Tosya Renaissance

Le monde Tosya, au cours de la troisième Ère, ving-cinq ans après la montée en puissance du Roi de Dinak, Dan Azyrith, le traitre d'Alsaria.
 

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Domaine des Watson

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Tristan Mefilena
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MessageSujet: Domaine des Watson   Ven 25 Fév - 13:35

[Suite de Les Jardins de Dénaros]

On a joué avec ses cartes..

Tristan Mefilena n'appréciait pas une quantité de choses, parmi lesquelles marcher plus de douze lieues d'une traite. Le jeune mercenaire était partit la veille en direction d'une bourgade aux abords de Dénaros, rejoindre un collègue Affide. Ayant eu vent d'un certain complot au palais, il voulait l'en informer mais surtout savoir si la nouvelle s'était ébruitée.

C'était un elfe, il a sûrement du lire dans mes pensées, me jeter une malédiction, voir à travers mes cartes, les tru..

Buvant dans sa gourde le sacra, il fut coupé net dans son ruminement en faisant un bond sur le côté, évitant de peu une voiture meurtrière.


"- C'est une calèche de la noblesse vaurien, la prochaine fois je ne m'arrêterai pas !"


Fixant le cocher d'un air qui se voulait le plus supérieur possible, il regarda la riche calèche reprendre sa course folle. Le jeune homme se surpris a souhaiter un instant être un noble pure souche, rien que pour y être confortablement installé.

Enfin si ce maudit elfe n'avait pas triché, je n'en serai pas là !

Quoi qu'il en soit, Tristan ne pu tenir sa promesse envers Laena et rentrer la veille au soir. Ayant perdu l'argent censé payer l'écuyer à une partie de cartes, il dut rentrer à pied. Heureusement pour lui, son seul bagage se résumait en une besace contenant son arbalète, les restes d'une miche de pain et une bourse vide. Marchant à travers l'artère principale de la ville avoisinant la maison Watson, il en profita pour saluer nombre damoiselles.
L'une avait vu ses pommettes prendre une timide couleur rosée tandis qu'une autre lui avait particulièrement rougit la joue gauche.
Resté pantois quelques secondes, il rit puis s'engagea à la sortie de la ville, dans un paysage extrêmement familier. Ses muscles éreintés crièrent de joie lorsqu'il distingua la bâtisse Watson. Sa lèvre elle, tiqua lorsqu'il ouvrit des yeux ronds à la vue de son aimable connaissance le cocher, discutant avec un de ses semblables. Alors que ce dernier le repéra à son tour et s'apprêtait à proférer de courtoises salutations, Tristan aperçu comme un petit soleil.

"- Laena !"

Le propriétaire de la calèche regarda médusé le "vaurien" s'élancer vers sa noble cliente qui déposait prudemment un pied, puis l'autre sur les pavés, sa chevelure reconnaissable entre toutes lui cachant le visage.


Dernière édition par Tristan Mefilena le Ven 4 Mar - 15:35, édité 1 fois
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Mewen Galnaë
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Ven 25 Fév - 19:13

- Pourquoi pas... De toute manière je vous préviens, si vous me voulez du mal je vous colle mon pied aux burnes.

Surpris, Mewen regarda la douce avant de rire. Un langage de charretier sortant de si délicates lèvres. Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences. Avec un grand sourire Mewen ne répondit pas, suivant la jeune femme aux écuries. Une certaine agitation régnait, les Mercenaires donnant des ordres à la garde Royale. Quel bazar, ça devait changer de leur quotidien.

La Noble Watson lui demanda à quelle garde ils appartenaient … Que répondre. Il ne pouvait révéler l'existence des Mercenaires. Même si suite à la guerre qui confronta Dinak et Alsaria ces derniers apparurent au grand jour, les Mercenaires retombèrent vite dans la légende. Ancrés dans la mémoire des anciens, inconnus dans celle des nouvelles générations.

Heureusement qu'elle ne lui laissa pas le temps d'inventer un second bobard, elle se planta devant lui, si proche, et se mit à imiter un guerrier tenant son arme, tout en parlant d'un « groupuscule secret prêt à bouter les méchants et les seigneurs injustes du royaume d'Alsaria afin de préserver le peuple et de guider ses ouailles». Mewen ne put se retenir de rire. Ce n'était pas par moquerie, loin de lui cette idée, mais voir cette crapette s'emporter ainsi ...

Rouge pivoine elle se replaça à ses côtés, s'excusant de son débordement. Décidément cette jeune Noble lui plaisait vraiment, elle n'était pas cette petite fille fragile et coincée qu'il croyait.
- Surtout ne soyez pas désolée, si mon rire vous a outré je vous prie de me pardonner. Ce n'était pas contre vous.

Il avait tellement envie de lui dire qu'elle avait raison, que son imagination n'était que réalité. Il serait arrogant de prétendre que les Mercenaires sont les héros secrets qui berçaient son enfance, mais rassurant de lui dire que certains hommes aspirent à ce que la paix subsiste, si fragile soit elle.

Déjà elle était loin devant, demandant à son cocher de préparer la calèche à leur départ immédiat.

Mewen récupéra sa jument, une bâtarde à la robe alezan, résistante et attendrissante, il l'adorait. Il l'avait prénommée Mirima, signifiant « libre » en elfique.

Le cocher décampa, emportant la belle qui n'avait pas demandé son reste. Le jeune homme partie au galop, rattrapant la calèche.
Il se plaça près de la fenêtre de la passagère :
-
Je n'ai même pas eu le temps de vous répondre ma Dame. J'adore votre imagination, et si je vous dit que …

Il n'eut le temps de finir sa phrase que le voiturier hurla :
-
Dégagé de là, vous n'avez rien à faire ici !
Et ce ci accompagnait d'un coup de fouet. Sa jument se rua légèrement, laissant la calèche prendre de la distance.
-
En espérant vous revoir Dame Watson, brailla Mewen à son tour. Du peu qu'il l'avait vu, le jeune homme appréciait tout particulièrement la Noble.

*
Et si je vous disais que vous n'avez pas tort * Finalement, le cocher avait peut être bien fait de le repousser ainsi. Mewen aurait pu le poursuivre et lui faire payer un tel comportement. Il aurait été idiot de le faire.

Il était temps pour lui de retrouver Aisleen et Aëlingen.

[HRP : Je vous laisse continuer tout les deux seulement, j'aurais grand plaisir de rp avec toi Tristan, dans un autre contexte sûrement Smile ]
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Laena Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Sam 26 Fév - 13:00

Le jeune guerrier s'éloignait, et Laena regardait son cheval détaler vers l'intérieur du royaume d'Alsaria quand la calèche eut un soubresaut et s'arrêta, manquant d'envoyer Laena par devant, puis, cette dernière entendit le coche hurler :

- C'est une calèche de la noblesse vaurien, la prochaine fois je ne m'arrêterai pas !

La jeune femme resta légèrement interdite et sortit la tête par l'une des petites ouvertures alors qu'ils avaient repris leur course effrénée en direction de la maison. Ses yeux s'écarquillèrent, un instant, elle crut voir Tristan mais ce n'était certainement pas lui... Son regard s'attrista et elle retint quelques larmes, il lui manquait tellement... Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas vu qu'elle aurait eu du mal à décrire précisément à un peintre ses traits. La raison qui l'avait séparée de lui était simple pour son père mais complexe pour elle qui ne comprenait pas pourquoi il s'enfonçait dans des explications toujours plus étranges ou trop précises, comme s'il ne s'agissait pas de la vérité ou que Key lui cachait quelque chose. Et à chaque fois que Tristan était revenu, et pour si peu de temps, il lui racontait exactement ce dont il devait être question, alors elle soupirait et se ravisait...

Si l'on en croyait ce qu'ils disaient, Tristan était en train de devenir Chevalier, son père lui, officiait pour le royaume d'Alsaria, et Eleanor n'était pas au courant, pourtant son frère lui disait tout ce qu'il se passait au royaume... Alors Laena fermait les yeux et s'inventait encore des histoires à leur propos, n'osant plus demander encore ce qui lui apportait toujours si précisément les mêmes réponses...

Ils arrivèrent enfin à destination, et la jeune femme soupira de soulagement. Il fallait qu'elle lise, qu'elle se vide la tête et qu'elle arrête de tout le temps réfléchir et laisser les idées noires l'envahir. Puis la porte s'ouvrit et le cocher lui tendit la main afin qu'elle descende, elle entendit :


-Laena !


Son cœur s'affola alors qu'elle voyait Tristan courir vers elle, elle lâcha la main du cocher qui l'aidait à descendre pour courir aussi, les yeux emplis de larmes de joie de ces retrouvailles qui n'étaient plus attendues et sauta à son cou.

-Putain la prochaine fois que tu me laisses sans nouvelles je t'étripe !

Dit-elle en reniflant, trop heureuse pour contenir ce soulagement qu'il soit en vie, et près d'elle. Cela faisait si longtemps.
Elle lâcha son étreinte et essuya ses yeux d'un revers avant de prendre la main de ce "frère" dont elle attendait le retour.


-La prochaine fois tu m'écriras ?

Demanda-t-elle timidement. Elle s'inquiétait tellement pour lui, quand il était absent. Puis elle l'entraina à l'intérieur de la grande demeure et ils traversèrent les corridors blancs, chargés de tapisseries, de tableaux et de décoration en lui posant une myriade de questions ; ce qu'il racontait, les gens qu'il avait rencontré, ce qu'il avait fait, elle voulait tout savoir, et surtout elle l'informa de la présence étrange de ces guerriers en les murs du Château, peut être était-il au courant de quelque chose...
Mais l'heure pour elle était plus à la fête, ainsi elle manda à leurs gens de bien vouloir apporter nourriture et boissons, et surtout de préparer un bon bain chaud à Tristan qui avait l'air quelque peu plus crasseux que d'habitude, et surtout portait les marques de la fatigue sur le visage et aux grimaces qu'il faisait lorsqu'elle malmenait son bras.
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Tristan Mefilena
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Sam 26 Fév - 16:07

"-Putain la prochaine fois que tu me laisses sans nouvelles je t'étripe !

Il ria en entendant l’accueil si particulier, tellement propre à Laena, mais en entendant ses quelques reniflement son visage se renferma. Accrochée à son coup, sa "soeur" n'avait comme d'habitude pas remarqué sa réaction et c'était mieux ainsi.

