvait accéder à toute sa requête. Et répondit juste après avoir écouté la phrase murmurée à son oreille par Thirit.

-Hélas, le roi est en voyage aux environs de la forêt d’Alguiel. Je ne puis vous en dire plus.

Et ne voulait pas en dire plus. Car Eleanor n’était pas au courant du trajet exact emprunté par son frère, ni même la destination. Mais avouer publiquement qu’elle ne savait pas tout pourrait être une erreur. Rapidement, elle se tourna vers Thirit, et s’adressa à lui à voix haute :

-Oui, messire de Thanit, il est des gens qui affichent une plus grande désinvolture vis-à-vis de la royauté, mais les causes et intentions sont parties majeures de cette transgression de la règle imposée. Et je puis leur pardonner leur indélicatesse lorsqu’il s’agit d’affaires de haute importance et de sécurité. D’autant plus que de par votre sang noble vous devriez montrer un meilleur exemple.

Et se retourna vers la jeune femme. Enfin jeune était vite dit, car on pouvait commencer à lire sur ses trais les années qui passaient. Il était impossible à la jeune princesse de définir l’âge que son interlocutrice pouvait avoir, mais pouvait affirmer qu’elle avait du sang d’elfe dans les veines.

-Ma Dame, si vous souhaitez parler plus amplement, je serai toute disposée à vous écouter dans mon office.

Elle observa les hommes de Thalys avec inquiétude. Elle ne savait pas vraiment si elle devait leur faire confiance ou non, même si le visage de leur chef lui était connu. Tous les invités s’étaient tus, et leurs regards étaient fixés vers Eleanor, Thalys et son groupe, et Thirit, posté derrière Eleanor. Entre elle et Thalys, des éclats de verre et une flaque de mousseux, reflétant la lumière ambiante. Eleanor tenta de s’en décaler, en opérant un pas sur le côté, comme pour montrer la fin de cet instant de confusion et d'incompréhension qui marquait les esprits de tous.
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Thalys Answald
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Sam 19 Fév - 15:59

Hélas, le roi est en voyage aux environs de la forêt d’Alguiel. Je ne puis vous en dire plus.

La langue de Thalys claqua en un son de contrariété non dissimulé. Il n'était pas là, en soit l'affaire se compliquait, puis, suite à une intervention pathétique mais courageuse de l'homme qui l'accompagnait celle-ci lui dit de sa voix légère :

Oui, messire de Thanit, il est des gens qui affichent une plus grande désinvolture vis-à-vis de la royauté, mais les causes et intentions sont parties majeures de cette transgression de la règle imposée. Et je puis leur pardonner leur indélicatesse lorsqu’il s’agit d’affaires de haute importance et de sécurité. D’autant plus que de par votre sang noble vous devriez montrer un meilleur exemple.

La Dominante eut un rictus de complaisance qui s'assortit au regard défiant qu'elle lança au jeune homme. Cette flamme dans les yeux des guerriers presque novices était si belle quand ils ne savaient pas reconnaître la supériorité de leurs pairs... Thalys n'avait pas eu cette morgue là auparavant, et elle jouissait de l'intervention savante et laconique de la Princesse qui en aucune sorte n'aurait pu se permettre de refuser la requête des Mercenaires qui se tenaient devant elle. Eleanor avait parlé à sa place, alors elle se contenta d'ignorer cet enfant présomptueux et sans l'expérience de la vie.

Ma Dame, si vous souhaitez parler plus amplement, je serai toute disposée à vous écouter dans mon office.

Thalys s'inclina légèrement et la Princesse, ses hommes et elle s'éloignèrent vers un endroit où Eleanor les conduisait, sous bonne escorte.
Arrivant dans une grande salle qui avait l'air de faire office de bureau royal, elle se retourna et donna à voix basse des ordres succincts et stratégiques selon la configuration de l'espace intra-muros du Château de Dénaros.


Hélia, secteur Sud, Ouest, quatre hommes. Amras, Secteur Nord, deux hommes, Jillian, secteur Est et Intérieur, trois hommes. Mewen, fais un tour du Château et de ses jardins pour vérifier si tout est en ordre, puis tu iras chercher Aisleen et Aëlingen. Eryl, tu prendras trois hommes avec toi, sentinelles, forêt d'Alguiel, vous retrouverez le Roi et assurerez une protection supplémentaire en attendant qu'il revienne. Landeric, Mansour, Edith, vous assurez la protection de la Princesse avec moi.

Lorsque tous furent sortis et que les trois hommes qui allaient faire partie de la garde rapprochée de la jeune femme se postèrent devant la porte afin de surveiller ceux qui pourraient s'aventurer dans ces couloirs, la Dominante s'exprima.

Je crains, Princesse, que vous et Erwan ne soyez en danger. Nous avons eu vent d'un complot qui se tramerait contre lui, or, nous ne connaissons pas la nature exacte de cette information, ni des actions que l'on voudrait mener à votre encore, ni sa provenance et encore moins sa véracité. Pardonnez-moi cette irruption brutale, j'ai eu du fil à retordre avec votre Garde... Mais rassurez-vous, aucun n'est blessé ni mort, nous avons tout fait pour les préserver. Nous nous occuperons de leur enseigner quelques bases militaires car leur formation était, à mon gout et sans vouloir offenser Votre Majesté, assez quelconque et bien peu efficace pour n'avoir pas réussi à empêcher mes vingt hommes de passer, bien que nos formations soient spéciales et hautement plus entraînées à l'urgence, c'est d'ailleurs la raison de notre venue ici. Ne vous en faites pas, Princesse, vous êtes sous bonne compagnie et vos garde ont foi en leur poste, en leurs armes et en leurs capacités malgré cette petite défaite, j'ai confiance en eux, ayez également confiance en nous, s'il vous plait. Au nom du peuple et de vos protecteurs, acceptez cette aide, je sais que je ne vous en laisse guère le choix...

