Tosya Renaissance

Le monde Tosya, au cours de la troisième Ère, ving-cinq ans après la montée en puissance du Roi de Dinak, Dan Azyrith, le traitre d'Alsaria.
 

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Llyandra Amnell'Ilandriel

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Llyandra Amnell'Ilandriel






Messages : 8
Date d'inscription : 11/04/2011

Feuille de personnage
Age : 30 ans (20 apparant)
Métier / rang social : Herboriste
Armes ou accessoires:

MessageSujet: Llyandra Amnell'Ilandriel   Mar 12 Avr - 20:17

Llyandra Amnell’Ilandriel



I - Identité

Nom : Amnell’Ilandriel
Prénom : Llyandra
Sexe : Féminin
Age : 30 ans (en parait 20)
Origine : Dinak
[i]Métier/rang social :
Herboriste itinérante/Fille adoptive de Tristan (alias Schneizel Denka)

II - Le personnage


Physique : Le mot qui viendrait spontanément à l’esprit si l’on tentait de décrire Llyandra avec un minimum de termes serait “délicate”. En effet, la jeune femme a principalement hérité les traits de son physique de ses gênes paternels, à tel point qu’on la prend régulièrement pour l’une des derniers membre de la noble race des elfes. Sa peau claire et sa fine taille donnent d’elle une impression de fragilité qui, sans être complètement injustifiée, reste néanmoins exagérée. Ses oreilles pointues et ses yeux couleur améthyste sont autant de signes de son ascendance elfique. Les seuls caractéristiques héritées de sa mère son sa taille, légèrement supérieure aux standards elfiques (sans toutefois être particulièrement remarquable) et sa chevelure noire. Côté vestimentaire, Llyandra a bien vite troqué les oripeaux sylvains qu’elle portait lors de sa rencontre avec Tristan, son père adoptif, contre des robes finement brodées seyant mieux à son allure et à son caractère. Llyandra porte également un anneau d’istal en pendentif sous ses vêtements, sans toutefois en connaître la valeur ou l’utilité. Il s’agit de l’anneau que portait Ciara Mefilena de son vivant et que son père adoptif lui a remis.

Equipement : Une dague, un couteau et une trousse d’herboriste, ainsi qu’un arc, le plus souvent rangé dans son paquetage et don’t elle se sert à la fois pour la chasse et pour sa défense.

Caractère : Marquée par les drames qui ont pavé sa vie, Llyandra garde une confiance relativement limitée en l’espèce humaine. Si elle dissimule en général sa méfiance, elle baisse rarement sa garde face aux inconnus. Néanmoins, une fois sa confiance acquise, elle montre une loyauté indéfectible. Elle abhorre la violence et le meurtre et rechignera toujours à prendre une vie, même pour sauver la sienne, mais hésitera cependant bien moins à abattre ceux qui s’en prendront à ses proches.
Elevée par Tristan, elle fait montre d’une ouverture d’esprit remarquable et a pour habitude de réfléchir avant d’agir, l’impulsivité n’étant pas son fort. Elle reste cependant capable d’improvisation et dispose de talents d’actrice assez convainquant. Sa logique, héritée de son père peut parfois se montrer désarmante et reste souvent le principal visage qu’elle révèle aux inconnus. En cela elle peut paraître plus mature et distante qu’elle ne l’est réellement, ce qui vient parfaire l’illusion de son appartenance à la race des elfes malgré son métissage. Un dernier aspect de sa personnalité est son caractères aisément compatissant face à la souffrance des autres, quelle soit physique ou morale. Un petit travers qui lui fait parfois perdre de vue sa propre sécurité.

Talents : En temps qu’herboriste, Llyandra est capable de confectionner de nombreux baumes, médicaments ou poisons à l’aide des plantes de son environnement. Elle est également douée au tir à l’arc, mais reste néanmoins une piètre combattante au corps à corps, sa dague ayant plus un but dissuasif qu’autre chose.

Particularités : Llyandra conserve une cicatrice au bas ventre datant du massacre de son village.

