Tosya Renaissance

Le monde Tosya, au cours de la troisième Ère, ving-cinq ans après la montée en puissance du Roi de Dinak, Dan Azyrith, le traitre d'Alsaria.
 

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Mercenaires, toujours d'attaque

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Yselda Karnahal
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MessageSujet: Mercenaires, toujours d'attaque   Jeu 3 Mar - 15:00

Yselda avait pris la direction de Dénaros. Cela faisait des semaines qu’elle avait cherché une bonne excuse pour bouger, fuir cet état sédentaire qu’elle avait embrassé il y a trois ans pour élever son fils. Mais l’appel des chemins était trop fort, et la Mercenaire ressentait plus que jamais le besoin de voyager et de se laisser porter par les vents. Le vent qui la portait, en l’occurrence, c’était une menace qui planait sur les enfants Azyrith. Tous les mercenaires étaient avertis et sur le pied de guerre. Dénaros était alors devenue la cité la mieux protégée de tous les temps en l’espace de plusieurs jours.

Ce fut donc baluchon sur le dos et cape sur les épaules qu’Yselda quitta la chaumière Mercenaire au petit matin. Rien n’était plus agréable que de longer les voies terreuses encore humides de la rosée matinale, et d’apprécier la douce fraîcheur printanière de l’aurore. Bien que cela puisse paraître à certains comme un manque d’humanité, Yselda ne ressenti aucun pincement au cœur à laisser derrière elle un petit bout de chou encore endormi profondément. Mais à quoi cela servait il de s’inquiéter autant. Arthur était en de bonnes mains, et surtout entre des mains Mercenaires. Et puis ce n’était pas comme si elle n’avait pas laissé une lettre expliquant brièvement ses intentions.

Sa cape voletait derrière elle, et ses cheveux avec. Elle lassait derrière elle un aspect de sa vie, pour remplir une mission. Depuis plusieurs semaines elle avait végété ici, sans s’impliquer réellement dans le Mercenariat. Mais maintenant, elle se sentait prête à ajouter sa pierre à l’édifice et à mettre – enfin – ses talents, bien que minimes comparés à ceux d’autres Mercenaires, au service de la cause que tous servaient au sein de l’Organisation. Son objectif : Dénaros. Mais elle ne ferait pas tout le chemin à pied. Ce n’était tout simplement pas possible vu l’état d’urgence. Elle louerait un cheval au prochain hameau ou profiterait d’un charriot marchand.

Une occasion qu’elle saisit et qui la laissa au cœur d’un petit village à quelques lieues du bois de Moniek, à plusieurs de Dénaros. Elle s’accorda quelques instants de repos sur le lit qui meublait la chambre qu’elle avait louée pour la nuit avant de redescendre dans la salle commune de l’auberge pour commander pitance.

Comme dans toute taverne, le bruit régnait en maître bien qu’il n’y eut pas grands cris de soulards et disputes. Vêtue d’une robe simple, cheveux retenus dans un filet tressé, Yselda s’élança vers le comptoir pour commander fromage, pain et vin, avant d’aller s’assoir à une petite table libre. Sa besace posée devant elle, elle s’employa à regarder rapidement les gens qui occupaient les lieux. Personne de très intéressant. Pas même un Mercenaire, à première vue. Distraite, elle jouait déjà avec ses lames qu’elle commença à aiguiser lorsque sa commande lui fut apportée. Son anneau d’Istal, fin et brillant, ornait son annulaire droit, et côtoyait la chevalière que Garreth lui avait offerte à l’issue de leur première année de mariage.

-Voilà pour vous ma p’tite dame. C’est mis sur le compte de votre chambre.
-Merci.

Le serveur s’éloigna, et Yselda planta son couteau dans la miche encore tiède. Et dégusta avec gourmandise pain et fromage. Le vin n’était pas mauvais non plus. Probablement pas un grand cru, mais assez gouleyant. Le bruit semblait s’être estompé, mais la Mercenaire avait toujours une oreille attentive, au cas où. Les bribes de conversation qui lui parvenaient n’étaient d’aucun intérêt. Les priorités de la Mercenaire furent alors reportées sur le nouvel arrivant. Un homme échevelé, qui serait considéré comme normal à première vue par toute personne sans éducation, mais qui éveilla l’intérêt d’Yselda. Marqué par plusieurs balafres et plaies suintantes, l’homme était bien amoché, et son attitude probablement voulue calme ne s’accordait pas à son apparence. Ses traits étaient tendus. Lorsqu’il s’avançait dans la salle, plusieurs regards courroucés et méprisants le suivirent. La Mercenaire attendit qu’il se soit installé dans l’ombre et oublié par les autres clients pour aller le voir, la démarche sûre.