Encore une fois, Thalys s'inclina quelques peu, elle n'avait en vérité que faire de la hiérarchie, et encore moins depuis que son statut avait changé. Cependant elle s'obligeait à ce respect de chaque personne qu'elle devait protéger, qu'il soit paysan, petit seigneur ou Roi, comme il lui avait appris. Sans jamais regarder l'étiquette et la différence, en considérant simplement comme "autrui" celui ou celle qu'elle se devait de défendre.
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Thirit
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Dim 20 Fév - 22:56

La remarque de la princesse qui lui était destinés était plutôt cinglante, aussi se contentât-il de répondre avec un léger sourire :

Le rang n’est pas nécessaire pour montrer l’exemple ou faire preuve de respect envers quelqu’un d’autre, quel que soit son rang ou son statut. Je trouve assez déplaisant une telle entrée. Elle contribue simplement à ce que des guerriers tels que le miens soient considérer comme de simple barbares quel que soit le prix en sang qu’ils payent pour les autres…

Mais le temps n’était visiblement pas à l’opposition, surtout que la femme qui se tenait non loin de lui semblait bien trop sûr de sa propre puissance pour que cela ne soit que du vent. Néanmoins, son regard qui en disait long sur sa confiance en soi et son égo énervait au plus au point le command. Pourquoi les personnes ayant un tant soit peu de puissance ou de pouvoir se croyaient si supérieur aux autres ? Une question à laquelle la vie ne pourra probablement pas apporter de réponse, du moins, si une réponse existait.

D’après le peut qu’il pouvait décrypter, alors que la princesse proposait à cette invité imposée de la suivre, il existait une menace où la possibilité d’une menace autour de la royauté. Par contre, quant à la nature de cette menace, il n’en était fait aucune mention. Alors que les deux femmes se détournaient, il déclara d’une voix calme alors qu’il effectuait une révérence d’adieu :

Mes hommes et moi-même seront encore ici pour deux jours… Si vous en sentez le besoin…

L’invitation n’avait pas besoin d’être plus claire, ni plus précise. L’intonation était suffisante pour se faire comprendre. Ses yeux gris suivirent le départ de cette poignée de soldat avec un sentiment de détresse qui prenait naissance dans l’allure hautaine qu’ils arboraient. Oui, ils étaient sûrs de leur force, et il espérait pour la princesse qu’il saurait se sortir de ce mauvais pas.

Sans chercher à en savoir plus, Thirit prit le chemin de la sortie. Retournant de la salle de sa décoration pour ensuite gagner l’extérieur du palais. Il regagna la basse ville et ordonna le regroupement des fantômes. Après que le temps nécessaire fut passé, les quelques 300 hommes et montures quittèrent la capitale dans une colonne ordonnée. Même s’il savait que quelque uns avait trop forcés sur l’alcool, il était plutôt content de leur comportement car aucun débordement n’avait été déploré.

Arrivé au campement qu’ils avaient installé, il ordonna que chacun soit prêt à partir à n’importe quel moment. Quelques sentinelles furent déployées et la caravane déployée en cercle. Il était impossible d’investir le campement sans se faire repérer. De retour dans sa tente, Thirit se débarrassa de sa médaille, retira son armure et sa chemise, profitant de ce moment de liberté à être torse nue, totalement libre de ces mouvements. Il ne garda que ses armes et alla s’occuper de sa monture à l’instar de tous ses hommes.



[HRP : Au vu du déroulement du Rp, j’en resterai exclus tant que rien ne se passera en dehors des murs où que personnes ne viendra me voire, donc n’attendez pas mon tour tant que cela n’arrivera pas]
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Eleanor Azyrith
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Lun 21 Fév - 20:31

-Mais monsieur Thirit, je croyais que cette cérémonie suffirait à démontrer la bravoure de vos soldats, et à glorifier leur action. J’espère bien vous revoir à l’occasion.

Ce fut un peu à contrecœur qu’Eleanor laissa derrière elle la réception et les invités. A peine eut elle quitté leur aura qu’ils s’étaient remis à parler. Ou plutôt à jaser. Les discussions allaient prendre une toute autre tournure, et des paris seraient lancés. Contre elle, contre le roi, ou encore pour leur survie. Tout était imaginable, et tous allaient se complaire à cette nouvelle qui irait se répandre comme la peste dans tout le royaume. Mais la princesse n’en avait cure. Les cancans prononcés dans son dos ne l’intéressaient pas, elle ne demandait qu’à leur apparaître sous son meilleur jour, parfaite. Bien qu’elle ne le fut pas. La femme qui la suivait lui avait annoncé des bribes de nouvelles qui n’étaient pas fameuses. Et Eleanor avait soudain peur. Comme si le monde dans lequel elle était née et avait grandi, ce monde de paix qu’elle connaissait, était au bord d’une falaise et sur le point de basculer dans le vide pour finir s’éclater sur les roches acérées de la guerre et de la misère. S’éclater en mille morceaux. Elle en saurait plus sur les raisons qui occasionnaient cette protection forcée. Mais rien n’indiquait que c’était une simple menace de passage.