III – Histoire


Llyandra naquit dans le village côtier de Gilneren. Situé au sud-est du royaume de Dinak, sur le littoral, l’endroit avait été majoritairement épargné par les jeux de la politique et de la guerre. La prise de pouvoir de Dan Azyrith n’avait pas créé beaucoup de remous dans le secteur et avait été accepté comme un évènement lointoin et nébuleux. Le village, qui possédait une petite communauté elfique, fut épargné lors des campagnes du prince déchu d’Alsaria à l’encontre de l’ancienne race grâce à la mixité de sa population. Ainsi lorsque Llyandra, fille de Kirias Amnell’Ilandriel, elfe et médecin du village, et de Liliana Virenne, humaine et fille du maire, vint au monde, elle pu s’épanouir en toute quiétude. Du moins pour un temps…
Lorsque Dan Azyrith mourut, le pays entier sombra dans la tourmente. Bien des nobles lorgnaient sur le trône laissé vacant et ce ne fut que grâce à l’intervention du Fils de Dinak Valerian Arzen et de la trève signée avec Alsaria que le royaume passa à côté de la guerre civile. Pour autant toutes les ambitions n’avaient pas été tuées dans l’oeuf. Une partie des forces militaires de Dinak stationnées dans la région et dirigées par le sénéchal Trogel fit sécession et entreprit de se tailler un territoire indépendant dans le royaume ébranlé. Les soldats renégats imposèrent leur volonté aux populations locales par la terreur et éliminèrent tous ceux qui se mettaient en travers de leur chemin. La rébellion de Trogel fut finalement écrasée par une troupe loyaliste revenant du front Alsarien au bout de deux mois de campagne, mais durant ce temps les dégats causés par les rebelles avaient été terribles. Plusieurs villes et villages avaient été rasés de la carte, Gilneren en faisait partie…

___________________

Llyandra regardait avec l’émerveillement de l’enfance la plante que lui désignait son père tandis que ce dernier lui expliquait, avec des mots choisis, son utilité dans son travail. La petite buvait les paroles de celui qu’elle considérait comme son héros et faisait d’impressionnants efforts de concentration pour retenir chacune des phrases qu’il prononçait. Lorsqu’elle ne comprenait pas ce qu’il disait, elle lui demandait de lui réexpliquer et il se pliait à l’exercice avec un sourire. Quand il lui demandait si elle avait bien tout retenu et qu’elle lui récitait studieusement sa leçon, il lui ébouriffait gentiment les cheveux en lui disant combien il était fier d’avoir une petite fille si intelligente. A ces mots, Llyandra était aux anges et s’appliquait plus encore à cette tâche passionnante. Un jour, se jurait-elle, elle serait médecin du village, comme son père!
Alors qu’elle s’attendait à une nouvelle leçon sur une autre plante, son père releva la tête en direction de la place du visage et son sourire s’effaça. Déconcertée, la petite fille regarda dans la même direction, cherchant ce qui pouvait troubler son père.

Sur la place, une cohorte de soldats avançaient. Ils portaient la livrée de l’armée dinakienne, mais avaient noué un foulard blanc autour de leur bras. Se moquant éperdumment des regards surpris et inquiets des villageois, ils avancèrent en direction de l’hôtel de ville, leurs hallebardes levées comme à la parade.

Kirias se releva puis se retourna vers sa fille.

- La leçon est terminée pour aujourd’hui, mon ange. Retourne à la maison avec maman et n’en sors pas avant qu’elle ne t’y autorise, d’accord?
Fit il avec un sourire simulé pour la rassurer. La petite fille hocha la tête n’en resta pas moins devant lui.
- Tu rentre avec moi, papa?
- Non, mon ange, je vais allez parler avec les gens là bas d’abord. Ce ne sera pas long.
La petite fille tendit une main, l’agrippant à son pantalon, comme pour le retenir.
- Ils me font peur.