-Bien sur que je t'écrirai, dit-il en la reposant délicatement."

Un maigre sourire éclaira le visage de sa soeur ou il pouvait voir les quelques chemins que ses larmes avaient emprunté sur ses joues. Il n'eu le temps d'en être attendrit qu'aussitôt elle le tira à l'intérieur. Faisait un geste de la main rieur au cocher encore abasourdi, il se laissa faire.

L’entraînant dans les nombreux tours et détours de la maison, elle interpellait une foule de domestiques et bientôt, quoique habitué à y vivre, il fut quelque peu perdu au milieux d'Alix chargée de faire chauffer de l'eau, de Kara et son escadron de bonnes à préparer de quoi se remplir la panse, de Sebastian écoutant patiemment les autres désirs secondaires de la maîtresse des lieux en la suivant au pas de course. Le tirant par le bras, comme s'il allait soudainement repartir il fit trébucher sur son passage quelques employées et faillit plus d'une fois se prendre le pied dans la traînée de la robe. Le plus impressionnant est qu'entre deux apostrophes elle trouvait le temps de le questionner sur son absence.
En chemin il avait eu tout le temps d'y réfléchir, la pointe de son arbalète dépassant de son sac lui rappelant douloureusement qu'elle ne croirait sûrement pas cette idée-ci, cette idée-là.

"-Et bien j'ai reçu une missive de Sir Monroe, tu sais celui avec une verrue pas possible, il n'y a pas si longtemps. Il avait besoin d'un chevalier dans sa garde personnelle, je ne pouvais pas le faire attendre. Mais je n'ai pas été pris pour..diverses raisons.. J'ai pas bien compris pourquoi. Tu sais sa fille était bien plus intéressante, avec ce collier lui prenant tout le cou, ses boucles attachées en arrière par une espèce de pince, magnifiquement travaillée soit-dit en passant,..dit-il se frottant la nuque, un sourire qui se voulait contrit relativisant la chose.

Regardant dans les yeux sa soeur, il continua son numéro, sachant qu'à force de parler d'une imaginaire Emma Monroe elle le coupera sans appel. Ses grands gestes, son mime d'une chevauchée avec à la clef son adoubement, sa vague défaite face à un vague concurrent..Il en parlait avec ferveur, tant et si bien qu'à force il ne sentit plus du tout le bras que Laena tiraillait lorsqu'elle le lâcha, enfin arrivé dans la vaste salle qu'était celle du repas.
Il s'assit non sans un soupir d'aise autour de la table richement garnie en divers mets. Croquant généreusement dans une pomme, il se servit un fond de Sacra dans sa coupe lorsqu'une fois de plus son geste s'arrêta.

-Tu a été au Palais aujourd’hui ? Je veux dire, seule ?"

Penchant sa tête sur le côté, il paraissait maintenant évident que préparée et habillée comme elle l'était, elle ne pouvait revenir d'une simple promenade.

Bravo Tristan, bravo !
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Laena Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Sam 26 Fév - 20:06

-Et bien j'ai reçu une missive de Sir Monroe, tu sais celui avec une verrue pas possible, il n'y a pas si longtemps. Il avait besoin d'un chevalier dans sa garde personnelle, je ne pouvais pas le faire attendre. Mais je n'ai pas été pris pour..diverses raisons.. J'ai pas bien compris pourquoi. Tu sais sa fille était bien plus intéressante, avec ce collier lui prenant tout le cou, ses boucles attachées en arrière par une espèce de pince, magnifiquement travaillée soit-dit en passant...

Tristan se perdait encore une fois dans des explications qui avaient l'air toujours vraies sans l'être. Le problème était qu'à chaque fois qu'il mentait ou qu'il était réellement pris dans une de ses histoires, comme elle avait pu le vérifier durant de longues années, ses monologues laissaient place à un vent de silence qui leur soufflait dans les oreilles à tous deux... Et encore une fois, Laena s'inclina et laissa tomber son investigation, trop heureuse et à la fois trop perturbée par ce retour et ces hommes du château pour lui en tenir rigueur.

-Oui, oui... Comme d'habitude quoi...

Son visage affichait une moue boudeuse et septique qui illustrait à merveille le doute qu'il avait inséminé en elle avec ses frasques de preux chevalier au service du royaume. Et une énième fois, elle soupira. Un jour elle lui ferait cracher le morceau, mais l'heure n'était pas encore venue alors ils s'assirent devant la table où son frère croqua allègrement dans une pomme pendant qu'elle s'attaquait férocement à l'aide d'un monstrueux couteau à un énorme saucisson qui passait par là. Il se servit sa boisson favorite et demanda :

-Tu as été au Palais aujourd’hui ? Je veux dire, seule ?

Laena s'arrêta, fixant les yeux verts qui la considéraient durement tout en se moquant certainement de son allure de paysanne alors qu'elle avait encore un énorme morceau de pain et de charcuterie en bouche.

-Oui ch'étais là bas, ch'étais invitée par Eleanor, et oui ch'étais cheule...

Elle avala tout rond avant de boire une grosse lampée d'eau puis reprit :


-Y'avait un type bizarre, il a démoli un garde qui m'espionnait pour apparemment me surveiller, y'a une histoire de sécurité de Dénaros intra muros, de garde mise en place en plus des gardes royaux, donc ça j'ai pas compris, et ces gens sont bien plus forts que les gardes parce que le fameux Mewen l'a mis au tapis en peu de temps avant de le sermonner, alors si tu veux mon avis...

Elle arrêta son geste accusateur quand elle se rendit compte qu'un gros bout de cuisse de jambon cru trônait dans sa main et allait et venait en accompagnant ses dires - ce qui la décrédibilisait totalement d'ailleurs - puis lui expliqua le peu dont elle avait connaissance et qui lui avaient semblé logique de par son esprit curieux, inventif et vif.


-... Y'a un truc pas normal, là bas, mais je ne sais pas quoi, et je n'avais pas envie de rester parce qu'Eleanor était occupée avec un type à qui elle a remit une médaille qui lui faisait les yeux doux, et que... Bref, c'était étrange jamais la garde n'a eu personne à part Er... Erwan... et Eleanor pour les diriger.

Elle avait buté encore une fois sur le nom d'Erwan et soupira en espérant que tout ne soit encore passé encore inaperçu, et elle continua ainsi sa boustifaille en dévorant fromages, pains, viandes et légumes qui pouvaient se trouver devant elle, sans rien ajouter à son récit.

Après tout, c'était lui qui était parti et qui devait raconter les potins...


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Key Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Dim 27 Fév - 17:17

Encore une mission d’achevé pour le compte des Mercenaire et en passant, une inspection poussé des richesses d’un petit seigneur afin que les impôts Alsarien n’en pâtisse point. Qu’il était bon de pouvoir allier ainsi ses activités quotidiennes et secrètes. Des occasions trop peu nombreuses au gout de Key. Mais la facilité déconcertante avec laquelle il avait mené à bien son investigation l’ennuyait profondément et le perturbait quelque peu. L’action lui manquait.
Cela faisait une semaine que le Dominant avait quitté la forteresse, et presque trois qu’il n’avait pas revu la blanche Dénaros. Non pas que la ville et la vie citadine lui manqua affreusement. C’était plutôt ce qu’elle représentait, dans son ensemble, pour lui, qui l’empêchait même après toutes ses années de trop s’y absenter. Sans compter qu’il imaginait sans mal une petite tête blonde, turbulente, froncer les sourcils avec détermination et bouder à n’en plus finir s’il s’éloignait trop longtemps d’elle.
Trois semaines déjà. Tirant sur les rennes, il fit tourner les talons de Pashta et s’élança au triple galop vers la capitale Alsarienne.

Le demi-elfe avait épuisé sa monture mais au moins il était arrivé rapidement. Et puis dérouiller cette brave jument lui avait fait du bien, en prime elle aurait le droit à un grand seau de ses gourmandises favorites, Key y veillerait.
Arrivé dans la courant de l’après-midi, il fut accueillit comme toujours par son cher Sébastian. L’homme grisonnant était déjà d’un certain âge, à coup sur du sang d’elfe coulait dans ses veine pour se tenir aussi droit et garder autant de force après avoir passé ces vingt dernières années à s’occuper d’une maison autant rempli de vitalité.


- Bienvenu chez vous Monsieur. Avez-vous fait bon voyage ?

Sur les marches du perron, le vieil homme attendait sagement que son maitre lui donne quelques instructions. D’un geste de la main, il fit venir un petit palefrenier d’une douzaine d’année. L’enfant se précipita vers Pashta, tenant les rênes tandis que Key en descendait.

- Cesse ce jeu avec moi Sébastian, tu as déjà lu sur mon visage toutes les informations nécessaires pour répondre toi-même à cette question. Comment fais-tu pour être chaque jour plus en forme que le précédent ? J’ai l’impression d’avoir, en trois semaines, vieilli de dix ans.
- Je n’ai pas de secret particulier Monsieur. Et je vous assure que vous paraissez aussi jeune que le jour où vous êtes devenu chevalier.
- Très aimable. Les enfants sont la ? Non Andry, je vais m’occuper de cette charmante demoiselle. Mais si tu veux m’aider, va me chercher les friandises qu’elle affectionne tant.


Après avoir renvoyé le jeune garçon dans les cuisines, pour ce qui allait être le pus grand plaisir de Pashta, Key défit les quelques paquets qui bordaient la selle.

- Vous êtes le premier Monsieur. Tristan devait arriver hier soir, mais il a du être retarder. Quant à Mlle Laena, il me semble l’avoir vu partir en direction du château.
- Bien. Fait porter les paquets dans mon cabinet de travail. Je m’en occuperai après avoir cajolé cette tête de mule.


Deux heures plus tard, Key était affalé dans l’un des fauteuils de ses appartements privés. Il n’avait même pas pris le temps de se changer ou de se délester de sa veste de voyage. Perdu dans sa contemplation des paquets posés devant lui, il fut soudainement tiré de ses pensées par un chahut grandissant. D’un coup la maison calme semblait abriter en son sein une tempête. La voix de Laena était partout, donnant des indications claires et précises tout en posant des questions à ce qui devait-être son frère. Se levant douloureusement, il s’épousseta puis se dirigea avec la plus grande discrétion vers le point culminant des bavardages.