Elle marchait, accompagnée de tous ces guerriers d’allure étrange, qui formaient autour d’elle une escorte plus qu’enviable. Thalys la talonnait de près, tandis que la princesse les conduisait vers le grand bureau royal, celui où s’étaient succédé des générations entières d’Azyrith, dont une seule reine. Sa mère. Même tous ces mercenaires – à ce qui semblait, car ils n’étaient visiblement pas dotés d’une armoirie unique, comme l’étaient les soldats affiliés à un seigneur – y rentraient tous. Bien qu’elle n’en ait guère l’habitude, Eleanor s’était directement placée derrière le large bureau en bois massif, abîmé par les ans. Après une seconde de réflexion, elle prit la place d’Erwan. Et imagina quelques secondes sa mère à sa place. Sa mère qu’elle était venue voir à plusieurs reprises avec toute sa malice d’enfant. Aujourd’hui on disait qu’elle lui ressemblait de plus en plus. Une jeune femme dans la fleur de l’âge. Une place que jamais Eleanor n’aurait réussi à garder seule. Elle était loin d’être aussi forte que sa tendre mère, qui avait bravé les harangues de son peuple et de ses sujets.

Durant ces instants d’intense réflexion, Thalys avait donné des ordres à ses hommes – et femmes. Et la pièce sembla s’agrandir une fois qu’ils furent partis. Très attentive, elle écouta ce que Thalys lui dit. Une Thalys qui n’avait apparemment que faire de respecter la hiérarchie. Les mots de Thirit lui revinrent en tête. Un homme qui pourrait probablement être utile, à en croire les dires de plus en plus révélateurs de la guerrière qui lui faisait face. Eleanor pinça les lèvres lorsque cette dernière évoqua la garde royale, qui avait subit une cuisante défaite face à ces intrus.

-Oui, certes. Thalys – c’est bien votre nom ? – je vous remercie de l’attention que vous souhaitez nous porter, à mon frère et moi. Mais ne croyez vous pas que d’augmenter la garde royale suffise à nous protéger ? Cela dit, comme vous ne me laissez pas le choix, je crois bien que tout ce que je pourrais dire ne vous fera pas bouger d’un pouce, n’est ce pas ?

La princesse regarda son interlocutrice avec intérêt, une lueur amusée dans les yeux. C’était vrai qu’elle n’avait pas l’air faite pour supporter les obligations tenues par les nobles.

-Madame, pardonnez moi mais j’avoue que vos manières quand à votre présentation laissent un peu à désirer. Passez quelques jours avec moi ou une de mes suivantes et vous pourrez comparaitre face à une tête couronnée sans vous attirer le mépris des gens qui l’entourent. Je puis vous assurer que cela n’enlèvera rien à votre charme et pourrait même être pour vous un atout.

Un sourire, pouvant peut-être être jugé trop juvénile pour certains se ficha sur son visage. Finalement, cette femme lui inspirait confiance. Elle était dynamique et sure d’elle, rien ne semblait pouvoir l’empêcher de mener à bien la mission qu’elle s’était donnée. Probablement une facette de cette personnalité qu’avait vue Alina, également.

[…]

Quelques jours avaient passé depuis l’entrevue d’Eleanor avec Thalys, qui veillait personnellement à sa protection. Erwan n’était toujours pas de retour, et la princesse s’ennuyait. Laena était rentrée depuis la remise de médailles, elle n’avait pas pu la revoir avant son départ. Et cela attristait Eleanor, qui n’avait ici bas plus personne à qui parler, si ce n’est les soldats de Thalys qui la suivaient partout où elle allait. Les serviteurs et les nobles semblaient eux aussi avoir peur, et délaissaient le plus possible la cour. Eux pouvaient s’échapper, mais pas Eleanor, enfermée dans cette prison d’or et de merveilleux joyaux. On en voulait à la famille royale, et personne n’était là pour la consoler. Elle avait bien sûr écrit moult lettres à Laena, un nombre qui défiait toute concurrence, bien qu’elles soient relativement pauvres en contenu. Même Thirit était parti. Eleanor aurait bien souhaiter s’entretenir avec lui en privé, loin du protocole, juste pour apprendre à mieux connaître ce curieux personnage. Seule. Elle était désespérément seule. Et songeait toujours à son amie qui devait, comme elle, arpenter les couloirs ou les jardins sans aucune compagnie amicale. Eleanor souhaitait tout de même pour elle qu’elle ait pu revoir ne serait ce que quelques heures son père ou son frère.

Mais voilà que les affaires reprenaient. Thalys demanda à s’entretenir avec elle. Il y aurait eu des nouvelles concernant cette affaire ? La princesse mena sa protectrice dans le bureau des rois, où cette fois ci elle ne s’assit pas derrière le bureau massif, mais se cala près de la fenêtre, dans la délicate chaleur d’un rayon de soleil.

-Je vous écoute Thalys. Et j’espère que vous allez me parler d’une chose qui rompra la morosité qui plane dans ce palais.

Elle avait du rêver, en disant cela. Lorsqu’un complot menaçait votre tête, il ne pouvait certainement rien arriver de bon. Des hommes de main de la femme entrèrent dans le bureau, traînant avec eux la dépouille sans vie et atrocement mutilée d’un homme. Eleanor recula dans l’ombre, horrifiée par cette vision glauque. Du sang le couvrait, séché et craquelé, comme s’il en avait été peint. Mais ce ne pouvait être que son propre sang, à cet homme. Eleanor osait à peine imaginer l’instant de sa mort, la nausée montait en elle, et elle plaqua sa main sur sa bouche, retenant un hoquet. Adossée contre le mur, elle regardait le mur d’en face, tapissé d’une grande carte de Tosya, les yeux écarquillés, le visage blême, la respiration haletante.