Se plaignit elle en regardant vers la place. C’était sa façon à elle de lui demander de ne pas y aller, comprit Kirias. C’était pour lui qu’elle avait peur. L’elfe ébouriffa gentiment la criière de sa fille comme à son habitude et lui fit doucement lâcher prise.
- Tout ira bien. Tu n’as pas à t’inquiéter. Allez, rentre avec maman, s’il te plait.
Visiblement peu convaincue, la petite fille finit quand même par tourner les talons pour se diriger vers la porte de la maison, se retournant à intervalle régulier pour jeter un coup d’oeil à son père qui souriait toujours en lui faisant signe de rentrer. A peine avait elle refermé la porte derrière elle que l’air de Kirias s’assombrit. Il fit volte face et se dirigea vers la place du village ou le héraut des soldats s’adressait déjà à son beau père, le maire.
- Que ce passe-t-il?
Demanda Kirias en se plantant devant le militaire. A ses côtés, le maire était déjà blême.
- Par ordre du sénéchal Trogel, ce village ainsi que ses ressources sont réquisitionnés par les combattants de la liberté! Obéissez et vous recevrez notre protection, résistez et vous serez considérés comme des ennemis des peuples libres.
- Nous ne sommes que de paisibles villageois. Nous n’avons rien à voir avec les jeux de la guerre et de la politique. Nous ne demandons qu’à vivre en paix. Nous sommes prêts à vous céder une partie de nos récoltes mais comprenez qu’il nous faut tout de même garder nos familles de la famine. Pour ce qui est de votre offre de nous protéger, fort généreuse au demeurant, je préfère la décliner. Nous n’avons aucun ennemi par ici, nous ne voudrions pas embarrasser vos troupes avec une affectation inutile. Vous avez sûrement des combats d’une toute autre importance à mener ailleurs, d’autres villes à protéger ou à libérer…

Avança précautionneusement Kirias. Le héraut lui adressa un regard soupçonneux, cherchant à déterminer si l’elfe se moquait de lui. L’officier paru finalement se détendre.
- Bien, je vois que vous êtes raisonnables. Qu’il en soit ainsi, vous commencerez par nous remettre les deux tiers de vos vivres…
- Monseigneur, sans vouloir vous offenser, c’est impossible. Si nous vous cédons autant, nous ne passerons jamais l’hiver.

Le coupa Kirias. Le soldat fronça les sourcils et s’apprêta à répliquer, ses soldats serrant leurs armes de façon menaçante. Kirias su qu’il devait trouver une rapide échappatoire pour que les négociations continuent.
- Je vous propose de vous remettre la moitié de nos provisions, plus une cargaisons de solides manteaux qui aideront vos soldats à supporter le vent et le froid. Les hivers sont particulièrement rudes dans nos contrées. Et je suis sûr que notre forgeron acceptera de mettre à votre disposition certaines de ses meilleures créations.
Enchaîna le médecin en empêchant sa voix de trembler. Le héraut réfléchit quelques instants puis se radoucit à nouveau.
- Très bien, voilà qui me semble honnête. Néanmoins il me reste une dernière exigence à formuler. Vous sélectionnerez dix jeunes filles du village qui nous accompagneront. Une juste récompense pour ceux qui se battent pour la liberté!
Le visage de Kirias se décomposa alors que les soldats grognaient leur approbation.
- Vous n’êtes pas sérieux!
Croassa l’elfe en regardant l’officier qui se rembrunit.
- Vous obéirez.
- C’est hors de question! Vous en demandez trop. Jamais nous ne vous livrerons nos filles ou nos compagnes!
- Ainsi, vous avez choisi votre camp… Soldats, ces gens sont des ennemis des peuples libres! Ils entendent saper le moral de ceux qui combattent pour la justice!
- Allons, c’est ridicule! Nous avons accepté de vous approvionner, nous ne cherchons que la paix…
- Ce sont des traîtres à la cause, et en tant que tels ils vous refusent égoïstement la juste rétribution qui vous est due!
- Nous n’avons rien fait de mal, vous ne pouvez pas…
- Allons nous les laisser faire? Allons nous sacrifier le bien de tous à cause de quelques obscurantistes? Non! Nous prendrons ce qui nous revient de droit! Abattez ces traîtres! Pour Trogel, pour la liberté!

Les soldats poussèrent un cri de guerre et s’éparpillèrent dans le village, les armes à la main. Les cris de terreur des villageois emplirent bientôt l’air. Dévasté, fou de rage et de désespoir, Kirias se jeta sur le héraut mais ce dernier le reçu l’épée brandie. Enjambant le corps de l’elfe, l’officier s’avança vers le maire qui était tombé à genoux, le suppliant d’épargner le village. N’écoutant même pas ses suppliques, le héraut abattit sa lame puis s’engouffra dans l’autel de ville, suivi des quelques soldats.[i]