-Je vois que vous êtes bien blessé. Je me nomme Phèdre Varsona, et guérisseuse nomade. Puis-je observer vos plaies et les panser ? Cela risque fort de s’infecter et de causer une gangrène qui aboutirait à une mort certaine.

Le déguisement et le jeu étaient sa principale qualité en tant que Nomade. Impossible pour elle d’oublier qui elle était réellement, mais difficile pour ses interlocuteurs de déceler en elle la vérité. Elle mentait si bien, et si souvent, que les gens se perdaient avec aisance dans le labyrinthe de ses mensonges et multiples facettes. Aujourd’hui elle était guérisseuse, mais demain qui sait ? Peut être jongleuse ou simple villageoise. Peut être qu’elle se fera embaucher chez un boulanger ou dans une auberge, comme nourrice ou comme suivante dans une maison de noble lignée.

Elle tira une chaise et s’assit près de l’homme. Sa besace déposée sur la table, elle y chercha quelques onguents. Heureusement pour elle qu’elle disposait d’une petite trousse de soins. Mais s’il se laissait faire, il faudrait surement qu’elle l’amène à l’écart, pour cautériser les plaies avec un tisonnier, à supposer qu’il la laisse aller si loin pour le soigner.

-Je vous en prie, acceptez mon aide. Je vous garanti que vous ne payerez rien. J’ai d’abord besoin d’avoir une clientèle avant de demander un prix. Vous permettez ?

Yselda vit bien qu’il acceptait à contre cœur. Mais elle lui forçait en quelque sorte la main. Car déjà elle avait ouvert plusieurs petits pots de crème aux herbes et sorti un flacon d’alcool de myrte. L’odeur s’immisça dans les narines d’Yselda et lui déboucha les poumons. Elle en imbiba un linge qu’elle avait dans son sac et l’approcha du visage contusionné de l’homme. Mais une réaction qu’elle n’avait pas prévue la stoppa dans son élan. Il lui avait attrapé le poignet et son regard profond ne lui disait rien qui vaille. Yselda se mordit les lèvres et soutint le regard sombre de l’homme.

-Attention à vous, je suis peut être une guérisseuse mais je sais me défendre quand on m’agresse. Ou alors laissez-moi vous convaincre par des longues paroles qui ne feront qu’aggraver plus votre cas.

Un grognement de sa part fut sa seule réponse, et Yselda savait qu’elle avait gagné une once de confiance. Il lâcha son poignet, et elle l’approcha lentement du visage contusionné.

-Attention ça risque de piquer un peu…

La réaction de l’homme fut violente. Un cri de douleur s’échappa de sa bouche et un brusque mouvement de protection frappa Yselda à la poitrine. La Mercenaire tomba en arrière, en même temps que sa chaise, et la bouteille de liqueur glissa sur le sol pour s’y écraser avec fracas, répandant son contenu. Une forte odeur d’alcool s’éleva dans les airs. Par terre, Yselda leva les yeux vers l’homme qui s’était levé et la regardait avec fureur. Elle se releva tant bien que mal, s’épousseta brièvement et fit face à l’homme, enhardie par cette vive réaction.

-Soit. Si vous désirez pourrir dans un caniveau, c’est votre droit. Mais la prochaine fois parlez franchement et refusez d’une simple négation l’aide que l’on vous propose. Ca m’apprendra à vouloir aider les gens. Si les soins sont gratuits, vous me devez tout de même une bouteille d’alcool de myrte. C’est hors de prix et tout le monde n’a pas les moyens de s’en payer une nouvelle bouteille chaque jour.
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Thalys Answald
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MessageSujet: Re: Mercenaires, toujours d'attaque   Jeu 3 Mar - 16:20