-Pitié… Je vous en prie…

Un haut le cœur lui fit descendre sa main sur la poitrine, et elle tourna le dos aux mercenaires. Mais même avec toute la volonté du monde, Eleanor ne parvint pas à se ressaisir, tant cette image la choquait. Imprégnée à jamais dans sa tête. Le dégoût fit place à l’angoisse. Pourquoi ? La jeune princesse ne saurait le dire. Quoi que peut être qu’elle réalisait enfin la gravité de la situation. Une situation qui devait se terminer au plus vite.
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Thalys Answald
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Mar 22 Fév - 16:27


La Princesse était naïve... Si naïve que Thalys eut un fou rire incontrôlable lorsqu’elle lui parla de simplement augmenter la garde royale, ces pauvres hommes qui avaient essuyé l’une des défaites les plus cuisantes qu’il aurait été donné de voir si Thalys et ses hommes avaient été des meurtriers, et lorsqu’Eleanor l’informa que ses habitudes étaient désinvoltes et le mépris qui en avait certainement résulté. La Dominante se mit très près de la jeune femme en lui montrant du bout d’une dague – qu’elle avait sortit dans une rapidité déconcertante – l’une des cicatrices qui entravaient sa gorge, du côté du coeur.


Voyez Demoiselle, ce n’est point avec des manières et en étant adulé d’une cour que l’on survit à cela, j’ai forgé mon nom dans le sang, et mes us cavalières témoignent du nom de Dominante que l’on m’attribue maintenant, cependant je veux bien que vous m’appreniez les manières d’un monde qui m’est indifférent, si cela vous enchante d’avoir affaire à un être délicat. Mais je préfère que seuls mes mots aient une grâce qui laisse à penser que je ne suis pas tout à fait un monstre. Je pense que vous comprendrez que je préfère que mes hommes me respectent plutôt que la haute société veuille bien m’apprécier.

Elle lui fit un sourire sincère en répondant au sien. Peut être devrait-elle employer les manières fortes quant à lui prouver qu’elle et son frère courraient un danger certain, elle, ce petit oiseau délicat dans cette cage d’or et de joyaux qui n’a pas à l’idée ce qu’ont sacrifié ceux qui furent garants de cette paix.
Thalys n’était pas ici pour être acclamée en héros, elle l’avait choisi en acceptant de devenir une Mercenaire, puis la Dominante qu’elle était. Elle préférait faire régner un mystère effrayant autour d’elle, comme l’enfant cruelle qu’elle était restée.

[...]

La nuit était froide, et les cris des hommes se succédaient au bref mais intense combat qui opposa les deux assassins au groupe Ouest. Alertée par Hélia qui avait transmis l’information que deux rôdeurs aux vêtements similaires et armés furetaient autour du château, Thalys lâcha son poste devant la porte des appartements de la Princesse et se dirigea précipitamment vers le lieu du fracas.
Les Mercenaires étaient déconfits, ils avaient tué sans le vouloir l’un des hommes et l’autre était mort dans des circonstances étranges. Ses yeux étaient crevés sans qu’ils n’en soient les coupables, et du sang et de l’écume avaient coulé le long de ses lèvres...

Thalys poussa du pied l’espion, ou du moins ce qu’il en restait, et hocha la tête.


Liane réglisse... C’est pourtant extrêmement difficile à trouver... Il devait avoir une graine dans la bouche...

Les minces espoirs de parvenir à mettre la main sur la raison qui avait poussé la rumeur se dissipa en un fragment d’instant. Mais pour l’heure elle avait une idée des plus atroces, après tout, il fallait bien que la beauté soit entâchée par la mort afin qu’elle ne puisse se rendre compte de son statut.

Hélia, demande à tes hommes d’amener le corps de celui-ci pendant que je demande audience à la Princesse demain. Nous avons une preuve à lui apporter. Mettez-le où vous voulez en attendant.


Et elle ne s’exprima pas plus.

[...]


-Je vous écoute Thalys. Et j’espère que vous allez me parler d’une chose qui rompra la morosité qui plane dans ce palais.
Rompre votre morosité je ne sais guère, attiser votre peur j’en suis certaine.


Les Mercenaires, de façon théâtrale et relativement calculée par Hélia, ouvrirent la porte et jetèrent le cadavre au sol. Il était en plus mauvais état que la veille mais l’odeur de la mort n’avait qu’à peine commencé à poindre et les lèvres de la Dominante s’étirèrent en un rictus mauvais tandis qu’Eleanor hoquetait de frayeur et se tournait contre le mur afin de ne pas voir la mort et la décomposition en face, celle qui pourtant la guettait.

C’est simple votre Majesté, deux choses. La première c’est qu’il s’agit de l’un des deux rôdeurs apparemment apprêtés à l’assassinat. La deuxième, celui-ci s’est empoisonné avec un poison très rare quand nous avons voulu l’interroger. C’est donc qu’ils ont des moyens. J’ose espérer que vos royales et subtiles manières vous permettront un jour de ressembler à la femme forte et stoïque qu’était votre mère. Jusqu’à nouvel ordre je vous conseille de rester au château. Nous allons progressivement faire venir d’autres personnes qui seront en charge de votre sécurité et de celle de vos proches.

Thalys fit un geste de la main aux guerriers qui sortirent le corps du bureau alors qu’attendait patiemment une bonne appelée par Hélia, balais et serpillère dégainés. Puis tous sortirent du bureau, deux restèrent en poste devant la porte et la Dominante et son Officier disparurent dans les sombres corridors. Ils devaient réfléchir et agir. Et ce rapidement.
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Thirit
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Mar 22 Fév - 23:03

Les deux jours suivant ne furent que de l’attente et une mise en alerte perpétuelle. Thirit n’aimait pas particulièrement ça, il savait que l’attente était la pire chose pour un soldat, surtout si elle était suivit d’un fait important. Lui s’occupa l’esprit avec des entraînements intensifs et quelques livres dont il disposait, essentiellement sur l’histoire militaire et les différents recueils de batailles dont il tira des notes sur les stratégies employées, les circonstances et toutes choses pouvant être intéressante. Au troisième levé du soleil, la troupe remplia bagages et prit le chemin du retour.