- Maman, j’ai peur.
[i]Geignit Llyandra les larmes aux yeux. Autour de la maison, les gens criaient et, si elle ne distinguait pas leurs paroles, elle comprenait que quelque chose de terrible était en train d’arriver. Elle avait eu raison d’avoir peur des hommes sur la place. Pourquoi son papa ne l’avait il pas écoutée? Elle aurait du insister, lui faire comprendre. C’était de sa faute s’il était quand même allé vers eux. Sa maman détourna les yeux de la fenêtre, une main sur la bouche et des larmes coulant le long de ses joues. C’en fut trop pour la petite fille qui se mit à pleurer à son tour. Sa maman vint la serrer dans ses bras en lui jurant que tout irait bien, mais Llyandra savait que ça n’allait pas, sinon pourquoi une adulte comme elle aurait pleuré?

- Ecoute moi, ma chérie. Tu vas devoir te cacher d’accord? Glisse toi sous le lit, bouche toi les oreilles, ferme les yeux et ne bouge plus quoiqu’il arrive. Ne fais pas le moindre bruit et attend qu’il y ait le silence dans le village. Après prend tout ce que tu peux dans la cuisine et cours dans les bois sans te retourner.
- Mais maman, je veux rester avec toi!
- Je sais, mon ange, mais ce n’est pas possible. Sois gentille fais ce que je te dis, d’accord?
- Mais j’ai peur…
- Je sais, ma chérie. Mais tu dois faire ce que je te dis.

Devant le silence de sa fille, Liliana décida de l’emmener dans la chambre et de l’y cacher elle même. Alors qu’elle la prenait dans ses bras, la porte fut enfoncée et deux soldat firent irruption, leurs épées couvertes de sang. Le coeur de Liliana manqua de défaillir et elle serra sa fille contre elle en reculant.
- Hé, hé! Je crois qu’on a dégoté le gros lot!
Exulta l’un des deux hommes.
- Ne lui faites pas de mal. Je ferai tout ce que vous voudrez, mais par pitié ne touchez pas à ma petite fille.
Les supplia Liliana qui recula jusqu’à se trouver dos au mur.
- La gamine nous intéresse pas. Lache la et allonge toi sur la table.
Grogna le soldat, l’oeil lubrique. Liliana obtempéra.
- Vas dans la forêt. Cours sans te retourner. Ne reviens pas ici.
Glissa t elle à l’oreille de sa fille. Llyandra, en sanglots, ne protesta pas, mais fut incapable de mettre un pied devant l’autre. Les soldats lui faisaient trop peur, elle ne pouvait pas se résoudre à passer si près d’eux. Le premier l’ignora royalement, se dirigea vers la table où sa maman était étendue et commença à lui remonter sa robe tout en lui caressant le haut des cuisses. Liliana étouffa un gémissement de panique et de dégout.
- Hé, attends un peu. Pas devant la petite.
Intervint le deuxième soldat en regardant Llyandra.
- Ben sors la d’ici si t’es pas content!
Le soldat s’approcha de Llyandra qui se recroquevilla sur elle même en poussant un glapissement de terreur. Le soldat posa doucement la main sur son dos et la poussa vers la sortie. La petite fille se laissa faire, son regard fixé en arrière vers sa mère. L’autre homme qui était au dessus d’elle lui arracha sa culotte, défit son pantalon et lui sauta dessus. Cette fois, Liliana ne pu retenir ni ses larmes, ni un hurlement. La peur de Llyandra fut soufflée comme une bougie face à un ouragan. Le méchant monsieur faisait du mal à sa maman! Echappant à la vigilance du soldat qui la poussait vers la sortie, elle courut vers le second et le frappa à la jambe aussi fort qu’elle pu. Furieux d’être dérangé, le soldat rua, expédiant sa botte dans le ventre de la gamine qui s’effondra, le souffle coupé. Llyandra n’arrivait plus à respirer, une douleur sourde, la plus intense qu’elle ait jamais connue, lui ravageant le tronc. Elle crut entendre sa maman hurler puis il y eut des bruits de lutte. Puis elle la vit, au dessus d’elle. Elle criait en tenant un couteau dans sa main, mais le soldat qui avait accompagné Llyandra était derrière elle, la cainturant d’un bras et retenant son poignet armé de l’autre. Devant elle se tenait le méchant qui lui avait fait mal. Plié en deux, il se tenait le ventre en grognant, du sang filtrant de sa blessure. Bien fait pour lui, jugea Llyandra.