L’homme s’était échappé. Les « faux » cris de la garde retentissaient alors qu’elle attendait dans les écuries, dissimulée derrière une botte de foin. S’il partait à pied, cela lui laisserait le pouvoir de le suivre de loin, lentement et sans se fatiguer. S'il volait un cheval la course serait lancée et elle lui laisserait une heure avant de partir sur sa trace.
Son plan fonctionnait à merveille, Hélia devait avoir joué son rôle parfaitement pour que tout se déroule aussi bien, ainsi, elle patienta. Et ô surprise, alors qu’elle se disait qu’il était parti et que la garde, au courant de son emplacement, viendrait la prévenir du chemin qu’il avait pris, elle entendit une respiration bruyante et des pas précipités. L’homme vola un cheval sans le seller et repartit au galop à cru, les gardes feignant de refermer la porte à toute hâte alors qu’ils avaient laissé la possibilité à l’assassin de repartir presque aisément.

Thalys se fia à son instinct et patienta encore. A cru, il n’allait pas aller très loin et sa direction l’informerait sur le lieu de sa retraite précipitée...
Près d’une demi heure plus tard, un garde vint la déloger de son trou en lui indiquant la direction :


-Il est parti à l’est, madame !


L’homme se tenait au garde à vous, comme si elle avait été sa supérieure. Thalys réfléchit, à l’est se trouvait le bois de Dénaros, peut être allait-il pouvoir s’aventurer soit plus au sud, ou vers le lac, ou encore à Clairbois. Peu importait l’endroit, elle allait suivre les traces de son canasson. Cependant l’affaire ne serait pas mince, le cheval qu’il avait pris avait l’air rapide. Mais tout n’était pas perdu si elle partait dès maintenant.
Elle arnacha un cheval dont le harnais portait le nom de Maximus, un peu plus loin dans l’écurie, puis partit à la hâte sans rien emporter d’autre que ce qu’elle avait amené avant d’arriver à Dénaros.


-Allez « Maximus », va falloir poursuivre un assassin.


Elle talonna le canasson qui cabra avant de repartir comme un dératé en direction de la sortie, manquant de faire tomber Thalys qui s’accrochait comme elle pouvait à ses rênes. Comment pouvait-on garder un cheval pareil dans une écurie ?....
La bête galopait à un train fou et Thalys n’arrivait en aucun cas à le ralentir alors qu’ils sortaient par la porte forte, et ils manquèrent de renverser les deux gardes qui se trouvaient là. Il fallait à tout prix qu’il prenne une cadence de galop plus normale, car il ne fallait en aucun cas qu'il ne se rende compte qu’il était suivi.

Au bout d’une bonne dizaine de minutes, Thalys réussit à ralentir le pas et suivait les traces du spadassin qui semblaient bien aller vers la forêt, du côté de Clairbois. Il était déjà assez loin mais n’avait pas eu l’air de vouloir prendre les précautions de discrétion liées à sa fuite... Hélia devait y être allée vraiment très fort...

La chevauchée continua encore un long moment, puis sans qu’elle n’eut compris pourquoi le cheval s’arrêta net et Thalys vola par dessus « Maximus » mais se réceptionna malgré tout car elle avait solidement entouré sa main autour du lacet en cuir qui guidait sa mâchoire. Thalys était sur les dents. Ce foutu canasson la regardait avec une lueur de défit et de moquerie non dissimulée, cette dernière crut qu’elle devenait folle tant ce cheval avait des expressions faciales étrangement humaines... Elle le regarda sévèrement, réfléchit un instant, remonta sur « Maaaaaximus », et dit :


-Maximus ?

Le cheval ne broncha pas.

-Maximus-faut-retrouver-le-méchant-qui-veut-tuer-Eleanor !!!!!

Le cheval cabra et failli encore une fois faire tomber la dominante, mais elle s’accrocha à sa crinière et ils filèrent presque plus vite que le vent lui-même. Au bout d’un moment, ils arrivèrent près d’un village à la taverne peu accueillante dans cette nuit noire et y trouvèrent le cheval sans selle, sommairement attaché avec un licol de fortune... La femme descendit de sa monture et tapa sa croupe.

-C’est bien mon brave, je vais aller piquer de quoi de nourrir et te faire boire et je vais coincer le mé... Enfin tu sais qui.

Elle avait interrompu sans le vouloir sa phrase car les mots assassin, méchant, Eleanor avaient l’air de faire réagir la grosse bestiole qui avait plus l’air d’un cheval de trait qu’autre chose tant il était immense et imposant, puis alla emprunter deux seaux, l’un rempli d’eau, l’autre de ce qui semblait être d’avoine, et rejoint Maximus, cheval complètement frappé au caractère de cochon, qu’elle avait attaché bien plus loin dans la forêt à l’abri des regards indiscrets.