Thirit s’excusa auprès de ses hommes de les avoir mis en état d’alerte inutilement, gâchant leur opportunité de jouir plus amplement du statut d’héros. Mais ce fut la seule excuse qu’il prononça, ne leur expliquant nullement le pourquoi de cette décision.

Au bout du deuxième jour, alors que le convoi avançait dans une forêt assez dense, l’un de ses guetteurs qui avançait en marge du reste de la troupe l’informa qu’ils étaient suivit. Un groupe de 4 ou 5 individus à quelques 3 km derrières eux.
Le commandant afficha un regard interrogateur, et appela 10 de ses hommes. Ils galopèrent en avant du groupe pendant un long moment le long du sentier avant de changer de direction et couper à travers bois afin d’opérer un large arc de cercle et de prendre l’ennemis à revers. La stratégie était simple, arriver derrière eux avant qu’ils n’arrivent là où les traves leur indiquait qu’un groupe s’était détacher.

L’opération dura presque 2h, et lorsqu’ils surgirent derrière les individus, ceux si se dispersèrent au grand galop. Thirit donna alors ses ordres sèchement, chacun savait ce qu’il avait à faire, les hommes qu’il avait emmené comptaient parmi ses meilleurs éléments. Le groupe de dispersa et deux soldats s’élancèrent à la poursuite de chaque cible.
Le commandant et le soldat qui l’accompagnait mirent plus d’une 10e de minutes à rattraper leur gibier, l’accrochant au détour d’un bosquet. Le premier le fit tomber de cheval, Thirit arriva juste derrière, et alors que l’espion se tournait vers lui l’arme à la main, le guerrier ailé lui coupa le bras armé d’un moulinet expert. L’homme s’effondra au sol dans un râle de douleur, s’évanouissant sur le coup.

Leur corps inanimé ligoter fut transporté sur son cheval et ils retournèrent avec le gros de l’armée. Lorsqu’il arriva à destination, certains étaient revenus avec le corps de 2 hommes. Leurs armes et leur habit montraient clairement qu’ils n’étaient pas de simple bandit. Les autres les rejoignirent par petit groupe, chacun avec un corps.
Deux d’entre eux étaient mort dans les affrontements, les deux autres s’étaient donné la mort à l’aide d’un poison dissimulé dans le gant de leur main droite.
Thirit s’étonna de cette détermination, et s’avoua chanceux d’avoir pu en garder un en vie sans même le vouloir et lui sectionnant le bras au niveau du coude.

L’armée monta le camp à la sortie de bois, et le prisonnier qui avait repris ses esprits fut soumis à la question toute la nuit durant, endurant miles tourments, et résistant bien plus que beaucoup auraient pu supporter. Les seuls informations qui sortirent de sa bouche furent lâchés qu’au lever du jour. Et ses informations ne valaient pas grand-chose… Tout ce qu’il lâcha fut que les fantômes n‘étaient pas la cible principal, seule les têtes couronnées d’Alsaria étaient les cibles…

Une fois l’information obtenue, l’armée fit demi-tour et prit la direction de la capitale. Le prisonnier fut torturer tout le trajet durant à l’exception du dernier jour, où il fit laver et les traces de ses sévices effacé du mieux possible. Thirit n’avaient obtenu aucune information supplémentaire, pas même son nombre, et pourtant les soldats ne manquaient jamais d’imagination pour infliger des tourments à leur prochain…

Lorsque le groupe de mercenaire fut en vue de la capitale, Thirit poursuivit seul le chemin avec une 10e de ses soldats, dont le prisonnier qui était ligoté sur son propre cheval, tenant droit à grande peine. Le commandant ne doutait pas que son arrivé avait été annoncé depuis un moment, un tel groupe ne passait pas inaperçu, mais il fut étonné de trouver devant les portes la femme qui était venue gâcher la cérémonie qui lui était destiné.
Thirit mit pied à terre, et vint à sa rencontre, ses yeux gris se posèrent sur la femme qui lui faisait face
:

Je suis ici car j’ai des informations pour la Princesse Eleanor… Mais vu que vous êtes ici, je suppose que je dois passer par vous pour obtenir une entrevue…

Sans vraiment attendre de réponse, il se contenta de poursuivre.

Cet homme que vous voyez ici faisait partie d’un groupe d’espion qui en avait après mon armée. Visiblement, cela à un rapport avec un complot contre la royauté… J’ai donc rebroussé chemin pour venir en informer la princesse…

La femme dont il ne connaissait toujours pas le nom lui demanda à pouvoir soumettre elle-même l’individu à la question. Thirit posa un regard interrogateur sur elle, puis sur son prisonnier avant d’hausser les épaules.

Il est résistant aussi déterminé que ses compagnons qui se sont suicidé. Je doute que vous en obteniez plus que moi… Mais je vous le laisse, à la condition d’être présent lorsque vous informerez Eleanor de vos brillantes avancées…

Le ton était calme et posé, mais la certain animosité qu’il lui vouait n’était nullement caché.
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Eleanor Azyrith
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Ven 25 Fév - 12:45

Oui, Thalys n’était pas du genre à prendre des pincettes, et surtout à revendiquer ses manières de procéder. Des mots à peine mâchés, des preuves sanglantes, un visible mépris pour l’autorité. Thalys n’attendait pas de se faire prier pour montrer aux gens ce qui leur pendait sous le nez. Une larme perla le long de la joue d’Eleanor alors que Thalys lui balançait sans retenue sa verve sévère. Non pas qu’elle soit agressive, mais la dureté de ces mots blessaient la pauvre princesse inconsciente de l’horreur qui pouvait sévir dans le monde. Ce fut plus l’évocation de sa mère qui réveilla la tristesse d’Eleanor. Bien sûr qu’elle ne lui ressemblait pas. Bien sûr qu’elle était à mille lieues d’être la femme puissante et de poigne qu’Alina avait été dans le passé. Une reine. Ce qu’Eleanor ne sera jamais. Mais était il possible qu’il y ait une infime chance qu’Eleanor puisse acquérir ne serait ce qu’une once de courage et de bravoure ? En tout cas, tout espoir n’était pas perdu.