Malheureusement l’homme n’était pas hors d’état de nuire. Une haine aveugle déchirant ses traits, il frappa violemment la femme qui l’avait blessé, l’assommant presque. Il lui tordit ensuite le poignet jusqu’à ce qu’elle lache l’arme qu’elle lui avait dérobé. Il récupéra le poignard et le lui glissa sous la gorge. La fille arrêta de se débattre de peur de se blesser.

- Tu vas payer pour ça, garce!
- Vous pouvez me tuer, ça m’est égal…

Lança-t-elle le défiant du regard.
- Oh non ma belle, je vais pas te tuer. Toi et moi on doit s’amuser un peu d’abord. Mais ce que tu viens de me faire, ta fille va le subir aussi!
Explosa-t-il en se tournant vers la gamine. La mère hurla lorsqu’il abattit le couteau sur le flanc de sa fille.

Llyandra sentit un choc sourd sur son côté gauche. Levant la tête pour comprendre ce qui lui était arrivé, elle aperçut le couteau, à moitié plongé dans ses chairs. Puis son monde explosa, remplacé par une souffrance indescriptible. La petite fille voulut crier sa douleur, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Elle voulut pleurer, mais aucune larme ne coula. Aucun son ne parvenait plus à ses oreilles. Seuls ses yeux lui répondaient encore, mais sa vision se brouillait peu à peu. Les dernières choses qu’elle vit furent le soldat qui lachait sa mère pour empoigner l’autre type par le col de sa tunique. Les deux hommes semblaient crier mais Llyandra ne les entendit pas. Puis le visage de sa mère en larmes apparut au dessus d’elle. Llyandra n’était pas sûre, mais elle crut que sa maman serrait son visage contre elle. Puis ses yeux se fermèrent, finissant par lui désobéir également, et enfin, la douleur disparut…

Lorsque la petite fille ouvrit les yeux, la douleur était encore là, bien que beaucoup moins intense. Llyandra fut surprise parce qu’elle n’avait pas envie de pleurer, même si elle avait mal. Au dessus d’elle, elle ne vit plus le planfond de planches et de poutres de sa maison, mais une drôle de bâche soutenue par une série d’arceaux. La petite fille s’avisa soudain que la terre tremblait, comme lorsque son papa l’avait fait monter sur un chariot un jour. Llyandra n’aimait pas ce genre de moyen de transport. Etre assise sur une planche de bois qui remuait finissait par lui faire mal aux fesses et puis elle avait aussi toujours peur qu’un cahot trop violent la fasse tomber. Mais cette fois, elle était allongée, comme dans un lit, ce qui n’était, après tout, pas si désagréable.
- Ah, te voici enfin réveillée. J’ai eu peur pour toi, tu sais.

Fit une voix grave qui parut étrangement familière à Llyandra. La petite fille entendit un hennissement de cheval et le lit où elle se trouvait arrêta de bouger. Elle se redressa autant qu’elle put jusqu’à ce que la douleur lui dise d’arrêter et aperçut alors le visage à la peau parcheminée d’une vieille dame qui se penchait sur elle. Llyandra la connaissait bien, elle s’appellait Cahlie, c’était elle qui passait de temps en temps avec son chariot rendre visite à son père. Elle avait tout d’abord eut très peur de cette vieille dame qui ressemblait beaucoup à l’image qu’elle se faisait des sorcières des contes que lui lisait sa maman quand elle allait se coucher. Mais son papa lui avait dit qu’elle était très gentille. Il lui avait dit que c’était une herboriste et que c’était à elle qu’il avait acheté toutes les plantes qu’il avait planté dans le jardin et qu’il utilisait pour soigner les gens. A cet instant, Llyandra n’avait plus du tout peur d’elle. Au contraire, elle était ravie de la voir!
- Tu te souviens de moi?
Lui demanda la vieille dame. Llyandra hocha positivement la tête ce qui fit naître un sourire sur le visage usé par les années.
- Ton bobo te fait encore mal?
La petite fille baissa les yeux sur son ventre, en direction du bandage enroulé autour de sa taille et répondit à nouveau par l’affirmative. Cahlie attrapa une fiole dans l’une des petites étagères accrochées aux flancs intérieurs de la caravane ainsi qu’une cuillère en bois. Elle versa quelques gouttes du liquide dans la cuillère et la tendit à la petite fille qui en absorba le contenu.
- Ca te soulagera un peu. Tu seras bientôt guérie, ma petite, ne t’en fais pas.
- Où sont papa et maman?
Une ombre passa sur le visage de l’herboriste. Elle s’assit sur le bord du matelas en soupirant puis leva les yeux vers le toit de la caravane, comme si elle cherchait ses mots.
- Tes parents…ne pourront pas nous rejoindre.

