Tosya Renaissance

Le monde Tosya, au cours de la troisième Ère, ving-cinq ans après la montée en puissance du Roi de Dinak, Dan Azyrith, le traitre d'Alsaria.
 

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La rencontre

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Mewen Galnaë
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MessageSujet: La rencontre   Dim 27 Fév - 11:05

Mewen s'arrêta dans une taverne pour passer la nuit. Il lui fallait rentrer au repaire afin d'obtenir quelques informations sur Aisleen Karnesta. Ex-Dominante, elle avait démissionné pour des raisons qui lui étaient inconnues. Du moins, Mewen ne s'était pas interrogé sur ce désistement.
Il n'en avait plus que pour une journée de route, cependant il préféra se poser. Durant son voyage il avait vu quelques agitations, peut-être glanerait-il quelques informations sur ce qu'il se passait.
Il laissa Mirima au soin des écuyers, les menaçant s'ils ne prenaient soin de sa jument. Il leur laissa une coquette somme pour appuyer ses dires.

La chaleur de l'antre réchauffa ses pommettes, les soirs étaient plus que frais. Il détacha son caban et enleva son turban avant de s'installer à une table en retrait. Une jeune fille vint prendre commande, sûrement celle du tavernier.
-
Un civet de lapin aux épices accompagné d'un verre d'hypocras blanc. Il hésita et ajouta :
-
Et une poire au sirop de cannelle.

Les voix emplissaient la pièce, les rires gras ricochaient sur les murs. Le repas ne tarda pas à arriver. Rien de particulier ne titilla la curiosité du Mercenaire. Une taverne comme une autre avec ses hommes soûls, ses marchands à la recherche de repos, ou de gentes compagnies.
Il finit son met, la panse bien rempli. Il bu une longue rasade d'alcool. Son œsophage s'échauffait, lui procurant une sensation de quiétude.
Un homme agité entra soudainement. Personne ne lui prêta attention, sauf lui. Il était chétif, regardant tout autour de lui il s'approcha du tavernier.
Mewen décida de s'approcher, prétendant recommander un verre d'hypocras. Restant au bar, il entendit le petit homme chuchoter :
-
Il y a du mouvement au château, une troupe d'hommes à débarquer, on ne sait pas d'où ils viennent ! Ils ont battu les gardes Royaux qui leur ont interdit l'entrée, en vain. Depuis, plus de nouvelles, tu penses que notre Roi est en danger ?

*
Et merde, quel est l'imbécile qui a laissé courir ses informations ? Il faudra que j'en prévienne Thalys à mon retour. *

-
Et ce n'est pas tout, continua le fouineur, ça bouge du côté Ellandyen. Je n'en sais pas plus, mais un ami marchand m'a dit qu'il y a une belle agitation aussi là bas. Le peuple ne sait rien, il n'a pas pu en apprendre davantage …

Bon sang que se passait-il ? La Royauté Ellandyenne était-elle également menacée ? Décidément la paix était qu'un film fragile se déchirant au moindre à-coup.

Le petit bonhomme partit sur un tout autre sujet sans intérêt. Mewen ne prendrait pas sa nuit de repos, le temps pressé, il fallait qu'il ramène Aisleen auprès de Thalys et prévenir la Dominante du vent de menace qui soufflait sur Tosya.

[…]

Le haras était en vu, le temps était clément en ce jour, le soleil laissait une douce chaleur se mélangeait à la brise matinale.
Deux jours s'étaient écoulés depuis la taverne. Mewen avait rejoint le repaire, profitant de son architecture et de son agitation habituelle avant de retrouver les archivistes. D'après eux Aisleen tenait un haras près du Lac Balassy. Elle était devenu Affide, le Mercenaire avait du mal à cerner l'Elfe. Lui qui avait soif de voyages, il ne comprenait pas comment une ex-Dominante pouvait se poser et rester à disposition des autres Mercenaires. Bien que les Affides étaient indispensable pour jouer le rôle de liaison et récolter des informations juteuses.

Il avait été prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre à un accueil chaleureux venant de la dame. Peu lui importait. Il ne s'attendait pas à un saut de joie dès qu'il poserait pied à terre.
Il était au pas, sa jument n'avait eu que peu de repos depuis son arrivé au château Alsarien. Une pause au haras ne lui ferait aucun mal. La Mercenaire ne refuserait sûrement pas d'abreuver sa monture et de la laisser souffler un peu.