Puis elle revint et entra dans la taverne, le visage découvert, ayant dissimulé sa lance derrière un fagot de paille au dehors. Sous sa longue cape/manteau qui masquait avec subtilité l’apparente richesse de ses vêtements brodé d’argent, elle n’avait l’air que d’un voyageur isolé parmi d’autres. Elle entra, tête baissée, et demanda une table. En aucun cas elle ne connaissait le visage de l’homme qu’elle recherchait mais il ne pouvait y avoir aucun doute possible. Là bas était déjà installé une personne louche et recouverte des stigmates apparentes de torture caractéristique des légionnaires d’armée lourde, bien moins discrète que celle qu’elle pouvait elle-même imposer, qui apparaissait en prise avec une étrange femme semblant vouloir lui prodiguer des soins de force.

Et Thalys s’assit à une table, derrière trois compères ivres morts et puants qui la cachaient quelque peu. Une brillance incomparable vint déconcerter le regard vif et sombre de la Dominante qui saisit un instant la présence d’un anneau d’Istal au doigt de la Demoiselle... Thalys resta là à observer la scène sans bouger. Cependant l’homme perdit patience et envoya la Mercenaire au sol. Des hommes tournèrent les yeux, pas plus alertés que cela du raffut.

-Nom d’un chien... pensa Thalys, Si ce type venait à tenter de la tuer, personne ne bougerai...

Et elle, pour le moment, ne pouvait en aucun cas se permettre de perdre sa couverture ni de croiser le regard de l’espion, car peut être que sa fuite allait durer longtemps. Suffisamment pour qu’il se méfie s’il la croisait ailleurs...

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Yselda Karnahal
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MessageSujet: Re: Mercenaires, toujours d'attaque   Jeu 3 Mar - 17:34

Sachant bien que même diminué par ses blessures et éreinté par sa journée, l’homme ne ferait d’elle qu’une bouchée si il s’attaquait à elle, Yselda tenta de ne pas faiblir face à lui, qui la dominait d’une bonne tête. La mercenaire referma de gestes vifs ses pots à onguent et les jeta dans sa besace qu’elle passa sur son épaule, foudroyant l’homme du regard.

-Vous avez l’intention de garder le silence ? J’attends les dix pièces d’or que coûte le litre d’alcool de Myrte. Je ne vous laisserai pas partir tant que vous ne m’aurez pas remboursée.

Main tendue, elle restait campée devant lui. Lui l’ignorait, mais elle ne s’intéressait que peu à être remboursée. Ce qu’elle voulait, c’était en savoir plus sur cet homme des plus curieux. Personne ne bougeait autour d’eux. Même dès que la Mercenaire se fut relevée, les clients se concentrèrent à nouveau sur leurs activités.

-J’ai pas de temps à perdre, grogna l’homme d’une voix sourde.

Et il écarta Yselda d’un revers de main, pour se diriger à nouveau vers la porte par où il était entré quelques dizaines de minutes plus tôt, tournant le dos à la Mercenaire, qui leva les yeux au ciel. Bon, elle s’avouait n’avoir peut-être pas été des plus convaincantes. Mais un détail lui parvint alors. La démarche de l’homme, claudicante, n’y était pour rien, mais la trace de brûlure sur sa main gauche, oui. Une compagnie de mercenaires du sud de Dinak qui avait pour habitude de marquer ses nouveaux membres au fer rouge sur le dos de la main, à la jonction du pouce et de l’index. Son père lui en avait souvent parlé, car ces hommes, peu connus, travaillaient, comme les Mercenaires, dans l’ombre du peuple, et au contraire, avec des desseins tout opposés. Ils étaient dangereux, formés à être espions ou assassins.

Et alors que son regard glissait vers l’assistance, elle aperçut également une nouvelle présence. Une femme, tapie derrière trois soulards abrutis par l’alcool qu’ils avaient bu. Et ce n’était pas n’importe qui. Une Dominante. Yselda la connaissait rapidement de vue, Thalys. Leurs regards se croisèrent, mais Yselda s’en détourna, pour suivre l’homme. Et ramasser un bijou qui venait de tomber de sa cape. Une broche d’argent, faite d’une lame servant de pupille à la représentation symbolique d’un œil.