Les yeux de la petite fille s’embuèrent.
- Mais ça ne veut pas dire que tu dois t’inquiéter pour eux. Ils sont dans un endroit où il fait bon vivre et où ils ne souffriront plus jamais.
- Je peux aller avec eux?
- Non, ma petite. Il n’est pas encore temps pour toi d’y aller.
- Je veux les voir…
- Tu pourras toujours les voir, dès que tu en auras envie. Il te suffira de fermer les yeux et de penser à eux très fort.

La vieille dame posa sa main sur la poitrine de la petite fille en prenant bien garde à ne pas approcher sa blessure.
- Quand tes parents ont su qu’ils devraient partir là où tu ne pourrais pas les suivre, ils ont déposé une petite partie d’eux même juste là, dans ton coeur, pour que tu puisse toujours les voir et leur parler et aussi pour pouvoir veiller sur toi.
Llyandra esquissa un sourire timide et décida que finalement Cahlie était vraiment une gentille sorcière.

___________________

Llyandra passa cinq heureuses années en compagnie de Cahlie dans sa caravane itinérante. Elle apréhenda rapidement le concept de la mort et comprit que les belles paroles de Cahlie n’avait jamais eu que pour but de la réconforter. A partir de ce jour elle demanda à la vieille femme de lui apprendre tout ce qu’elle savait et se jeta à corps perdu dans l’étude des plantes et de leurs propriétés. Son assiduité et sa capacité à ingurgiter et à retenir la moindre information que lui transmettait Cahlie inquiétèrent tout d’abord la vieille femme avant qu’elle ne réalise que c’était sa façon de faire son dueil. Même si elle savait que ses parents ne reviendraient jamais, elle faisait tout comme si elle avait voulu les gonfler de fierté à son égard. Elle progressa si vite que Cahlie en fit bientôt son assistante officielle. L’énergie et la diligence de l’enfant soulageaient énormément la vieille dame don’t la santé déclinait peu à peu. Quatre ans après avoir recueilli la petite fille Cahlie fut obligée de passer la majorité de ses journées alitée, laissant Llyandra s’occuper de sa boutique et tenir les rennes de son cheval. Un an plus tard elle s’éteignait, laissant Llyandra à nouveau seule. La jeune fille, âgée d’à peine plus d’une dizaine d’années, fut attristée par son décès, mais poussée par la nécessité d’apprendre à survivre par elle même, elle s’en détacha bien vite. N’ayant plus confiance dans les hommes depuis le massacre de son village, elle s’empara de tout ce qui pouvait lui être utile dans la caravane de sa bienfaitrice et s’enfonça seule dans une forêt. La chasse restant pour elle un grand mystère, elle survécut grâce à sa connaissance des végétaux. Les plantes furent ses plus proches alliées durant les années qui suivirent, lui servant d’aliments, d’abri, de médicaments et même d’habits. Elle avait parfois la chance de tomber sur une carcasse d’animal fraîche et pas trop abimée ce qui lui permettait de varier de temps en temps son alimentation et même, après quelques essais infructueux de récupérer des peaux qui lui servirent à ses constituer des vêtements plus résistants et plus chauds à mesure que les saisons passaient et que son corps changeait. Elle ne rentra à nouveau en contact avec un membre de l’espèce humaine qu’à l’approche de ses quinze ans. Il s’agissait d’un chasseur blessé après une mauvaise rencontre avec un sanglier. L’homme était inconscient et il risquait de succomber à ses blessures. Le premier réflexe de Llyandra fut de s’en éloigner, mais elle repensa à Cahlie qui l’avait secourue alors qu’elle était mal en point. Elle voulait croire, en son fort intérieur, que tous les hommes n’étaient pas forcément mauvais. Cahlie l’avait aidée et elles étaient devenues amies. Peut être que si elle soignait cet homme il lui serait également reconnaissant. Elle revint donc sur ses pas, lui fabriqua un petit matelas de mousse et commença à traiter la blessure comme lui avait appris Cahlie. L’homme resta dans le coma deux jours durant. Elle s’occupa de lui tout ce temps et prépara une petite réserve de nourriture pour quand il se réveillerait. L’homme finit par émerger, tout d’abord trop faible pour s’exprimer ou s’alimenter. Llyandra continua donc à s’occuper de lui, quand bien même son regard qui suivait ses mouvements l’inquiétait. Bientôt, l’homme eut repris assez de forces pour recommencer à bouger, et, alors que Llyandra se penchait à nouveau sur lui pour le faire boire à son outre, il lui posa une main sur le bras. Prise d’une crise de panique, la jeune fille se dégagea et s’enfuit en courant dans la forêt. Finissant par se contrôler, elle revint sur ses pas, mais en restant à distance du campement, décidée à observer l’homme sans qu’il remarque sa présence afin de vérifier sa théorie. Le chasseur resta encore quelques heures, jusqu’à être capable de se relever en s’aidant d’une branche comme béquille. Llyandra avait cru qu’il partirait une fois ses forces recouvrées mais il resta plus longtemps que nécessaire, comme si il attendait qu’elle revienne. Finalement, après une nuit de plus passée dans la nature, l’homme décida de s’en aller. Il n’en laissa pas moins l’outre, encore à moitié pleine, ainsi qu’un couteau qu’il tira de sa ceinture sur le matelas de mousse, puis, avisant un faisant, il prit son arc et l’abattit. Au lieu de repartir avec sa proie, comme Llyandra avait pensé qu’il le ferait, il laissa l’animal à côté de l’outre et du couteau. Jetant un dernier regard autour de lui il partit, s’appuyant sur sa béquille de fortune. Ce fut la dernière fois que la jeune fille le vit. Elle attendit encore un temps après qu’il ait disparu de son champ de vision, mais rapidement la faim et la soif la poussèrent à sortir de sa cachette pour aller récupérer les vivres présents sur le matelas. Les avait il vraiment laissés pour elle? Etait ce sa façon de la remercier? Le coeur de Llyandra se serra d’aise lorsqu’elle s’attaqua à la viande de l’oiseau. Peut être bien que les hommes n’étaient pas tous mauvais après tout…