Key ne perdit pas grand-chose de la conversation. Sans s’inquiété d’être vu ou entendu, la figure du père s’adossa au chambranle de la porte, les bras croisées. Il écoutait et observait attentivement leur petite retrouvaille. Un plaisir tout parental qu’il s’octroyait volontiers.

Tristan avait toujours du mal à dupé sa sœur, voila qui aurait pu passer pour un air de famille si un seul des trois partageait un quelconque lien de sang. Fidèle à lui-même, il se servit un verre de sacra sous les yeux désapprobateur de son tuteur. Un de ses jours, il se promit se remonter copieusement les bretelles de « tonton Sayole » et « tonton Ael ». Laena, avec autant de grâce et de bienséance qu’une fille des bas quartiers lui contait sa journée. Un sourire en coin, Key la regarda gesticuler et manger sa charcuterie, prêtant une oreille vigilante à ses propos.
Une garde mise en place, en plus des gardes royaux… Mewen… ce nom lui disait quelque chose, il était sur de l’avoir déjà lu quelque part. Les registres mercenaires ! Mais que faisait-il ici à découvert ? S’il faisait parti de cette fameuse garde supplémentaire c’est que le dominant avait loupé des informations capitales…
Secouant la tête il se reconcentra sur les jeunes gens présents devant lui. Toujours dans leur discussion, ils n’avaient pas remarqué sa présence et cela allait devoir changer. Toussotant légèrement, il se racla le fond de la gorge avec dignité avant de relever les yeux vers les enfants à table.


- Une belle réunion que voila ! Je peux me joindre a vous avant que tu ne dévores toutes nos provisions Laena ?


Spoiler:
 

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Tristan Mefilena
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Dim 27 Fév - 19:30

"-Oui ch'étais là bas, ch'étais invitée par Eleanor, et oui ch'étais cheule...

Laena avala tout rond sa tranche de saucisson, Tristan avala tout rond un énorme morceau de pomme.

-Y'avait un type bizarre, il a démoli un garde qui m'espionnait pour apparemment me surveiller, y'a une histoire de sécurité de Dénaros intra muros, de garde mise en place en plus des gardes royaux, donc ça j'ai pas compris, et ces gens sont bien plus forts que les gardes parce que le fameux Mewen l'a mis au tapis en peu de temps avant de le sermonner, alors si tu veux mon avis...

Laena se rendis compte d'une cuisse au bout de sa main, Tristan s'étouffa avec un morceau de pomme plus gros que le précédent. Un homme ayant mis à terre un garde royale ? Seul avec elle ? Un type louche ? Bien plus fort que ceux qui sont censé être des militaires triés sur le volet ? Faisant mine d'être intéressé sans vraiment l'être, le jeune homme réfléchi tout en mâchouillant distraitement sa pomme. Ledit Mewen aurait pu s'il le voulait briser sa soeur en quatre..Il en frissonna.
Non, s'il était chargé de sa sécurité cela aurait forcément paru assez louche. Il devait être un mercenaire, arrivé avec cette fameuse garde spéciale. Forcément.

-...Bref, c'était étrange jamais la garde n'a eu personne à part Er... Erwan... et Eleanor pour les diriger.

Autant la jeune noble, de rang pas de langage, était intriguée par ces événements, autant lui était rassuré. Son inquiétude avait maintenant laissé place à un sentiment quelque plus décontracté. Fidèle à lui-même, il fit un grand sourire à sa soeur qui après sa tirade redoutait cette réaction.

- Er-Erwan ?

Posant le trognon de sa pomme il mis ses deux mains à plat, avança sa tête au dessus de la table avec un regard de félin.

- Est-ce bien ma soeur qui bute sur un simple prénom en rougissant ou..

Tristan fut coupé lorsqu'un raclement de gorge se fit entendre. Tournant d'un même mouvement leurs têtes vers l'embrasure, ils purent voir une forme familière apparaitre.

- Une belle réunion que voila ! Je peux me joindre a vous avant que tu ne dévores toutes nos provisions Laena ?

- Elle ne m'a même pas laissé une tranche de jambon, il faudra jouer des coudes !"

Se levant, Tristan se dirigea vers son parrain pour lui faire l'accolade.
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Laena Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Dim 27 Fév - 20:41

- Er-Erwan ? Est-ce bien ma soeur qui bute sur un simple prénom en rougissant ou...

Laena le regarda avec des yeux ronds... Sa bouche se tordit lorsque la question fut avortée par un raclement de gorge caractéristique. Laena manqua de tomber de sa chaise en se retournant violemment, alors que la silhouette qu'elle aurait reconnu entre mille disait :

- Une belle réunion que voila ! Je peux me joindre a vous avant que tu ne dévores toutes nos provisions Laena ?
- Elle ne m'a même pas laissé une tranche de jambon, il faudra jouer des coudes !"


La jeune fille avait la bouche entrouverte, trop d'émotions que celles de cette journée qui n'aurait dû comporter d'autre rebondissement que celui de choisir quel gâteau Sebastian aurait décidé de faire confectionner pour le dîner... Alors que Tristan terminait son accolade, Laena se leva et courut vers son "papa", puis elle lui sauta dessus, manquant de le faire tomber. Il tenait bon le vieux ! Enfin vieux... Lui était un elfe, et elle vieillirait pour finir à l'appeler papa à cinquante ans, ridée et les cheveux gris, tandis que lui conserverait son doux et souriant visage...

-Mais pourquoi vous ne m'écrivez jamais pour me prévenir quand vous allez être de retour ! Vous me laissez tout le temps toute seule... Et... Enfin je laisse tomber les pleurnicheries... Je suis contente, tu vas bien papa ?

Et en un instant son visage s'éclaira et rayonna tel un splendide soleil percé de deux superbes saphirs. L'atmosphère autour d'elle avait presque changé, et Sebastian qui passait par là afficha lui aussi un sourire qu'elle lui arracha comme à chaque fois.

En vérité les longues séparations accentuaient pour elle les liens familiaux qu'elle avait tissé avec ces deux hommes, comme avec Eleanor. Certaines fois elle se demandait si son essence ne se forçait pas à trop aimer par ce vide qui la tenaillait sans cesse... Le manque d'une mère. Et pourtant elle les aimait tous les trois comme une folle, mais quelque chose lui faisait cruellement défaut. Peut être l'origine de ses racines qui la faisait tant s'accrocher à ceux qu'elle aimait afin qu'elle soit sûre qu'ils ne l'abandonnent pas eux aussi ?...


-Alors qu'as-tu à me raconter ? J'ai brodé une chemise que Sebastian t'as fait confectionner pendant que tu n'étais pas là ! Les fils sont en soie et en argent. Tu vas aimer j'en suis sûre ! J'ai repris les motifs elfiques que j'ai trouvé dans les blasons de ta famille et les ai adaptés !

Il n'était pas sans dire que Laena, malgré la facette bourrue et charretière de son comportement était une jeune fille délicate, fleuron des arts qu'elle avait appris. Tout ce qu'elle touchait devenait par magie une splendide chose et la musique comme la broderie ou même la peinture étaient loin de lui être inconnus. Et vu qu'elle avait tant de temps à revendre elle brodait, tapissait, créait elle même des tissus aux motifs colorés et délicats dans les tons d'argent et de toutes les nuances de bleu qu'elle et son père affectionnaient.

-Ah et j'ai aussi un petit quelque chose pour toi Tristan...

Ses joues se colorèrent et elle alla vers Sebastien qui, en tant que super majordome, avait déjà sorti le paquet.

-C'est une dague dont j'ai créé moi-même les motifs... Je l'ai faite faire par l'un des forgerons du château. Je sais pas trop si c'est ton truc... Mais mon cocher l'a récupérée pour moi tandis que j'étais avec Eleanor...

Ce cadeau pouvait être stupide, mais Laena n'était pas du genre à jeter l'argent par les fenêtres, et cette dague là n'avait rien couté pour la simple et bonne raison que la jeune femme avait décidé de faire un troc avec le forgeron lors d'une visite, un mois auparavant, au château de la blanche Dénaros. Elle lui dessinait des motifs, dessinait les gravures pour quelques unes de ses futures armes de la garde, et lui lui offrait ce qu'elle voulait, en échange.
Il semblait parfois, comme l'on disait d'elle, que tout ce qu'elle touchait se transformait en or, mais ce qu'elle couvrait d'insulte se transformait en fumier. C'était peut être vrai à une époque, mais Laena était horripilée que cette terne réputation l'aie suivie alors qu'elle était ma foi bien plus distinguée qu'à ses quinze ans...
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Key Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Lun 28 Fév - 17:45

A peine eut-il parlé que deux têtes se tournèrent soudainement vers lui. Tristan profita de ses paroles pour relancer une pique à sa sœur. Ce qui eut pour résultat de faire apparaitre un grand sourire sur le visage bien trop souvent impassible de Key.

- Il va donc falloir redoubler de rapidité et d’adresse. Le fromage et le saucisson seront pour moi !

Une chaleureuse accolade, avec son filleul, tout juste échangé, que Laena lui sauta littéralement au cou, vacillant, il réussit à garder de justesse son équilibre. Après une tendre étreinte et un baiser déposé sur ses cheveux dorés, il la relâcha et s’assit, un sourire bien accroché à ses lèvres.

- Je me porte comme un charme, quoi que légèrement harassé par ma dernière chevauché et une faim de loup me tenaille depuis que je vous vois dévorer ces victuailles !! Et puis ma chérie, si on ne te prévient pas c’est justement pour te faire la surprise de notre retour. Il n’y a pas plus beau cadeau que de voir ton visage lorsque tu nous aperçois enfin. N’est-ce pas Tristan ?

Lui glissant un clin d’œil complice, il se tourna une fois encore vers la fille aux boucles blondes. Avec grâce et distinction, il tartina, sur une tranche de pain de seigle, une bonne couche de fromage de chèvre frais, puis la dégusta.
Laena avait beau poser toutes sortes de questions, il était de notoriété familiale qu’elle ne laissait jamais, ou presque, le temps aux autres de répondre avant d’avoir fini tout ce qu’elle avait à dire.