-Attendez !

Il s’arrêta, la main posée contre la porte, prêt à l’ouvrir et disparaître dans la nuit pour ne plus jamais revenir. Et il se retourna. Yselda le rattrapa en quelques enjambées et lui rendit sa broche.

-Vous avez perdu cela. Elle est magnifique, ce serait dommage de perdre pareille merveille.

Les deux regards se croisèrent. L’homme repris sa broche qu’il rattacha à sa cape, et inclina la tête. Yselda voyait bien qu’il lui était reconnaissant de lui avoir rendu ce bijou qui était nécessaire comme l’Istal à un Mercenaire.

-Merci.

Il allait partir pour de bon, mais Yselda tenta le tout pour le tout. C’était sa dernière chance d’obtenir quelque chose de lui. Et si Thalys était présente, c’était pour une raison toute particulière. Réprimant avec force l’envie irrépressible de se tourner vers sa Dominante, Yselda lança :

-Vous n’allez pas voyager ainsi cette nuit. Je vous garantis que si vous me laissez au moins désinfecter ça, vous pourrez rentrer chez vous tranquillement et m’oublier. Du moins vous me serez reconnaissant d’avoir assez insisté pour que vous ne rentriez pas voir votre femme à moitié mourant.

-On n’a pas de femmes, à Fort Palwën.

Répliqua t il désabusé, sans s’être rendu compte d’avoir révélé à Yselda une information capitale. Mais il ignorait également qu’Yselda était Mercenaire. Donc, un sourire encourageant sur son visage, elle reprit :

-Vous acceptez alors que je nettoie vos plaies ?

-Oui, mais ne prenez pas trop de temps. Je suis pressé.

-Soit. Alors venez vous asseoir.

De suite il fut plus docile. Yselda se fit servir une bouteille d’eau de vie, et recommença sa démarche de soins. L’homme tressaillit au contact de l’alcool, qui sentait bien plus fort et arrachait bien plus que l’eau de myrte. Quelques applications d’onguents pour apaiser les coupures plus tard, Yselda laissa partir l’homme, qui ne la remercia que brièvement.

La Mercenaire rangea une nouvelle fois sa trousse, et alla rejoindre la Dominante. La taverne se vidait petit à petit. Et à présent, plus personne ne faisait attention à rien. Les hommes étaient trop ivres ou alors pas assez éveillés pour se rendre compte que deux femmes qui s’étaient ignorées pendant de longues minutes se connaissaient en réalité. Yselda s’assit à côté d’elle.

-Bonsoir, dame.

Jetant un dernier regard autour d’elle, Yselda se pencha plus en avant et parla à voix basse :

-Dominante Thalys, je sui heureuse de vous voir. Je me nomme Yselda Karnahal.

Elle lui présenta son alliance d’Istal.

-Cet homme part en direction de Fort Palwën, c’est au sud du royaume de Dinak. La marque, sur sa main, ainsi que la broche que je lui ai rendue en sont une preuve. Des mercenaires au service des plus vils comploteurs. Peu de gens les connaissent, moi j’en sais très peu, mais juste assez pour les reconnaître et vous dire de vous méfier d’eux. Ils sont loin d’être aussi puissants que les Mercenaires, mais sont formés à espionner et assassiner. J’ignore ce que vous avez fait à cet homme, mais il est vraiment bien amoché. Je suppose qu’il a un rapport avec la raison de votre présence à Dénaros ? J’ai l’intention de m’y rendre justement.
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Thalys Answald
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MessageSujet: Re: Mercenaires, toujours d'attaque   Ven 4 Mar - 12:38

Le manège que jouait la femme était foncièrement dénué de sens commun. L'homme allait disparaitre, c'était un désastre ! S'il s'échappait, dans cette nuit noire la recherche du tueur serait totalement vaine.
Toutefois la jeune Mercenaire eu l'air de comprendre la présence de Thalys, et elle ramassa une broche d'argent qui tomba près de la Dominante.