Quelques mois plus tard…

La jeune fille s’approcha des ruines qui s’élevaient devant elle. Ces murs de pierre délabrés avaient autrefois appartenu à la demeure d’un puissant seigneur de la région. L’homme, tyrannique, avait été “demis des ses fonctions” par les légendaires Mercenaires. Sa demeure avait été abandonnée. Tombée en désuétude, elle s’était progressivement désagrégée par manque d’entretien. Seuls ses imenses réseaux de tunnels étaient restés instacts malgré le passage du temps. Récemment, ces même tunnels avaient servi de base d’opération aux non moins fameux Fils de Dinak, formés par Dan Azyrith. Un repaire idéal pour ces hommes qui entendaient disposer des avantages d’une forteresse sans attirer l’attention sur eux. Mais tout cela, Llyandra l’ignorait. Pour elle, ces ruines n’étaient rien de plus que la promesse d’un abri plus confortable que la forêt qui s’étendait non loin pour la nuit. Aussi s’avança-t-elle dans ces vestiges, cherchant un endroit où se protéger du vent et de la pluie qui menaçait de tomber à tout instant. C’est alors qu’au détour d’un mur encore à peu près en état, elle tomba sur une scène qui lui retourna les sangs. Au sol étaient étendus les corps de plusieurs hommes en armes. Leur sang avait abreuvé les murs et les dalles sur lesquelles ils reposaient. Un véritable massacre. Tous semblaient tournés vers celui qui reposait au centre de la pièce, de plus aucune trace ne semblait quitter les lieux. S’étaient ils tous battus contre lui? En tout cas les deux camps semblaient s’être entretués. Par acquis de conscience, Llyandra vérifia le poul de chacun d’eux. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle s’aperçut que l’homme au centre était encore en vie. Il avait plusieurs blessures, mais aucune ne serait fatale s’il était soigné rapidement. Llyandra hésita un instant. C’était un combattant et plutôt doué pour dispenser la mort apparemment. Mais ne s’était elle pas jurée d’aider tous ceux qui en auraient besoin depuis sa rencontre avec le chasseur? Et elle avait tant besoin de parler… La vieille Cahlie lui manquait cruellement. Cela faisait près de cinq ans qu’elle n’avait plus parlé à personne. Si cela continuait comme cela, elle finirait par ne plus savoir parler, puis elle reviendrait complétement à l’état sauvage. Ce n’était pas ce que ses parents auraient voulu. Elle prit donc la seule décision qui s’imposait, elle ne pouvait pas s’installer dans cette pièce où régnait la mort, d’autant plus que d’autres guerriers pourraient bien finir par arriver. Elle se résolut donc à le transporter jusque dans la forêt.
Elle l’installa juste hors de vue de la lisière des arbres, trop fatiguée pour réussir à le porter plus loin. Elle avait déjà du faire plusieurs pauses sur le trajet, et encore elle n’avait pas emporté ses armes. Elle entreprit donc de lui fabriquer un matelas de mousse, comme elle l’avait déjà fait quelques mois auparavant, puis, l’ayant couché dessus, elle s’appliqua à le soigner. Il avait des bandages et des vivres dans ses bagages ce qui évita à la demi-elfe trop d’efforts supplémentaires. Une fois qu’elle eut terminé elle s’installa à côté de lui et attendit qu’il se réveille. Cette fois, se promit-elle, elle ne fuirait pas…