Ainsi, tel un petit soleil évoluant dans la pièce, elle brillait de tout son éclat en racontant et montrant les merveilles qu’elle avait accomplies. S’essuyant les mains dans une serviette qui trainait là, Key se leva pour prendre la chemise que Sébastian lui tendait. Le vêtement était effectivement de très bonne facture. Le talent de la jeune fille était indéniable, les lignes courbes d’argent s’entrecroisaient dans un ensemble de formes délicates qui pouvaient sans aucuns doutes rappeler le blason Watson si on y prêtait attention. La chemise s’accordait parfaitement à son style et Key se promis de la porter lors d’événements importants. Comme par exemple, pour rendre visite, à ses majestés et à quelques subordonnés…


- Magnifique ! Si tu continues à me confectionner des tenues pareilles, je vais bientôt avoir plus l’air d’un prince que ce cher Erwan. Peut-être devrai-je m’absenter plus souvent ? En quelques mois je pourrais me féliciter d’avoir une nouvelle garde-robe à moindre coùt...Ne t’en fais pas, sauf si détails imprévu d’une importance capitale, je ne devrai pas bouger d’ici durant un bon moment.

Un seul détail ternissait le sourire fier du père. Un détail qu’il avait essayé d’atténuer au cours des années mais qui restait tenace. « Ta famille » comme une pierre lestée au fond de son estomac, cette remarque lui laissait un gout amer en bouche. Heureusement pour lui, Laena c’était déjà tourné vers son frère pour lui offrir à son tour un cadeau.

L’œil de Key brilla d’amusement lorsque la lame fut sortie de son paquet. Quel splendide cadeau pour un mercenaire tout juste confirmé! Même si son assurance était moindre quand au plaisir que son cadeau procurerait, Laena avait une intuition, si ce n’était pas simplement de la chance, qui frôlait l’indécence. Elle avait de bonnes compétences et un potentiel largement exploitable comme le montrait ces deux créations. Une idée commença à germer dans l’esprit du demi-elfe.

- Tu as réussit à convaincre l’un des forgerons du château ? Ma fille aurait-elle des talents cachés pour le commerce ?... D’ailleurs j’y pense, il me semble que ce genre d’attention nous à toujours été réservé. Pourquoi ne pas en faire une marque de fabrique ? Je me demande si tu arriverais à lancer une nouvelle mode en empiétant légèrement sur ton temps libre…

D’un coup d’œil rapide, il évalua l’intérêt qui se lisait dans les pupilles bleu de la jeune fille. Il avait encore du chemin à faire pour arriver à la persuader mais cette idée pourrait être bénéfique pour un bon nombre de personne.

- Tu aime dessiner et créer, cela te permettrai de te perfectionner et d’avoir la satisfaction de voir tes œuvres portées par d’autres que les deux hommes de la famille. Qui sait, imagine l’honneur que cela représenterai de voir Erwan et Eleanor porter fièrement l’une de tes broderies ou une dague gravée de tes symboles.

Une vision future scintillait dans les yeux azur du père adoptif, lui tirant un sourire de fierté sur le coin des lèvres. Puis celle-ci s’estompa, le ramenant dans le présent. Un soupir lui échappa.

- Ha mais une jeune fille comme toi doit surement être très occupée et avoir des choses bien plus intéressantes à faire que de perdre ton temps avec des choses aussi futiles…Enfin, pourvoir être le bénéficiaire de ce beau passe temps me rend déjà bien assez fier de toi.

Lui adressant un nouveau sourire, il l’étreignit brièvement avant de se tourner vers Tristan.

- Quand à toi, ne commet pas l’erreur d’exposer une lame pareille dans ta chambre ! Elle a beau être très belle, elle pourra t’être aussi très utile un des ses jours. Garde-la toujours sur toi. Un jour tu pourras dire que, grâce à cette dague, ta sœur t’a sauvé la vie. Puisse se jour ne jamais arriver.

Posant sa main sur l’épaule du jeune mercenaire, il lui adressa un regard entendu. Il devait remplir ses missions mais surtout, il avait ordre de rentrer de celles-ci en vie et si possible en bon état. Pour lui et surtout pour Laena, la pauvre devait déjà se faire assez de soucis comme ça.


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Tristan Mefilena
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Lun 28 Fév - 19:56

"- Je me porte comme un charme, quoi que légèrement harassé par ma dernière chevauché et une faim de loup me tenaille depuis que je vous vois dévorer ces victuailles !! Et puis ma chérie, si on ne te prévient pas c’est justement pour te faire la surprise de notre retour. Il n’y a pas plus beau cadeau que de voir ton visage lorsque tu nous aperçois enfin. N’est-ce pas Tristan ?

Répondant par un sourire, Tristan écarta une chaise de la table en invitant son parrain à s'y assoir. Avec comme fond sonore les mille et une questions de Laena. Un peu hors de la conversation, il mangea machinalement quelques grains de raisin la fatigue lui coupant tout appétit.
La voix grave et profonde de Sebastian le sortit subitement de son abattement et lorsqu'il leva les yeux vers Key, il était paré d'une chemise flambant neuf. D'abord étonné de ce subit changement de garde-robe, c'est en écarquillant un peu les yeux pour se tirer de sa léthargie qu'il vit qu'il la mettait simplement devant lui. Le jeune homme se remémora que quelques instants auparavant sa soeur avait parlé d'une chemise dessinée par ses soins, ce bijou de couture devait l'être. Impressionné par l'entrelacement des fils d'argent formant un ensemble harmonieux, il le fut encore plus par l'accord quasi-parfait qu'il formait avec Key, même s'il ne la portait pas. Digne d'un noble des plus hauts rangs, les armoiries des Watson pouvaient se faire deviner. Le noir de la soie prenait des teintes bleu nuit, rappelant la boucle d'oreille qu'arborait l'elfe.
Pour arriver à un tel résultat, elle avait dut y passer beaucoup de temps.

Par plaisir ou simplement pour s'occuper des heures durant ?

- Magnifique ! Si tu continues à me confectionner des tenues pareilles, je vais bientôt avoir plus l’air d’un prince que ce cher Erwan. Peut-être devrai-je m’absenter plus souvent ? En quelques mois je pourrais me féliciter d’avoir une nouvelle garde-robe à moindre coùt...Ne t’en fais pas, sauf si détails imprévu d’une importance capitale, je ne devrai pas bouger d’ici durant un bon moment.

Se tournant vers Laena pour dire une remarque aussi pertinente qu'intelligente, il vit les joues de cette dernière se colorer. Mais cette fois-ci, ce fut pour une raison tout autre.

- C'est une dague dont j'ai créé moi-même les motifs... Je l'ai faite faire par l'un des forgerons du château. Je sais pas trop si c'est ton truc... Mais mon cocher l'a récupérée pour moi tandis que j'étais avec Eleanor...

Le majordome s'avança alors et lui tendis le mystérieux paquet, finalement plus si mystérieux que ça. Enlevant d'un geste le tissu, il dégaina l'arme de son fourreau. Laissant le noble palabrer avec sa fille, il admira les motifs qui l'ornait, les effleurant du doigt, comme par peur de l'abîmer. Contre son dos il sentait la dague gardée sur lui en permanence, de bonne facture certes, mais non aussi inestimable que celle qu'il tenait entre les mains. Légère mais affutée, belle mais dangereuse, la rangeant dans sa protection il la plaça à côté de celle lui appartenant de longue date. Après tout, Aisleen lui avait apprit avec autant de réussite le maniement de l'épée que celui des poignards.

- Tu aimes dessiner et créer, cela te permettrai de te perfectionner et d’avoir la satisfaction de voir tes œuvres portées par d’autres que les deux hommes de la famille. Qui sait, imagine l’honneur que cela représenterai de voir Erwan et Eleanor porter fièrement l’une de tes broderies ou une dague gravée de tes symboles.
- Elle est magnifique Laena. Je suis sûr que ton cher Er Erwan sera aussi enchanté que moi à la vue d'un présent pareil ! dit-il en lui frottant la tête


Semblant avoir attiré soudainement un intérêt tout autre en disant cela, Key le regarda avec sérieux, lui posant une main sur son épaule.

- Quand à toi, ne commet pas l’erreur d’exposer une lame pareille dans ta chambre ! Elle a beau être très belle, elle pourra t’être aussi très utile un des ses jours. Garde-la toujours sur toi. Un jour tu pourras dire que, grâce à cette dague, ta sœur t’a sauvé la vie. Puisse se jour ne jamais arriver. "

D'habitude il aurait sûrement fait une remarque décalée en réponse à cela, mais au vu du sérieux de son parrain il lui adressa un sourire confiant puis secoua la tête. Ce n'était pas le moment.


Dernière édition par Tristan Mefilena le Lun 28 Fév - 23:00, édité 1 fois
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Laena Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Lun 28 Fév - 21:34

Faire une surprise de leur retour justifiait-il de la laisser des semaines sans l'once d'une nouvelle ?... Laena soupira discrètement et ne rétorqua rien. Et lorsque son père aperçu le vêtement il s'exclama. Laena était flattée que le fruit de sa patience soit récompensé de ce type de réactions, et surtout de voir la joie dans le visage de ses proches... Sauf quand ceux-ci n'arrêtaient pas de prononcer le nom d'Erwan avec cette lueur de malice dans le regard...

- Tu as réussis à convaincre l’un des forgerons du château ? Ma fille aurait-elle des talents cachés pour le commerce ?... D’ailleurs j’y pense, il me semble que ce genre d’attention nous à toujours été réservé. Pourquoi ne pas en faire une marque de fabrique ? Je me demande si tu arriverais à lancer une nouvelle mode en empiétant légèrement sur ton temps libre…

-En empiétant sur mon temps libre... Je n'ai que ça, du temps libre... Je ne me demande plus pourquoi d'ailleurs.

La phrase avait sifflé doucement, directe mais visée. Elle les comprenait parfaitement, cependant la vie d'une jeune de son prétendu rang pouvait être si ennuyeuse. Rapidement, elle revint aux terres des Watson plutôt qu'à celles des méandres de son esprit las grâce à la douce voix de Key qui continua :

- Tu aime dessiner et créer, cela te permettrait de te perfectionner et d’avoir la satisfaction de voir tes œuvres portées par d’autres que les deux hommes de la famille. Qui sait, imagine l’honneur que cela représenterai de voir Erwan Son corps tout entier se figea et se crispa, encore une fois... Elle serrait les poings et grinçait des dents.... et Eleanor porter fièrement l’une de tes broderies ou une dague gravée de tes symboles.
- Elle est magnifique Laena. Je suis sûr que ton cher Er Erwan sera aussi enchanté que moi à la vue d'un présent pareil ! dit-il en lui frottant la tête

La bouche lui en serait presque tombée... Elle ne se démonta pas et resta stoïque bien que ne lui manquait pas l'envie de l'assommer à coup de jambon. Elle secoua la tête, parbleu, que leur fallait-il à ceux-là ? Elle détestait cet autre imbécile. Allaient-ils continuer à la tourmenter ainsi ?