Car voilà que tout ce qu’elle parvenait à être face à la cour s’effondrait par une simple pichenette. Un code éthique qui perdait toute sa valeur en quelques phrases justement prononcées. Eleanor sorti de l’ombre dans un mouvement ralenti, le visage encore terrifié par la vision putride du corps en décomposition que les hommes de Thalys lui avaient présenté. Des yeux de biche apeurée par cette claque verbale qu’elle venait de se prendre. Campée derrière le bureau, elle gardait les yeux volontairement et obstinément tournés vers la chef de troupe, pour éviter la carcasse rougeoyante. Eleanor ne savait trop que répondre à Thalys, et elle jugea limite préférable de ne rien se forcer à dire. De toute manière, les bonnes venaient nettoyer cet amas infâme, malgré leurs expressions dégoûtées, et Thalys tourna les talons vers la sortie. Eleanor demeura seule dans ce grand bureau, seulement accompagnée de ses visions de mort. Lentement son regard se tourna vers la fenêtre baignée de lumière. Le printemps cachait donc tant de choses…
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Dim 27 Fév - 11:25

À présent il fallait agir, et réfléchir. Avant d'entrer dans la pièce où se trouvait l'homme, elle se ravisa et sa main relâcha prestement la poignée qu'elle allait malmener. Elle se retourna vers le jeune guerrier et sourit avant de s'éloigner en l'invitant à le suivre.

Elle avait une idée.

La jeune femme fit appeler Hélia et exposa son plan aux deux jeunes gens. Thirit l'agaçait avec ses airs de bellâtre mais il avait certainement et malgré sa fougue et l'impétuosité liés à la jeunesse, des compétences certaines dans l'ordre et la discipline qu'imposait une armée. Ils se retrouvèrent donc ainsi dans une petite pièce à l'abri des oreilles imprudentes, puis elle leur exposa son plan.


-Habituellement c'est une pratique très peu courante, et j'en ai eu vent il y a fort longtemps lorsque j'ai dû infiltrer le château de Dinak lui-même. Cependant comme j'ai déjoué leur plan d'une manière que je ne saurais dévoiler, je pense que l'utiliser ne fera pas de mal à nos rangs. Hélia, tu vas te faire passer pour le chef des armées qui protègent le château, et toi Thirit, joue ton rôle. Il serait bien que vous rentriez à deux lorsqu'Hélia va jouer son manège...

Et elle leur détailla longuement les mensonges qu'il fallait qu'ils mettent en place, ainsi qu'ils fassent une brêche dans leur sécurité afin que le prisonnier s'échappe. Ils devaient leur faire croire que l'un d'entre eux était encore prisonnier ici, et avait dévoilé des parties de plan... Ainsi, l'homme allait peut être spontanément leur donner des indices malgré lui...

-Puis je m'occuperai de le pister.
-C'est quand même un peu trop hasardeux reprit Hélia.
-Écoute, c'est ce que je faisais de mieux avant, je ne suis pas une guerrière comme vous mais un assassin, donc je pense que ça devrait aller, si je peux te rappeler que j'ai échappé aux armées de Dinak dans l'enceinte même du château, je peux suivre à bonne distance un individu dont nous craignons les agissements. Et je trouve que risquer la vie d'un de nos hommes pour quelque chose d'aussi hasardeux me contraint à effectuer moi-même cette mission.


Elle se retourna vers Thirit en lui demandant :


-Puis-je compter sur la force de vos armées ? J'ai cru entendre que vous saviez percer les meilleures défenses, votre aide ne serait pas superflue si vous pouviez mettre à profit votre facilité à briser des enceintes en l'appliquant à leur inverse afin de ne laisser de chance à aucun individu de pénétrer en ces murs... Je pense que vous avez tout à y gagner, vous qui avez l'air d'avoir une envie plus que marquée de protection envers la Princesse.


La pointe d'ironie lui fit esquisser un clin d'œil et elle se leva de sa chaise avant de déclarer, paumes sur la table :

-Vous êtes les seuls maîtres à bord désormais, je vous charge de la difficile mission de protéger la royauté d'Alsaria, et je tiens à préciser pour vous, sire Thirit, que c'est tout à votre intérêt alors refuser vous est inutile. J'ai cru saisir une pointe d'animosité contre moi dans votre regard alors je me mets à votre place et vous propose la chance de votre vie, après tout, Eleanor et Erwan Azyrith me connaissent depuis l'enfance et ont certainement grande confiance en mes décisions plus qu'en les vôtres.


Puis elle sortit de la pièce sans attendre de réponse. Il fallait qu'Hélia et Thirit jouent parfaitement leur rôle et donnent les ordres adéquats afin que tout se déroule comme il était prévu. Alors elle se plaça au poste qui la voulait en observation discrète et perpétuelle, puis attendit leurs actions.