-
Il y a quelqu'un ? Osa Mewen.

Ses pieds touchèrent le sol, soulevant un nuage de poussières. En attendant une quelconque réponse il enleva le filet de Mirima et la dé-sella.

Une silhouette élancée ne tarda pas à faire son apparition, grande, elle dégageait une rigidité à faire froid dans le dos. Loin de perdre ses moyens Mewen questionna :
-
Où puis-je poser ceci ? Dit-il en montrant l'équipement de l'équin.
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Aisleen Karnesta
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MessageSujet: Re: La rencontre   Dim 27 Fév - 22:41

Levée dès l’Aube Aisleen faisait l’inspection de ses domaines qui s’étendaient à perte de vue. Commençant par la volière, elle allait de perchoir en perchoir examiner chacun des rapaces. S’assurant que les longes n’étaient pas trop serrées, qu’un abreuvoir était assez approvisionné.
Ensuite, elle enchaina vers son lieu de prédilection, les écuries. Dans ses rondes elle profitait, enfin, de cette liberté retrouvée depuis peu.
Qu’il faisait bon de retrouver du temps et de l’énergie pour soi. Elle songeait, également, à Eileen laissée à son repos ; elle souriait en pensant à la journée qu’elle avait réservé à sa petite fille. Que de réjouissance allant du cour de maintien à celui des lettres.
Elle exigeait d’une poigne de fer que cette enfant soit ce qu’elle était et pas un substitut de futur héritier. Lui offrant ce qui lui avait été refusé, Aisleen passait de long temps à observer sa pupille qui rechignait sous l’enseignement de ses précepteurs.

Pendant cette allusion joyeuse, elle était arrivée à destination. De sa démarche fluide elle filait devant les boxes pour atteindre son objectif, le dernier poulain que sa jument Cérès avait produit.
Magnifique petit, qu’elle se tardait de dresser. Dans le box, elle entoura la tête de l’animal d’un licol ou une longe était accrochée.

« Maintenant, mon beau, nous allons sortir au soleil dans le Paddock. Viens…Non, pas comme ça gros bêta, tu vas à reculons et je ne pense pas que tu souhaites rentrer dans l’écurie » dit Aisleen à mi-voix, d’un ton emplit d’une douceur inusitée chez elle.
Le seul moment où tous son être clamait la bienveillance qu’elle renfermait, c’était lorsqu’elle s’occupait d’une bête. Un dressage doux, mais ferme était la clé de la technique d’Aisleen.

La violence qu’elle exprimait si souvent disparaissait au contact des animaux. L’elfe tira un peu sur la longe qu’elle maintenait d’une main ferme. Elle flattait l’encolure du jeune poulain qui appréhendait une sortie et un éloignement de sa mère.
Claquant légèrement la langue en douce vague successive, Aisleen créait une cadence pour inciter l’animal à bouger. Elle étudiait, d’un œil critique, les allures qu’il adoptait instinctivement dans le même temps.

Dans le paddock, une demi-douzaine de ses aides faisaient tourner les chevaux à la longe en leur parlant, et, pour la plupart, sans à-coups. Aisleen vérifia rapidement leur travail d’un œil incisif- A l’évidence ils s’en tiraient tous assez bien, mais à vue de nez, ils avaient commencé par les bêtes les plus dociles de l’année- puis elle changea d’endroit, trouvant un lieu relativement isolé du paddock ; un ou deux jeunes pouvaient à tous moment perdre le contrôle de leur animal et créer un véritable carnage. Et Aisleen ne tenait pas à gâcher ce poulain qui était encore fort jeune pour encaisser ce genre d’éclat.

Elle recula de la longueur de la longe et fit claquer sa langue.
D’un mouvement vif et long, le poulain partit d’un bond qui faillit le faire trébucher, il n’avait pas senti la longe qui le retenait, il en explora les limites, puis se mit à tourner en rond. Elle tira fort sur la longe, et il se mit au pas, continuant à tourner. Au bout d’un moment, quand elle fut sûre qu’il avait compris, elle lui fit accélérer un peu le train. Maintenant de manière constante chacun des rythmes qu’elle essayait de lui inculquer.
Elle exerça le poulain pendant près d’une heure, lorsqu’elle entre aperçue une silhouette se diriger vers les écuries. Il semblerait que c’était un voyageur et un Mercenaire.
Elle comprit que son moment de détende s’achevait, pestant entre ses dents. Elle retourna vers l’intérieur du bâtiment en serrant les mâchoires. Passablement contrariée qu’on arrive encore à l’ennuyer alors qu’elle n’était plus Dominante, Aisleen s’avançait dans l’allée centrale en tenant son protégé près d’elle, faisant mine de ne pas répondre. Elle remit le poulain dans son box avant de déclarer d’une voix sèche :

« Hors du chemin serait le plus indiqué et de préférence sur ces tréteaux…Ils pourront s’aérer avant d’être rangé avec le reste des divers équipements. » Sur ces paroles, elle se planta devant le Mercenaire et le fixa.