- Ha mais une jeune fille comme toi doit surement être très occupée et avoir des choses bien plus intéressantes à faire que de perdre ton temps avec des choses aussi futiles…Enfin, pourvoir être le bénéficiaire de ce beau passe temps me rend déjà bien assez fier de toi.

-Je préfère d'autant que mes talents se fassent rares et étonnent plutôt que d'être reconnue comme artisan émérite. Puis avec sagesse je te dirais que malheureusement faire d'une passion une office à temps plein gâcherait le plaisir que je mets à confectionner ces présents. C'est pour cela qu'ils ne sont que pour ceux que je considère proches. Mes talents ne s'achètent pas. Je préfèrerai cruellement te coûter moins que cela et contribuer à faire fortune moi-même, cependant je préfèrerai que cela fusse d'une autre manière. Je sais que ces dons ne feraient que se détériorer à mesure que la routine viendrait à m'emprisonner de ses griffes. Mais j'essaierai de te coûter moins cher, désormais...

Son regard se fit terne... Encore un point qu'ils soulevaient malgré eux. Telle n'était pas l'intention de Key mais elle se sentait constamment redevable et surtout objet à dépenses bien qu'elle n'ait point été dépensière ni capricieuse. Et cette dernière boutade ne fit que la déprécier en le sens où elle se forçait à se dire qu'il l'aimait comme une fille, que ce qu'elle vallait n'avait pas de prix, mais sa présence restait tout de même un fardeau. Un instant sa mâchoire se crispa, elle se tut encore une fois puis disparu dans les couloirs sans que parusse quelconque émotion sur son visage à part celui d'un délicat sourire comme elle savait si bien en jouer...

Si seulement il avait pu comprendre que ces simples boutades ne faisaient que l'enfermer plus profondément dans la douleur permanente qui persistait en elle, que le moindre de ses actes, empli de bonté, ne désirait plus se rendre compte de ce qu'elle n'était en réalité pas...

Elle était enfermée dans sa chambre, avait tourné la clé, puis elle pleura, en silence.




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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Mar 1 Mar - 2:25

La réplique de Laena claqua dans l’air comme le fouet sur la croupe d’un canasson. Pourquoi ne s’en était-il pas tenu à cet avertissement, pourquoi n’y avait-il pas vu un signe précurseur de ce qui allait se passer ? Surement parce que, comme pour tous les signes, c’est seulement après que les événements se soient produits qu’ils nous reviennent avec force dans notre esprit.
Trop enjoué par l’idée qui avait germée dans son esprit. Key ne prit pas en compte les éléments essentiels, ceux sans qui rien n’étaient possibles.

Des signes toujours des signes qui auraient dù lui mettre la puce à l’oreille. Et on l’appelait Dominant ? Key rit jaune intérieurement. Il n’était même pas capable de voir ce qui rongeait sa fille et il était à la tête des Mercenaire…. Le corps qui se raidit, les poings qui se ferment. Pas même son frère ne l’avait fait rire….

Enfin, un air glacial s’abattit dans la salle. Le sourire de Key se dissipa laissant place à un regard inquiet, dur et surtout aiguisé. Le visage fermé, il assistait stoïquement à la déferle de mots qui giflaient son être et glaçaient son cœur. Aucun coup n’aurait pu plus l’atteindre que la tirade que lui réserva Laena. Et c’était lui qui l’avait provoqué. Les yeux et le sourire vident de la moindre étincelle de vie, dont elle rayonnait quelques minutes plus tôt, elle s’en alla, laissant Key dans le désarroi le plus total.

Immobile depuis quelques temps déjà, ses yeux visualisaient des choses connues de lui-seul. C’était donc ce qu’elle pensait. Ce qu’elle avait sur le cœur. C’est ainsi qu’elle avait interprété ses paroles. Un appel au gain, un dédommagement financier. L’homme, le père se sentait blessé qu’elle pense qu’il voulait qu’elle lui coute « moins cher désormais ». Au moins autant qu’elle, alors qu’il faisait des plans sur la comète avant même de lui demander si cette idée lui convenait. Sans le vouloir il l’avait mis au pied du mur, suggérant à son esprit une raison, évidemment erroné, qui expliquait pourquoi il agissait ainsi.

Serrant le poing sur la chemise de soie et d’argent, son regard s’ancra à nouveau dans la réalité. Tristan était encore la lui aussi. Il lui adressa un sourire triste.

- Nous avons connu de meilleures retrouvailles. Je suis content de te voir sain, sauf et en bonne santé.

Sur ce, il tourna les talons. S’engouffrant dans le couloir où une chevelure blonde avait disparu, il emprunta le même chemin d’un pas lourd. Il tourna le loquet de la porte, mais celle-ci resta définitivement fermée. Un soupire s’échappa de ses lèvres. Posté devant le dernier rempart de la chambre, Key prononça d’une voix calme, douce et pourtant emplie d’autorité.

- Laena Watson, il y a des choses dont nous devons parler. Je t’attendrais dans mon cabinet de travail.

Il n’attendit pas plus de temps que nécessaire et se dirigea vers ses appartements. La porte tout juste fermée, le poids des années sembla s’écrouler sur ses épaules. Il repensa alors à Lionel, l’homme qui l’avait élevé. Comment avait-il fait, lui ? Qu’aurait-il fait à sa place ? Key avait toujours été impressionné par cet homme qui semblait toujours savoir agir au moment et de la manière dont il fallait. Il était loin de l’égaler sur ce plan. Il se souvint qu’il avait exactement le même âge que les deux enfants dont il avait la charge, quand ce grand homme disparut. Que se passerait-il s’il venait à disparaitre à son tour, s’il n’était jamais rentré aujourd’hui? Que deviendraient Tristan et Laena, les Mercenaires ? Sa fille était persuadée d’être un fardeau et il ne l’avait compris que maintenant. Aurait-elle vraiment vécut le reste de sa vie en pensant que c’était ce qu’elle représentait à ses yeux ? Il avait encore tant de choses à accomplir, tant de choses à mettre en œuvre pour eux, pour Alsaria, pour les Mercenaires. Garantir une paix qui pouvait à tout instant voler en éclats, un monde où les enfants pourraient s’épanouir sans l’appréhension constante du lendemain. Un idéal dont il espérait se rapprocher le plus possible. Mais avant, des questions, bien plus proches de lui, restaient à être réglées.

Se délestant de sa veste, Key tira la chaise de son bureau et s’y installa. Il prit le temps de plier correctement le précieux cadeau et de le poser dans un coin libre de la table de sorte de l’avoir constamment sous les yeux. Il sortit de ses tiroirs des feuilles, de l’encre et une plume, puis se mit à parapher une pile de documents qui l’attendaient bien sagement. Quand il aurait fini, il se mettrait à écrire. Son vieux passe-temps lui manquait, aujourd’hui bien plus encore, en plus un petit feu flambait joyeusement dans l’âtre. Mais la chose qu’il voulait le plus, c’était voir une petite tête blonde passer dans l’entrebâillement de la porte en bois massif.



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Tristan Mefilena
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Mar 1 Mar - 16:30

"-En empiétant sur mon temps libre... Je n'ai que ça, du temps libre... Je ne me demande plus pourquoi d'ailleurs."


Ce qui dit Laena passa presque inaperçu alors aux yeux de Tristan manipulant la dague. Il jouait avec les reflets que les gravures créaient avec la flamme. Enfin, presque inaperçu car à ces mots ses oreilles bourdonnèrent et c'est à ce moment là qu'il choisit de ranger l'arme. Sa soeur avait perdu la rougeur de ses joues et arborait un sourire tout naturel. Visiblement très entrainée, elle ne laissait pas percevoir ce qu'elle ressentait réellement et il ne se gêna pas pour la taquiner une fois de plus. Key ne relevant même pas, il continua ses compliments à l'adresse de sa protégée.

Une fois revenus, l'un comme l'autre ne pouvait réellement délaisser la jeune fille quelques instants de plus et ce à chaque fois. Chaque fois qu'ils étaient épuisés ils s'efforçaient de reprendre du poil de la bête. Chaque fois qu'ils devaient parler entre eux, ils reportaient cela à un moment ou elle ne se sentira pas mise à l'écart. Chaque fois qu'ils pouvaient se retrouver à discutailler autour d'une table, c'était avec celle aux questions intarissables. Cette "drôle de famille" comme les nobles se plaisaient à l'appeler, cet amalgame d'un elfe recueillit par un riche homme et qui à son tour élevait une orpheline aux parents inconnus puis hébergeant un filleul aux origines plus que douteuses; et bien cette famille là, même si elle n'était que peu souvent réunie, était aussi soudée que n'importe quelle autre.
Mais des fois, des brèches s'ouvrent sans attente, et ce fut le soleil de la tablée qui décida d'enlever son masque de porcelaine, aussi rapidement que Tristan gobant un grain de raisin.


"- Je préfère d'autant que mes talents se fassent rares et étonnent plutôt que d'être reconnue comme artisan émérite. Puis avec sagesse je te dirais que malheureusement faire d'une passion une office à temps plein gâcherait le plaisir que je mets à confectionner ces présents. C'est pour cela qu'ils ne sont que pour ceux que je considère proches. Mes talents ne s'achètent pas. Je préfèrerai cruellement te coûter moins que cela et contribuer à faire fortune moi-même, cependant je préfèrerai que cela fusse d'une autre manière. Je sais que ces dons ne feraient que se détériorer à mesure que la routine viendrait à m'emprisonner de ses griffes. Mais j'essaierai de te coûter moins cher, désormais..".


Les deux hommes encore abasourdis par ce revirement restèrent interdit quelques instants. Esquissant un geste vers sa soeur, il n'obtint que ses boucles couleur de blés virevolter quelques instants pour ensuite disparaitre dans les corridors.