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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Mar 1 Mar - 13:47

Le plan qui lui était dévoilé ne lui plaisait guère, mais il préféra garder ses doutes pour lui. Après tout, le prisonnier n’avait livré aucunes informations sous la torture, et lui-même doutait qu’il le fasse un jour, donc ils n’avaient pas grand-chose à perdre.
Ensuite, Thalys lui demanda de s’occuper de la défense du château, lui et ses hommes, sans oublier d’y ajouter une remarque qu’il trouvait déplacé. Il ne cherchait pas vraiment à vouloir protéger la princesse, sinon il ne serait pas si facilement repartit la dernière fois, mais il est vrai qu’elle l’intriguait. Il tourna la situation dans ses pensées, cherchant si ses hommes pouvaient remplir correctement cette tâche. Après tout, ils étaient avaient tout des cavaliers lourds, malgré une certaines polyvalence… Mais user de leur discipline et de son système hiérarchique ainsi que de leur expérience pour reformer la garde du palais pouvait être largement jouable. Aussi, il répondit d’un ton calme :


Je le ferai, mais à mes propres conditions et sous réserve de l’autorisation de la princesse, puis celle du Roi lorsqu’il reviendra…

Il posa son regard sur Thalys, et enchaina sur un ton toujours aussi neutre.

Contrairement à vous, qui semblez si puissamment organiser, j’ai toujours pensées que soumettre une royauté où des nobles à la protection d’un groupe politique qui ne leur est pas subordonné est tout à fait déplacer et malsain… Les conséquences peuvent être trop nombreuses… Les rois doivent toujours être au sommet de la prise de décision, et non pas un groupuscule au-dessus d’eux…

Ce n’était pas vraiment une pique, il explosait platement sa pensée, car effectivement, ne connaissant toujours pas leur identité, il leur posait l’étiquette d’un groupe politico-militaire caché qui cherchait à influencer le court de l’histoire…

Mais soit, je me plierai à votre plan, car je ne vois aucune raison valable de le rejeter dans l’état actuel des choses. Mais tenons le pour dit, afin que les choses soient clair entre nous, mes fantômes ne seront jamais sous vos ordres, quel que soit vos liens avec la royauté…

Et sans vraiment attendre de réponse, il entre dans la geôle. La petite mise en scène eut lieux, Thirit annonçant avec une voix remplit de fausse fierté qu’il leur laissait le prisonnier et qu’il allait chercher sa récompense auprès d’Eleanor avant de repartir, laissant la Mercenaire faire la suite des choses. Après quelques nouveaux échanges de paroles pendant que le prisonnier était préparé à la torture, il quitta la pièce avec force de courbette et prit le chemin du palais.

Arrivé sur les lieux, seul, il monta les derniers mètres, et effectua les démarches nécessaire pour obtenir une audience après de la princesse. Après quelques minutes d’attentes, il fut conduit dans une pièce où l’attendait la tête couronnée. Il entra d’un pas lent alors que les portes se refermèrent derrière lui. Il observa la pièce quelques secondes pour vérifier qu’ils étaient seuls, et commença dans une révérence gracieuse.

Princesse Eleanor, c’est un grand honneur et plaisir de vous revoir, bien que j’aie souhaité d’autres circonstances…

Il attendit qu’elle l’autorisa à sa relever, et reprit, d’une voix claire.

Princesse, je suis de retour car certain espions ont été découvert autour de mon armée. Il semblerait qu’il y est un rapport avec un complot vous visant, je suis donc revenue vous en faire part…

Il laissa quelques secondes, et reprit :

J’ai rencontré la femme que vous aviez reçu le jour de la remise de médaille. Elle a demandé à ce que ma troupe et moi-même prenions en charge la défense et la sécurité de votre château. Néanmoins, bien que je ne doute pas de l’autorité que vous avez conféré à cette femme, j’ai toujours eut pour ligne de conduite de suivre mes propres règles. C’est pourquoi, j’aimerai déposer mes propres conditions à cette aide…

Poser ses conditions face à une tête couronnée, voilà qui était plutôt absurde, mais il enchaina afin de clarifier les choses et éviter tout malentendu.

Tout d’abord, je ne prendrai en charge cette tâche qu’avec votre accord explicite, ainsi que la bénédiction du Roi lorsque celui-ci sera de retour. C’est à vous que reviens la décision de me nommer à ce poste, pas à quelqu’un d’autre…
Ensuite, j’aimerai pauser les conditions simples selon lesquelles mes hommes seront logé et payer de la même manière que la garde du château. Et enfin, bien que cela ne soit pas de rigueur dans ce royaume, j’aimerai que les fantômes de Thanit soient nommés officiellement comme votre Garde Personnelle. Ce statut permettra à mes hommes et à moi d’avoir la liberté d’action, de commandement et l’autonomie nécessaire pour vous protéger vous et ce domaine, tout en vous laissant seule, la possibilité de nous imposer un ordre…
Cela sied à votre majesté, ou souhaitez-vous apporter des modifications ?


Ses yeux gris ci caractéristiques virent se poser dans ceux de la princesse, attendant une réponse.
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Eleanor Azyrith
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Mer 2 Mar - 13:42

Les occasions pour Eleanor d’officier dans le bureau du roi avaient été très rares, au cours de sa courte vie. Et jamais, même pour jouer ou simplement voir sa mère ou son frère, elle n’y avait tant été que depuis ces quelques jours. Assise à la place d’Erwan, régente des affaires de Dénaros, elle lisait une brève missive apportée par l’un des hommes de Thalys, rédigée par les soins de la mercenaire. Toute cette mascarade la dépassait, se contenter de donner des bourses pleines d’or et d’assurer sa protection à bon nombre d’artistes Alsariens en était à des milliers de lieues. Les arts attendraient. Car il en allait de sa propre sécurité.

Soigneuse, elle referma la lettre sur les plis effectués la première fois, prenant son temps pour repasser ses doigts dessus. Comme neuve, la lettre ne présentait comme seul indice d’avoir été lue que le sceau rapidement coulé et qu’Eleanor avait du briser pour ouvrir la missive. Avec toujours autant de soins et de délicatesse, elle rangea cette précieuse demande dans un tiroir à sa droite, qu’elle referma à l’instant même où elle fit entrer Thirit.