Une broche de cape qui était telle un œil d'ogive, à la pupille d'épée. Un motif qui un instant lui sembla mal sainement familier, cependant la Mercenaire avait beau chercher, dans les tréfonds de ses souvenirs, où elle avait vu ce symbole, rien ne lui revenait à son plus grand regret... Toutefois son instinct lui criait de se remémorer, que cela était capital, mais c'était peine perdue...
La jeune femme tenta apparemment de retenir l’assassin :


-Vous n’allez pas voyager ainsi cette nuit. Je vous garantis que si vous me laissez au moins désinfecter ça, vous pourrez rentrer chez vous tranquillement et m’oublier. Du moins vous me serez reconnaissant d’avoir assez insisté pour que vous ne rentriez pas voir votre femme à moitié mourant.

-On n’a pas de femmes, à Fort Palwën.


Putain pensa Thalys. Sans s’en rendre compte la femme avait fait cracher le morceau sur la destination finale de l’homme. Elle ne sourcilla pas mais si on avait pu voir l’âme de la mercenaire, on aurait vu celle-ci faire des yeux ronds et s’étouffer avec la boisson qu’elle était en train de siffler.
L’homme se ravisa, et se laissa faire, cependant il repartit... Il n’allait prendre qu’une direction, et Thalys attendrait encore une demi heure, voire une heure avant de le suivre à son tour. La Mercenaire s’assit à côté d’elle.


-Dominante Thalys, je suis heureuse de vous voir. Je me nomme Yselda Karnahal

-Eh bien, Yselda, si on m’avait dit que vous réussiriez à m’enlever une si grosse épine du pied je n’y aurais jamais cru vu comment votre jeu avait commencé.

-Cet homme part en direction de Fort Palwën, c’est au sud du royaume de Dinak. La marque, sur sa main, ainsi que la broche que je lui ai rendue en sont une preuve. Des mercenaires au service des plus vils comploteurs. Peu de gens les connaissent, moi j’en sais très peu, mais juste assez pour les reconnaître et vous dire de vous méfier d’eux. Ils sont loin d’être aussi puissants que les Mercenaires, mais sont formés à espionner et assassiner. J’ignore ce que vous avez fait à cet homme, mais il est vraiment bien amoché. Je suppose qu’il a un rapport avec la raison de votre présence à Dénaros ? J’ai l’intention de m’y rendre justement.

La Dominante avait écouté avec attention la moindre information de la jeune femme. Se méfier ? Elle esquissa un rictus et dit tout bas.

-Je n’ai rien fait à cet homme, je pense que les guerriers qui me servent de couverture sont ceux qui lui ont infligé le plus de dégâts. Ou peut être est-ce l’officier Hélia... Quoi qu’il en soit si vous allez à Dénaros vous y trouverez quelques uns de nos hommes, Officiers, Sous-officiers, encore une fois sous couverture. J’ai également fait quérir un homme afin d’appeler Dame Aisleen Karnesta.

Elle lui fit un clin d’oeil entendu. Peut être comprendrait-elle son plan une fois arrivée sur place, si elle était assez fine pour cela.

-Quoi qu’il en soit je vous remercie pour cette aide providentielle que vous venez de m’apporter. Je m’en vais suivre cet homme. Pouvez trous transmettre à ceux de Dénaros que je suis encore en vie... Du moins pour l’instant ?

La femme se leva et alla demander un plat et une boisson pour cette Yselda, c’était la moindre des choses qu’elle lui devait. En revenant, elle lui expliqua succinctement ce dont il s’agissait.

-Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais notre présence est justifiée, et hier le risque s’est avéré. La royauté Azyrith est menacée. Si ces hommes viennent de Fort Palwën, il m’est avis – étant donné qu’il ne s’agit que d’une bourgade peu engageante – que le danger vient d’encore plus haut. Je vais tenter de remonter la piste, en espérant que je ne la perde pas.

Thalys avait terminé son repas, sa boisson, près de trois quart d’heures s’étaient écoulés, et elle se leva, saluant Yselda.

-Encore une fois merci. Je pense que vous pourrez vous rendre utile à Dénaros. Vous êtes quelqu’un d’assez savant pour tromper un assassin en fuite et lui faire avouer sa principale destination, je ne m’inquiète pas pour vous quant à la suite des évènements.

Puis la dominante tourna les talons et sortit de l’auberge en allant chercher ce gros bourru de Maximus.

-Allez mon beau, l’assassin va à Fort Palwën. Nous allons essayer de le débusquer.

Puis elle avança dans la nuit noire...
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