L'argent ? Elle ne voit donc que les domestiques l'entourant sans cesse, la table qu'elle s'est empressée de dégarnir et son confort ? Elle ne voit que le prix que tout cela coûte ? Que le prix "qu'elle coûte" à Key ?

L'elfe partit dans la même direction que sa fille. Sa phrase était attentionné, mais inutile. Dire le contraire aurait été plus surprenant. Avait-il peur que son filleul aussi pense la même chose, à quelques détails près ? Se sentait-il si impuissant face à cela ?
Ses deux coudes sur la table, Tristan se pris la tête dans ses mains et soupira. Il revit en pensé les derniers événements, mais aucun ne laissait sous-entendre le malaise de Laena.

Evidemment. Tu es présent si souvent que tu aurais du t'en rendre compte voyons ! C'est pour les démanteler que tu es ici, ou est-ce tout simplement une guigne qui te suis partout ?

Il frappa du poing sur la table, ce qui eu pour effet de faire tomber quelques garnitures de leur plateau d'argent et d'arracher un petit cri à l'arrivante. Se retournant à moitié, sans vraiment la voir il entendit d'une voix aussi timide que terrifiée que l'eau était chauffée. Congédiant Emma avec une froideur inhabituelle, il quitta la salle qui quelques instants auparavant résonnait encore d'éclats de voix. Cependant, ses pas ne l'amenèrent non pas vers la chambre de Laena mais directement vers les quartiers de Key. Malgré les événements il gardait en mémoire son objectif et voulait avant de se rendre au palais, entendre ce que savait le Dominant.
Maintenant au pas de sa porte, il toqua puis entra dans le cabinet, refermant soigneusement la porte derrière lui.

"- Je sais que le moment est sûrement mal choisi mais..que se passe-t-il réellement au Palais ? Je compte m'y rendre."
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Key Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Mar 1 Mar - 20:27

A peine installé et deux missives signées que l’on frappa à la porte. Relevant son visage de ses feuilles, il vit passer non la jeune femme qu’il attendait, mais le jeune homme du même âge. Key haussa un sourcil face à cette visite impromptu et posa sa plume a coté de l’encrier. Il attendit patiemment que la porte émette un son métallique et que Tristan expose les raisons de sa venues.

"- Je sais que le moment est sûrement mal choisi mais…que se passe-t-il réellement au Palais ? Je compte m'y rendre."

Ainsi c’est de ça qu’il voulait discuter. Un homme pragmatique, une âme de Mercenaire. Soupirant, il se leva et commença à arpenter de long en large l’espace derrière son bureau. Quelques rayons de soleil, qui viraient lentement à l’oranger, transperçaient la fenêtre et formaient des tâches sur le carrelage recouvert d’un tapis rouge sangoire.

- Je n’en ai pas la moindre idée. Je rentre tout juste de mission et je n’ai pas été prévenu. En vérité j’espérais pouvoir en savoir plus grâce à toi, moi non plus je ne dispose d’aucune information.

Son ton était autoritaire. Ses yeux bleus s’arrêtèrent sur son bureau, visualisant des choses qui n’étaient pas là. La table avait fait place à un immense puzzle dans son esprit. Les deux mains à plat sur son rebord, les bras tendus, il essayait tant bien que mal de lui donner un sens. Recoupant les informations, les personnes, les actions et les déductions. De nombreuses pièces étaient absentes. Trop pour qu’il puisse donner à l’image un quelconque relief, mais il pouvait le sentir quelque chose se préparait, quelque chose de grave si l’on n’arrivait pas à étouffer la menace dans l’œuf. Mais peut-être était-il déjà trop tard…

- Il y a tout lieu de penser que les Mercenaires sont les nouveaux gardes royaux. Ta sœur a parlé d’un certain Mewen et il est dans nos rangs. Je ne sais pas ce qui se trame au château, mais ce doit être important pour que Thalys ait décidé de déplacer autant d’hommes et de le faire au détriment de notre discrétion habituelle. Pour le moment je suis pieds et points liés. Alina connaissait mon statut, mais elle avait promis de ne pas en parler à ses enfants. Si la Dominante Thalys s’est déjà montrée au grand jour, je ne dois en aucun cas attiré l’attention sur moi. Cela fragiliserait trop l’ordre des Mercenaire. De plus un départ précipité vers le repaire paraitrait trop curieux. Je me suis déjà beaucoup absenter, repartir alors que je viens de rentrer… c’est inenvisageable.

Son regard se leva, fixant sévèrement le jeune homme qui se tenait devant lui. Il ne s’adressait plus a Tristan en temps que père, mais de Dominant à Mercenaire. L’heure était grave et les choses pouvaient évoluer rapidement. Il ne perdrait pas plus de temps que nécessaire pour savoir ce qui se tramait dans les murs de Dénaros. Cependant, son ton se fit plus diplomate.

- Puis-je compter sur toi pour me faire par des évolutions au château ? Durant les premiers temps j’aimerais que tu viennes me rapporter les derniers événements, j’ai besoin que tu sois mes yeux et mes oreilles jusqu'à ce que je puisse agir moi-même. En attendant je travaillerai d’ici.


Reprenant place sur son siège, il sortit d’une cache secrète le sceau des Mercenaires. Quelques hommes discrets et les missives pourraient atteindre leurs destinataires sans encombre. Il avait de la chance d’avoir une personne aussi proche de lui sous ses ordres, cela éviterait bien des désagréments. Il ne doutait pas que Thalys avaient eu de bonnes raisons de faire ce qu’elle avait fait, mais toute cette pagaille l’agaçait prodigieusement.


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Laena Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Mer 2 Mar - 12:03

Laena se calmait, doucement. Elle avait encore une fois été idiote et avait brisé la joie de ces retrouvailles...
De longues et interminables minutes passaient, et elle arrosa son visage d’eau afin d’effacer les stigmates de sa crise et se décida à sortir de la chambre. Sans un bruit, elle avançait dans les longs couloirs qui devenaient un supplice de pierre et de décor, son père allait lui demander des comptes certainement, comme à chaque fois...
Alors qu’elle arrivait devant la porte de son office, sa main s’engagea à frapper puis se ravisa, c’est alors qu’elle entendit Tristan et Key parler. S’acculant contre le mur en attendant qu’ils aient fini leur conversation, la curiosité naturelle de la jeune femme refit surface, et elle tendit l’oreille.


- Je sais que le moment est sûrement mal choisi mais… Que se passe-t-il réellement au Palais ? Je compte m'y rendre.

- Je n’en ai pas la moindre idée. Je rentre tout juste de mission et je n’ai pas été prévenu. En vérité j’espérais pouvoir en savoir plus grâce à toi, moi non plus je ne dispose d’aucune information. Il y a tout lieu de penser que les Mercenaires sont les nouveaux gardes royaux. Ta sœur a parlé d’un certain Mewen et il est dans nos rangs. Je ne sais pas ce qui se trame au château, mais ce doit être important pour que Thalys ait décidé de déplacer autant d’hommes et de le faire au détriment de notre discrétion habituelle. Pour le moment je suis pieds et points liés. Alina connaissait mon statut, mais elle avait promis de ne pas en parler à ses enfants. Si la Dominante Thalys s’est déjà montrée au grand jour, je ne dois en aucun cas attirer l’attention sur moi. Cela fragiliserait trop l’ordre des Mercenaire. De plus un départ précipité vers le repaire paraitrait trop curieux. Je me suis déjà beaucoup absenter, repartir alors que je viens de rentrer… c’est in-envisageable. Puis-je compter sur toi pour me faire par des évolutions au château ? Durant les premiers temps j’aimerais que tu viennes me rapporter les derniers événements, j’ai besoin que tu sois mes yeux et mes oreilles jusqu'à ce que je puisse agir moi-même. En attendant je travaillerais d’ici.


Mercenaires ? Repaires ?

Laena arborait un regard à la fois septique, convaincu, puis tour à tour surpris et une sorte de victoire intérieure s’empara d’elle, lui donnant envie de rentrer en enfonçant la porte pour crier un « J’avais raison !! Je le savais !! » inconscient tout autant qu’indécis.
Raison de quoi ?... Elle même ne s’en souvenait guère et la suite de leur entrevue resterait un mystère car elle s’éloigna délicatement, très doucement de la porte, sans un bruit, retenant sa respiration. Puis à bonne distance elle prit son élan et fonça vers la bibliothèque comme une dératée, manquant de renverser un domestique, des meubles, manquant de chuter dans les escaliers.
Elle arriva essoufflée puis regarda autour d’elle les innombrables rangées de livre, véritable collection de savoirs, avant d’aller soigneusement refermer l’huis de la salle pour ne point que l’on sache ce qu’elle avait à y faire. La clé tourna dans un doux cliquetis.

Elle se susurra :


-Allons bon, je suis sûre que j’ai déjà vu ça quelque part... C’est la base de l’histoire de la Chute...

Cette vieille histoire qu’elle avait presque inventé lorsqu’elle avait douze ans, quand elle avait trouvé cet ouvrage faisant mention d’une mystérieuse corporation livrant un combat éternel et sans merci contre le mal. Une sorte d’excitation sans pareille l’envahissait, ses jambes et ses bras ne cessaient de vouloir bouger. Mais la quantité de ces livres n’allait pas faciliter sa tâche.
Les minutes passèrent, puis les heures. Ils la croiraient certainement en train de bouder ou de chouiner, et cela l’amusait presque. Cette torpeur qui l’avait gagnée avait réellement disparu sous les coups de cet enthousiasme qui la grisait.
Elle ne trouvait pas... Elle s’assit et se concentra un instant, cette recherche ne devait pas être vaine, il fallait qu’elle trouve l’ouvrage, elle ferma les yeux et se remémora le moment où elle l’avait trouvé.


***

De toute manière j’ai douze ans, je suis grande. Pensait la jeune fille qui avait décidé de lire tous les livres de la bibliothèque quitte à en mourir. C’était ça, ou se laisser tuer par l’ennui.
Elle s’était enfermée dans l’immense pièce et regardait de sa petite taille les étages de livres qui avaient tendance à s’étirer et à devenir de plus en plus hauts à mesure qu’elle les observait. Commencer par le haut pour terminer par en bas, c’était une bonne astuce...

Une petite voix siffla puis dit :


-Ca fait beaucoup... Quand même...