« Je pourrais savoir ce qui vous amène ici ? Retour de mission ou entre deux ? Et j'aimerais savoir également ce qui vous donne le droit de traiter votre cheval ainsi?.....»

Elle débitait ses paroles en croisant ses bras sous sa poitrine, se souciant comme d’une guigne s’il était épuisé ou non par son voyage. Grondant intérieurement, elle se retenait d'éclater contre le pauvre arrivant.



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Mewen Galnaë
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MessageSujet: Re: La rencontre   Ven 4 Mar - 20:50

- Je pourrais savoir ce qui vous amène ici ? Retour de mission ou entre deux ? Et j'aimerais savoir également ce qui vous donne le droit de traiter votre cheval ainsi?.....

-
Ce qui m'amène est une mission, rien ne me donne le droit de traiter ma jument ainsi même si la Royauté Alsarienne est menacée.
Mewen partit déposer selle et filet à l'endroit indiqué. Il fit le tour du ranch, observant les chevaux dans leur box. Certains étaient de pur race, ils étaient magnifiques. Leur robe brillait sous les rayons du soleil, leur maître prenait soin d'eux, autrement dit, Aisleen prenait soin d'eux.
Un peu plus loin il vit un paddock, on entendait quelques ordres par ci par là. Il retourna près de Aisleen. Il n'y avait personne en vu.
-
On m'a envoyé vous retrouver.

La Mercenaire se tenait bien droite, bras croisés, lèvres pincées. Mewen savait pertinemment qu'il lui en fallait peu pour l'envoyer sur les roses, et comme il faut. De ce fait il reprit rapidement.
-
Avant que vous ne me demandiez plus de détails, voici ce que je sais : nous pensons que le Roi et la Princesse Azyrith sont en danger, des informations sur un attentat à leur égard nous sont parvenus. Nous ne savons pas s'il s'agit de « rumeurs » ou si ce projet est concret. Dominante Thalys est partie avec des Mercenaires pour renforcer la garde Royale. Sur le chemin pour vous voir un homme à parler d'un attentat contre le Roi Ellandyen, et la disparition de son fils. Il faut que j'en informe la Dominante. Le vent tourne Aisleen.
Aucune animosité, aucune amitié, aucun mépris ou de manque de respect dans son ton. Mewen avait juste fait le compte rendu, très bref, de ce qu'il se passait.

Il se racla la gorge, la poussière du ranch commença à lui piqué les muqueuses.
-
Thalys m'a chargé de vous retrouver, elle demande votre présence à Dénaros, je n'en sais pas plus qu'en a la suite de votre future mission.

Sur ces paroles Mewen alla rejoindre sa monture. Il lui flatta l'encolure et lui susurra doucement à l'oreille. Mirima leva la tête, le regarda comme si elle comprenait les paroles du jeune homme. Il lui caressa le museau et se dirigea vers un bac d'eau qu'il avait repéré. Sa jument le suivit sans aucune réticence.
-
Bois ma belle, tu es épuisée …
Il observa sa brave bête qui ne se fit pas prier. Son poil suintait encore de transpiration.
-
Où puis-je trouver des brosses s'il vous plaît ? Demanda-t-il à l'attention d'Aisleen.

Mewen voulait que Mirima se repose un minimum avant de repartir sur les routes, il lui fallait retrouver Thalys, où du moins trouver un moyen de lui faire parvenir les dernières informations.
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Aisleen Karnesta
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MessageSujet: Re: La rencontre   Sam 26 Mar - 9:51

- Ce qui m'amène est une mission, rien ne me donne le droit de traiter ma jument ainsi même si la Royauté Alsarienne est menacée.


Les paroles de l’homme atteignirent ses oreilles pointues et d’un haussement de sourcil impérieux, elle marqua son intérêt, changeant d’attitude comme deux chemises. Soudainement beaucoup plus attentive au faits et gestes du mercenaire ; Aisleen fixait de son regard limpide la silhouette harassée de Mewen.