Avec toute la rigidité protocolaire, le soldat effectua une révérence dont il ne se releva qu’une fois qu’Eleanor l’ait sommé de poursuivre. La façon dont il lui exposait ses idées avait un air tout dramatique de celui employé par les acteurs. Sans mot dire, elle l’écouta jusqu’au bout, bien qu’elle eut maintes fois l’occasion de lui couper la parole et de réfuter ses arguments. Mais son éducation et sa ligne de conduite le lui empêchaient. En voilà un qui savait fort bien se débrouiller pour paraître le plus pur et le moins intéressé de tous.

Ce fut alors au tour de la princesse de parler. Assise droite dans son fauteuil, elle soutint le regard du noble et répondit de sa claire voix, une voix qui contrastait avec force avec la situation d’alerte déclarée dans la cité.

-Seigneur de Thanit, je vous remercie de la bonté que vous avez de vouloir assurer ma protection personnelle, et d’accepter de rester à Dénaros le temps que cette histoire soit passée. Et comme vous l’avez dit, j’ai moi aussi mon mot à dire.

Le temps d’inspirer, elle reprit :

-Vous avez pu constater que tout ici est organisé pour me protéger au mieux, et que Thalys s’en est chargé relativement personnellement. Aussi je suis ravie que vous ayez décidé de collaborer avec elle. Je n’ai malheureusement d’autre choix que d’accepter de vous avoir à proximité de moi afin que ma vie soit le moins en danger possible, je crois que vous mènerez cette mission à bien. Vos trois-cents hommes seront de trop je crois, pour assurer ma garde personnelle, et je ne désire pas être suivie dans le moindre de mes mouvements ni surprise par une bande de soldats à chacun de mes éternuements. J’accepte la protection, à condition qu’elle ne soit pas trop resserrée. En outre, je souhaite que vous ne soyez pas sous mes simples ordres, mais que vous acceptiez d’exécuter ceux que Thalys, après m’en avoir tenue informée, pourrait vous demander. Vous ne comprendrez peut être pas mes raisons, mais je fais confiance à cette femme, et je vous demande de me faire confiance. C’est là que commencera votre mission.

Elle attendit un peu, afin que Thirit puisse réaliser ce qu’elle lui demandait, et acquiescer, et reprit :

-Pour ce qui est de la paye et du logement de vos hommes, je vais veiller à ce qu’ils soient logés dans les casernes déjà existantes, et réquisitionner les bâtiments inutilisés. Comprenez que je ne puis geler les chambres d’hôtes pour une durée indéterminée, ce serait néfaste pour le développement de notre grande cité. Pour la paye, malheureusement, je ne puis accéder à cette requête. La décision de la distribution du budget réservé à l’armée ne m’appartient pas, même en une telle situation. Cependant vous serez nourris et blanchis jusqu’au retour et à la décision du roi.

Elle s’avança un peu sur son fauteuil, et croisa les mains devant elle, sur le bureau.

-Cela vous convient il ?

[HRP : Choupinou-doudou, t'es obligé d'accepter vu que je t'ai inclus dans le rp avec Galaad =D]
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MessageSujet: Re: Des médailles pour les braves    Ven 11 Mar - 18:18

Les yeux fixés sur la princesse, le commandant gardait un visage impassible, écoutant sa douce voix qui contrastait tant avec les mots qu’elle lui opposait. Sa mâchoire se crispa afin de garder son impassibilité, et gâcher son agacement. Il la laissa finir, cherchant ses mots afin lui donner une réponse qui tenait la route. Lorsqu’elle eut finit, il laissa quelques instants de silence avant de reprendre.

Princesse, je vous assure qu’une garde personnelle de 300 hommes n’est pas superflu. Il faut pouvoir faire tourner les effectifs de jours et de nuit, soit au moins 3 soldats par poste. Et bien qu’ils ne soient pas tous présent à vos côtés bien évidemment, ils auront leur utilité…

En effet, je ne vous cacherai pas que je n’apprécie pas Dame Thalys, pour la raison simple que par habitude militaire, je n’aime pas avoir au-dessus de moi quelqu’un dont je ne connais pas les intérêts et les objectifs. Des pions sont saccarifiables, et mes hommes sont des pions pour elle…
Néanmoins, puisque vous me le demander, je me plierai autant que je le pourrai à ses ordres, tant qu’ils seront confirmé de votre bouche ou par votre sceau…
Pour en revenir au sujet, elle m’a demandé de m’occuper de votre protection, mais également celle de la capitale. Je ne demande pas à ce que mes officiers soient au-dessus de la garde du palais, et ils n’auront probablement que le rôle de formateur. Mais avoir tous mes hommes dans votre garde personnel leur permet d’avoir le pouvoir de décision sur tout sujet concernant votre sécurité, quel que soit le grade de son interlocuteur. En somme, de pouvoir prendre les décisions stratégique et militaire nécessaires à votre protection en cas de conflit sans pour autant avoir le contrôle de la garde.


Il marqua une pause, reprenant son souffle afin que ses paroles continuent d’être imprégné de calme, et reprit, sans quitter des yeux la jeune femme.

Cette protection sera aussi discrète que possible, et vos mouvements ne seront jamais limités. Mais je ne cache pas que votre vie en sera tout de même altérée…

Pour ce qui est du reste, les baraquements de vos soldats conviendront parfaitement au miens, ne vous en faites pas. Si la place manque, une partie d’entre eux dresseront le campement en dehors de la capitale le temps qu’il faudra.
Je négocierai leur solde avec votre frère lorsqu’il sera de retour s’il accepte de me maintenir dans mes fonctions…

Si ces compléments vous conviennent, je pense que nous avons un accord...
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