Bien décidée à commencer ce rêve qui ne s’achèverait peut être qu’au moment de sa vieillesse, elle poussa la grande échelle de bois tout à gauche, puis y grimpa en relevant sa robe anis et en l’épinglant avec ses pinces à cheveux au dessus de ses genoux. Les petites chausses grinçaient sur les marches dans le silence le plus complet.

A bien y regarder, la plupart des livres sur les trois étages accessibles de là haut n’étaient pas du tout intéressants pour une demoiselle de douze ans, stratégie de guerre, traité de paix, ouvrage complet sur la vie de pétaouchnok petit seigneur du comté « de »... N’y avait-il pas de réelles histoires ? De magie ? De romance là dedans ?
La jeune fille boudait et elle redescendit de l’échelle en manquant presque quelques marches, se rattrapant toujours de justesse.

Et elle poussa l’échelle jusqu’aux ouvrages auxquels elle ne pouvait accéder, maugréant encore une fois de l’ennui que pouvaient représenter ses lectures, puis encore une fois, et elle se retrouva à l’autre bout du mur, et là, une reliure crème très vieillie et abimée titilla sa soif d’aventures. Il n’y avait pas de titre, ou celui-ci avait été depuis longtemps effacé, et lorsqu’elle ouvrit Laena manqua de tomber au sol tant elle s’étouffa avec la quantité de poussière que celui-ci relevait. L’essuyant un peu, elle l’ouvrit, s’asseyant précairement tout au haut de cette échelle terminée par une plate forme en bois...

L’ouvrage commençait par une sorte de liste d’articles de lois...


Article I: Tous les articles écris dans le Code des Mercenaires doivent être respectés par les Mercenaires mais aussi par les dirigeants de chaque royaume. Il en sera de même pour les générations à suivre.
Article II: Le Code des Mercenaires est et restera la seule et unique loi des Mercenaires.
Article III: Les Mercenaires peuvent agir librement sur les affaires des dirigeants d’un pays, mais seulement si ceux-ci sont en guerre.


[...]

Puis à la suite, l’histoire commençait, racontant le début d’une ère il y eut 3000 ans de cela.
Lorsque Tosya se déchirait, par les êtres avides de pouvoirs et de soumettre les terres et les hommes, une organisation inconnue de tous se créa. Celle-ci se devait de rétablir l’équilibre dans toute l’île et de préserver les peuples alors oppressés et soumis au régime impitoyables de certains tyrans.


[...]

La jeune fille lu des heures là haut, sur son perchoir, complètement accaparée dans son histoire, elle en oublia de manger, n’entendant point les domestiques qui criaient son nom au dehors en la cherchant alors que le maître de maison et Tristan étaient absents. Elle feuilleta le livre qui n’était pas très épais puis le referma en passant la main sur ses yeux. Elle était fatiguée. Et elle reposa l’ouvrage là où il était.


***

Laena sauta sur ses pieds, elle poussa délicatement l’échelle qui avait vieilli, et tenta de se rappeler sa position exacte. Comme avant, elle retroussa sa jupe et grimpa les marches qui lui semblaient bien plus petites et praticables que quand elle était enfant.
Et là, elle le trouva, ce vieux livre encore plus abimé qu’avant. Doucement, comme la dernière relique d’un secret enfoui, elle le sortit de son écrin de cuir et souffla un nuage de poussière qui flotta, puis retomba doucement vers le sol, bien plus bas. Ses yeux brillaient d’une lueur confuse et incroyable, ses mains tremblaient légèrement.

C’était vrai, tout ça. Et son père, et même Tristan, cette « Thalys » dont ils en avaient fait mention en faisaient partie. Combien d’autres personnes appartenaient à cette caste secrète qui protégeait dans l’ombre les royaumes ? Et depuis combien de temps ?...

La jeune fille cru que ses yeux allaient recouvrir les pages usées de larmes tant elle se sentait protectrice d’un secret qui ne devait qu’être très rarement voir jamais révélé...


-Eleanor pardonne moi, mais cette fois-ci, je ne partagerai pas cela avec toi... Se dit elle doucement.

Puis elle lut les quelques phrases qui commençaient ce vieil ouvrage oublié.
Article I: Tous les articles écris dans le Code des Mercenaires doivent être respectés par les Mercenaires mais aussi par les dirigeants de chaque royaume. Il en sera de même pour les générations à suivre.

[...]

Elle reposa le livre aussi délicatement que lorsqu’elle l’avait pris puis descendit et replaça l’échelle dans sa position originelle. Un sourire qu’elle n’arrivait pas à dissimuler s’étirait sur son visage, lui donnant la lueur radieuse que tous préféraient voir. Ainsi les raisons étaient bien plus obscures et ils ne l’avaient pas abandonnée quand ils partaient incessamment et ne revenaient que des semaines voir des mois plus tard.
Elle était soulagée, et, le cœur léger, jeta un dernier coup d’œil à la pièce, remit sa robe en place et se rendit au bureau de Key.
Elle frappa à la porte, attendant qu’on l’invite à entrer, et son sourire ne la quittait pas.

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Tristan Mefilena
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Mer 2 Mar - 12:52

"- ..J’ai besoin que tu sois mes yeux et mes oreilles jusqu'à ce que je puisse agir moi-même. En attendant je travaillerais d’ici.
- Bien.


La discussion était close. Key reprenait d'ailleurs les tâches que le mercenaire avait interrompues. Tristan fit demi-tour et sortit du bureau aussi silencieusement qu'il y était entré. Avisant un domestique, il lui demanda si Laena était sortie durant ce laps de temps.

- Dame Watson est partie il y a quelques minutes en direction de la bibliothèque et précipitament jeune homme. Elle sortait du bureau de Sir Watson, et vous l'auriez sûrement vue si vous lui accordiez un minimum d'importance.

La réponse fut dédaigneuse et hautaine histoire de rappeler qu'il n'était pas plus noble que lui, mais elle fut surtout surprenante. Gratifiant l'homme à tout faire d'un regard blasé, il se dit qu'il devait faire erreur car la jeune femme ne pouvait être aussi dans le cabinet. Il est pourtant difficile de la confondre avec quelqu'un d'autre. Hésitant, Tristan préféra la laisser en paix et partir directement au chateau.

Le palefrenier ne fut que trop heureux de voir l'un de ses maître préparer de son propre chef sa monture et pour s'attarder sur le pourquoi de ce départ précoce. Même si l'heure commençait à se faire tardive, Tristan partit quelques minutes plus tard en direction du palais avec comme seul bagage.. une gourde de Sacra ?


[hrp]C'est vraiment minuscule désolé [/hrp]
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Key Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Mer 2 Mar - 14:13

Tristan quitta le cabinet presque sans dire un mot. Key attendit que le claquement caractéristique de la porte se fasse entendre avant de reprendre son travail. Le jeune homme était venu le chercher mais il n’avait presque rien dit… mais qu’avaient les enfants aujourd’hui ? Commençait-il a se faire trop vieux pour comprendre leurs sentiments et émotions ?

Secouant la tête, faisant voleter ses longs cheveux noir, le Dominant se remit au travail. Œuvrer pour les Mercenaires et Alsaria était un bon moyen de tenir à distance toutes les questions qui lui perçaient l’esprit de part en part.
Reprenant sa plume et une feuille vierge, il parapha quelques lignes. Un message de la plus haute importance qui pourtant, à première vu, ne semblait parler que du beau temps et de quelques moutons dans de verts pâturages. Les messages codés étaient nécessaires, bien qu’il ait une confiance relativement absolue en ses gens, il était évident que rien ne devait être laissé au hasard dans le cas où un incident viendrait à se produire.

Les heures passèrent, les piles de papiers diminuaient puis se reconstruisaient. Sébastian emportait les lettres et les papiers officiels où divers sceaux avaient été appliqués. Ce brave homme n’avait jamais été mis dans la confidence de ce qui se tramait réellement, il n’avait d’ailleurs jamais directement posé la question. Key ne doutait pas qu’il s’était fait, au cours des années, une idée assez précise de la situation. Si Key devait ne jamais douter d’un seul homme, ce serait de lui. Sébastian avait développé, et ce bien avant d’être au service du Mercenaire, une loyauté indéfectible envers la maison Watson. Il faisait ses tâches dans la plus grande discrétion et avec la plus grande efficacité et le maitre de maison ne le remercierait, au fond, jamais assez pour cela.

Le noble sursauta lorsqu’on frappa à la porte, le faisant perdre la ligne du traité qu’il était entrain d’étudier. Il avait presque oublié pourquoi il se tenait enfermé dans cette pièce, refusant toutes raisons d’en sortir. Chacun avait ses manières de faire et Key reconnaissait sans mal la manière de toquer de sa fille. Respirant une grande bouffé d’air, il l’invita à entrer.
Sa voix était neutre, la violence des mots de Laena revenant avec force dans son esprit.

Il ne la regarda pas entrer, finissant rapidement de lire le paragraphe, il fini par poser sa plume et écarter les documents de devant lui. Un doux sourire sur les lèvres, il tendit la main dans sa direction et dit d’une voix calme et posée.


- Approche…

A l’image de la jeune femme qui se tenait devant lui, se superposa celle de la petite fille blonde et pleine d’énergie qu’il avait vu grandir. Déboulant comme une furie dans son bureau pour venir se nicher sur ses genoux et regarder avec avidité tout ce qui l’entourait. Une innocence, une époque qui lui manquait un peu. Mais le temps avançait, inexorablement, apportant avec lui d’autres lots de bonheur.



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Laena Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Jeu 3 Mar - 13:17

-Approche

Laena s’avança et se posta devant son père qui était assis, puis s’assit à son tour sur la même chaise –donc sur ses genoux- avant de le serrer dans ses bras et de loger son visage dans son cou.

-En fait je ne voulais pas te faire de peine, ou quoi que ce soit, mais je ne me sens pas chez moi, tu vois... Même si pour moi tu es mon père, j’aurais toujours l’impression d’être un poids...

Puis elle resta comme ça de longues minutes, considérant les lettres qui s’étalaient sur le bureau et se redressa en attrapant le cachet et la cire. Comme depuis qu’elle était toute petite, à droite, les lettres fermées à sceller. Elle fit fondre la cire sur l’ouverture, puis y appliqua le sceau de métal et considéra avec attention le blason des Watson. Elle soupira en détaillant la forme qui se dessinait sous les traits d’un loup.