Ses bras glissaient, doucement, le long de ses flancs pour battre l’air. Elle assimilait tous ce qu’il se disait, se renfermant au fur et à mesure dans une concentration ponctuée occasionnellement d’hochement de tête affirmatif, pour signifier son attention. Puis tous à coup, elle éclata de rire, pas de ces éclats qui glace le sang, mais un rire franc et fortement amusé.
Cette Thalys l’étonnait et l’amusait toujours, avec sa délicatesse et sa subtilité coutumière elle avait foncé vers son but sans penser à la couverture de l’organisation. Envoyant aux orties les précautions traditionnelles. Elle prenait un partit, action qui ne déplaisait guère à la vétérane.

- Thalys m'a chargé de vous retrouver, elle demande votre présence à Dénaros, je n'en sais pas plus qu'en a la suite de votre future mission.

« Bien….Nous partirons le plus tôt possible »
Dit-elle en s’en allant quérir de quoi rafraichir la gorge de ce messager qui semblait s’être démené pour mener à bien sa mission. Elle est peut-être dure, mais pas ingrate. Ainsi, elle revint bien vit, avec un pichet d’eau fraiche et un verre en étain. Les déposants au côté du jeune Mercenaire.


Où puis-je trouver des brosses s'il vous plaît ?

« Laissez-moi m’occuper de votre animal. Vous êtes aussi épuisé qu’elle et j’aimerais ne pas avoir un compagnon de voyage aux limites de l’épuisement lorsqu’on fera route vers la capitale Alsarienne. »


L’elfe se saisit de manière ferme les épaules de l’homme et le décala un peu plus loin, afin qu’il ne soit pas dans son chemin et qu’elle puisse accomplir son travail.
Souriant doucement, elle se pencha et ramassa une poignée de paille pour bouchonner l’animal, enlevant toute trace de sueur. Manège qui dura pendant de longue circonvolution sur le corps de la jument.

« Comment se nomme votre animal ? Il me semble qu’elle ne provient pas de mon élevage. En tous cas, c’est une très belle bête » Elle continuait son travail tous en discutant avec l’homme. Lorsqu’elle finit avec la paille, elle se dirigea vers une des étagères un peu plus loin, prenant divers brosses. Et continua l’entretient de Mirima.

« Au faite, ce message était-il adressé uniquement à moi ou il faut que je le fasse passer à d’autres personnes ? Sinon, dès que j’aurais fini avec votre jument je vous emmènerais vous restaurez et si messages il y a à faire passer je m’en occuperais le temps que vous vous reposez. »


[hrp: Désolé du temps de réponse et de la taille du rp ^^'. Je n'ai pas des masses de temps en ce moment. Bizz en espérant que le rp te convient]



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Mewen Galnaë
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MessageSujet: Re: La rencontre   Dim 27 Mar - 16:49

L'éclat de rire d'Aisleen l'étonna. Cette dernière profita qu'il s'occupe de sa jument pour lui apporter un pichet d'eau et un verre.
-
Laissez-moi m’occuper de votre animal. Vous êtes aussi épuisé qu’elle et j’aimerais ne pas avoir un compagnon de voyage aux limites de l’épuisement lorsqu’on fera route vers la capitale Alsarienne.
Sur ces paroles, elle le prit et le décala du chemin. Ce geste fit sourire Mewen qui observa la femme s'avancer vers sa jument. Elle commença par sécher l'animal avec de la paille.
-
Ne vous inquiétez pas pour moi, j'ai pu me reposer avant de venir.
Mewen se servit de l'eau dans le verre en étain qu'il bu d'une traite avant de se resservir à nouveau. La poussière lui titillait encore la gorge, l'eau l'apaisait. Il s'adossa, un bras croisé, buvant avec lenteur son breuvage. Les yeux plissaient il observait avec intensité la Mercenaire, des gestes gracieux et doux emprisonnaient dans un corps de glace.