-Tu vois, ce n’est pas à moi, cela... Je ne sais même pas si je réussirai à réagir si un jour nous apprenons qui elle est, ou était... De toute manière t’es mon seul papa... J’ai besoin de rien d’autre. Enfin, peut être de ta présence mais je sais que tu ne peux pas... Alors j’aimerais par tous les moyens pouvoir t’aider ou même te suivre de temps en temps mais je sais que tu ne me laisserais jamais venir, peu importe la raison que tu trouveras.

Elle se retourna et sourit puis passa la main dans ses longs cheveux noirs. En fait elle aurait clairement préféré lui ressembler plutôt qu’arborer cette chevelure et ces yeux atypiques. Elle aurait préféré que tous le monde croit qu’il était vraiment son père. Pour elle, il l’était, mais pour les autres malgré le fait qu’ils l’aient depuis longtemps accepté et intégré, elle n’était que sa « fille adoptive », et cela comme toujours la révoltait.

-Tu vois j’ai envie de leur dire à tous que ce ne sont pas les liens du sang qui font une famille, malgré le fait que tous le sachent et s’en moquent, je ne reste que la « fille adoptive ». J’aurais préféré qu’on parle simplement de moi en disant que je suis ta « fille », tout simplement.

Puis, comme avant, elle s’assit au sol et posa la tête sur les genoux, commençant cette vieille histoire qu’elle lui avait raconté si souvent.

-Il y a de cela fort longtemps, alors que les hommes venaient de naître et que les dieux avaient oublié le monde, les humains et les elfes s’entre-déchiraient. La guerre était de mise, la rage et le feu faisait partie du paysage que l’on pouvait voir sur le royaume de Derynn et qui avait souillé la pureté de ses enfants oubliés des cieux. Les plus faibles étaient esclaves de tyrans et des monstres qui avaient peu à peu envahi le monde, avides de la chair de ces pauvres êtres que l’on tuait par dizaine chaque jour. Et les despotes en firent leurs serviteurs, s’accaparant de la frayeur qu’ils créaient autour d’eux lorsqu’ils passaient dans les villages pour de récolter les lourdes taxes dont devaient s’acquitter les paysans et les pauvres gens. Ils criaient famine et misère dans un pays qui aurait pu être le plus beau jardin de cette planète et ils ne pouvaient pas se défendre.

Un jour, l’un des seigneurs noirs des terres du Nord demanda son droit de cuissage au chef du petit village de Téos, qui devait lui accorder sa fille. Tout le monde savait, mais personne ne parlait de ces actes qui dégradait chacune des jeunes filles qui venaient d’avoir seize ans. Toutes sans exception devaient s’y plier et si leur famille s’obstinait à les protéger, hommes, femmes et même les enfants étaient tués en place publique sans l’ombre d’un remord, et les taxes du village augmentaient de plus belle. Alors oppressés par la survie de leurs proches, et celle de leurs congénères, les pauvres jeunes femmes partaient avec les seigneurs pour ne revenir que le lendemain, apeurées, désespérées, salies et bafouées.

Mais ce que les seigneurs noirs ne savaient pas, c’est que dans l’ombre, des guerriers s’étaient regroupés, trop horrifiés de ce qu’ils faisaient chaque jour subir à ces peuples, et se préparaient à les défaire. Ainsi, lorsque le seigneur arriva pour prendre la fille du chef de Téos, celui-ci refusa de lui laisser la chair de sa chair en pâture. Fou de rage, le seigneur lui dit :
« Tu me donneras ta fille où je jure devant ces créatures qui vont dévorer vos misérables carcasses que votre village sera pillé, que vous serez tous torturés puis tués, vos filles et vos femmes violées. Je le jure devant le roi que vous subirez mon courroux le plus ardent et le plus brutal ! »

Cependant derrière l’armée des sombres soldats qui l’accompagnaient, des centaines d’hommes et de femmes s’étaient alignés en silence, tous armés des plus tranchantes épées, lances, arcs et arbalètes et vêtus des plus solides mailles, des plus solides armures faites par tous les forgerons des villages du royaume en secret.

Le chef du village rétorqua, alors que les soldats du seigneur leur tournaient le dos, aveuglés par la rage et le châtiment :

« Si vous prenez ma fille, si vous touchez encore à d’autres de ces enfants, si vous voulez encore nous piller, nous défaire et nous tuer, je jure devant ce dieu qui nous a abandonnés que vous mourrez tous, vos hommes, vos créatures, votre roi qui nous a délaissé, je jure devant vous tous que vous mourrez sous les coups de flèches que vous ne verrez pas venir.
-Tu oses m’affronter ???


Hurla le seigneur, mais celui-ci n’eut pas le temps de descendre de sa monstrueuse monture que les flèches et les carreaux volèrent, et il s’écrasa au sol dans une marre de sang. Les soldats se retournèrent trop tard, et les paladins foncèrent vers ceux qui avaient échappé aux projectiles. Ils furent découpés par les lames blanches des sauveteurs des villageois qui s’étaient réfugiés dans leurs foyers.
Tous sans exception furent tués, et le chef de l’organisation força le monstre à dévorer le cadavre de son maître et de son armée avant de l’achever de sa dague, arrachant son cœur de pierre et d’argent.

Puis les villageois festoyèrent, et sur tout le royaume l’on entendait que de mystérieux guerriers sauvaient les peuples bafoués, passant de terre en terre, défaisant les dictateurs et les êtres cruels avides de pouvoir et d’argent, détruisant jusqu’à la dernière des créatures et au dernier de ces êtres impies qui avaient voulu dominer le monde et s’approprier les terres que la Nature leur avait offert... Les combats faisaient rage partout, mais l’armée Céleste, comme l’appelait les paysans et autres esclaves à la merci des seigneurs, vainquaient toujours.

Ce fut la Chute du roi et de son règne, et son fils reprit les rênes du pouvoir. Il était un jeune homme qui pourtant était brave et bon et que tous aimaient. Puis les hommes de l’armée Céleste disparurent alors que la paix était revenue et que le peuple n’était plus maltraité et oppressé.
On chuchotait parfois qu’ils étaient toujours là, veillant sur le peuple, prenant garde à ce que plus jamais un seigneur de terrorise les hommes et les elfes ni ne détruise les terres qu’on leur avait offert. On racontait encore qu’ils se réunissaient parfois en d’autres endroits mystérieux afin de garder le secret de leur lignée qui ne devait pas disparaitre si un être cruel faisait à nouveau surface afin de tout détruire sur son passage...

On racontait encore l’histoire du roi qui, sur son siège fait d’or et de crânes, fut contraint de se donner lui-même la mort, et dans ces terres du royaume de Derynn, tous les ans on fêtait la Chute du Roi maudit et des Noirs Seigneurs en crachant sur les cœurs de pierre et d’argent arrachées aux corps de leurs monstrueux serviteurs.



Laena soupira. En vérité, elle avait toujours su que son père devait faire partie de cette organisation de Mercenaires, cependant, sa tristesse et sa solitude l’avaient forcée à occulter cela, comme si elle vivait à travers les histoires qu’elle inventait pour mieux survivre à la mélancolie. Tous ces contes, lorsqu’elle y réfléchissait, étaient de près ou de loin les métaphores qui les liait et qui faisaient référence à ses proches ou à elle... Et qui lui permettaient de moins souffrir de l’absence et de l’abandon.
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Key Watson
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MessageSujet: Re: Domaine des Watson   Ven 4 Mar - 11:11

Avec un sourire bienveillant, il resserra ses bras sur l’être qu’il considérerait toujours comme son propre enfant. Le temps avait passé, mais au fond, elle n’était encore qu’une jeune femme, la petite fille était toujours là, quelque part, sous ces traits que l’enfance commençait à déserter. Il l’écoutait parler, se confier, lui expliquer enfin ce qui rongeait son esprit. Key aurait voulu pouvoir la mettre à l’abri de tous ces maux, mais cela était impossible. La seule chose qu’il était en mesure de faire pour l’aider, c’était de lui raconter ce qu’il éprouvait à son égard.

- Laena, tu n’as jamais été un poids pour moi et tu ne le seras jamais. Je n’ai pas d’enfant plus légitime que toi et le ciel m’a envoyé un magnifique présent le jour où tu es apparu dans ma vie. J’aimerais pouvoir passer infiniment plus de temps à tes cotés, être plus souvent là pour te voir grandir et t’épanouir. Ne pas avoir été plus présent est l’un de mes plus grands regrets. Tu ne t’en ai peut-être jamais rendu compte mais ton frère et toi m’apportez beaucoup plus que ce que vous pensez. Vous m’avez sauvé, à maintes reprises, alors ne crois surtout pas que tu es un fardeau, tu es la chose qui m’ait la plus précieuse au monde.

Doucement il écarta quelques mèches dorées du joli minois nacré.

- Et je me fiche ce que pense les autres, tu es ma fille, mon enfant, mon trésor. Cette bande d’imbécile tenait le même discours à mon encontre, à l’époque. Tu es une forte Laena, ne baisse jamais la tête devant eux et montre leur que tes convictions sont exactes. Et l’homme qui voudra ta main, avec ton consentement, devra être très persuasif. Tristan et moi n’accepterons pas si facilement qu’un autre homme prenne autant de place dans ta vie.

Prenant le morceau de métal entre ses doigts, il le fit tourner, l’observant sous toutes ses coutures.

- Quant à ce sceau, moi je trouve qu’il nous ressemble. Les loups sont parfois solitaires, mais en meute, c’est la protection des petits qui prime sur tout le reste. Et tous s’épaulent pour vivre le mieux possible ensemble. Pour l’épée, elle représente notre allégeance à Alsaria, et qui mieux que toi resterai aux cotés d’Eleanor et son frère ? Je sais qu’il est dur de vivre sans connaitre ses racines, mais si un jour tu les découvres, n’oublie pas que je serais toujours la pour te soutenir.

La tête sur ses genoux, Laena raconta son histoire. Le noble l’avait entendu des milliers de fois, une épopée que sa fille avait inventée, une histoire qui n’était pas sans rappeler celle des Mercenaires. Qu’il aurait été simple de tout lui dire… Mais la mettre en danger, lui imposer un tel fardeau, une chose qu’elle devrait sans arrêt cacher, cela lui était impossible.


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