-
Comment se nomme votre animal ? Il me semble qu’elle ne provient pas de mon élevage. En tous cas, c’est une très belle bête.
Le sourire toujours aux lèvres, Mewen posa le verre et s'approcha. Il caressa le museau de sa jument et répondit :
-
Elle se nomme Mirima, cela signifie « libre » en elfe. Du moins c'est ce que l'on m'a dit, rajouta-t-il, plantant son regard dans celui de la femme.
-
Comme vous pouvez le voir, ce n'est pas une pure race, mais elle est adorable. C'est sûr, son pas n'est pas des plus grand, mais elle est endurante et résistante. Je dois avouer que je me suis très attachée à elle. Les chevaux sont nos plus fidèle compagnons …Sentant un débat lui monter aux lèvres il se ravisa :
-
Mais je préfère m'arrêter là. Je risque de vous en parler pendant des heures sinon.
Il sourit et s'éloigna en laissant l'animal au soin d'Aisleen.

Elle lui demanda si le message était destiné à une autre personne, ce qui fit sourire Mewen. On l'avait prévenu qu'un certain Aëlingen de Arkantis restait toujours aux bottes de la dame. Ce qui était étonnant puisque le jeune homme ne l'avait pas encore vu.
-
Et bien, si vous êtes accompagnée oui, sinon le message vous est destiné à vous seule.

Le soleil avait monté dans le ciel. Mewen était à l'ombre, il se reposait un peu comme lui avait recommandé l'elfe. Soudain des bruits de sabots se firent entendre au loin. Une petite troupe arrivait sur les lieux, soulevant avec elle un grand nuage de poussières. Impossible de distinguer un emblème ou un quelconque symbole de reconnaissance.
Le jeune Mercenaire se leva d'un coup, il fit le tour de l'abri pour rejoindre Aisleen. Peut-être que des clients fidèles venaient à elle.
-
Connaissez vous ces gens qui arrivent ? Il les désigna par un mouvement de tête.
Méfiant, il remit son caban et s'éclipsa. Il s'installa non loin de la femme, là où il pouvait observer la scène sans être vu.

[ton rp me conviens parfaitement, prends ton temps ne t'inquiète pas, et puis les miens non plus ne sont pas très grand]
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Aëlingen de Arkantis
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MessageSujet: Re: La rencontre   Jeu 11 Aoû - 20:07

La situation était grave, très grave même, en effet le doux visage du seigneur d'Arkantis n'était point illuminé par un quelconque sourire, ses yeux habituellement rieur brillaient d'une lueur rivalisant sans peine avec les étendue glacés des contrés du nord, hostile à toute forme de vie, massacrant sans pitié les impudents qui osait la foulée de leurs pieds impie. Les nouvelles étaient alarmantes et le seigneur n'allait pas seul, l'entourant ses plus puissants chevaliers, dix être chevauchant en direction de la capitale répartie de manière paritaire entre homme et elfe, symbole même de la baronnie d'Arkantis, tous ils étaient réquisitionnés par sa Majesté, battant ses cuisses ses larmes hurlaient de désir et de dégoût pour ce sang qui serait à nouveau versé. La terre recevrait à nouveau son dot de sang pour l'enrichir, la vie s'écoulant entre ses racines tranchés par l'acier des guerriers, de nouvelles horreurs.

Il ne le permettrait, jamais, il ne pourrait se le pardonner, Aëlingen avançait pointant son regard vers l'horizon faisant faire à la compagnie un léger détour pour prévenir dame Aisleen et l'accueillir parmi eux si tel était son désir, elle dont la chevelure aux doux éclat lunaire le hantait à chaque instant, plongeant son cœur en une nuit perpétuelle où elle seule, unique éclat de lumière parvenait à le maintenir loin des abimes de la mort et de l'oubli, lumière de son âme et de son existence, pourtant même penser à la divine Aisleen ne parvenait à calmer son infernal courroux. Ils parcouraient les plaines à bride abattue ne ménageant que peu leur monture, le temps pressait et nul retard ne pouvait être toléré dans cette course à la mort, celui qui parviendrait à s'imposer le premier aurait l'avantage dans le conflit qui se profilait, un conflit entre l'Ordre et le Chaos, une guerre que les Mercenaires ne pouvaient en aucun cas accepter.

Il pouvait la voir s'élevant au sommet d'une colline, silhouette basse et râblée, puissante et pourtant si libre, l'écurie et la demeure au toits de chaume et aux murs mêlant habilement les enfants de la nature, s'entremêlant pour donner naissance, bois et roche, s'élevant depuis la terre pour défier les cieux et les hommes. Ils s'approchaient toujours plus, les sabots de leur monture frappant la terre avec force et puissance afin de continuer à tracer leur chemin enc es temps qui promettaient trouble et malheur.


A finir
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La rencontre

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