Voir La fin d'un Dominant

Cela faisait près d’un mois que Tristan et Llyandra voyageaient ensemble. L’homme avait entreprit de débarrasser autant que possible la jeune fille de son traumatisme. Pour se faire, il avait commencé par la pousser à se rapprocher des villes. Il y était tout d’abord rentré seul, lui avait acheté des vêtements en tissu, ses premiers depuis que Cahlie l’avait recueillie. Puis il lui avait faire quelques tours de jour dans des quartiers plutôt calmes et peu fréquentés. Ensuite étaient venues quelques nuits dans une auberge. Enfin il avait réussi à la plonger dans une foule compacte d’inconnus. Elle était restée agrippée à son bras, le serrant parfois si fort que c’en était devenu douloureux, mais il avait accepté de bon coeur cette pression sachant que cela ne pouvait faire que du bien à sa protégée. Pour les jours où ils bivouaquaient en forêt, il lui apprit quelques trucs de chasse. Il acheta deux arcs et lui apprit à tirer, à la fois pour se nourrir et pour se défendre. S’il était un archer correct, elle démontra un talent stupéfiant pour cette arme raffinée et l’élève surpassa bientôt le maître. En revanche, il abandonna bien vite l’idée de lui faire tenir une lame et se contenta de lui acheter une dague. Lorsqu’elle s’inquiéta de l’argent qu’elle lui coutait, il l’encouragea à vendre ses talents d’herborite, ainsi, avait il dit, elle pourrait gagner son propre pécule et n’aurait plus à se préoccuper du sien. Enfin, ses cours de cuisine, même s’ils avaient été les plus laborieux de tous, finirent par porter leurs fruits.

Un soir, alors qu’elle avait fêté son vingt-cinquième anniversaire deux mois auparavant, Tristan, n’arrivant pas à dormir, se pencha une fois encore sur les anneaux qui pendaient à son cou. Ils avaient une importance particulière pour lui, non seulement parce qu’ils étaient liés à son passé, mais aussi pour une raison qu’il ne parvenait pas à s’expliquer. Il les contemplait souvent quand Llyandra ne le regardait pas. Il aimait la demi-elfe comme si elle avait été sa propre fille et il aurait aimé que cela lui suffise, mais il finissait inéxorablement par être tourmenté par son passé. Qu’avait il perdu le jour où elle l’avait trouvé? Qui avait il laissé derrière lui? A quoi correspondaient ces mystérieux anneaux de métal sombre au gout amer?
Llyandra ouvrit les yeux. Il faisait toujours sombre et le feu de camp brûlait toujours vivement. Elle n’avait pas du s’assoupir plus d’une ou deux heures d’après son estimation. Jetant un regard vers Tristan, elle se rendit compte qu’il était touours éveillé. Paraissant plongé dans ses pensées, il était penché sur deux anneaux qu’il portait toujours en pendentif, un air mélancolique sur son visage. Llyandra se redressa et il lacha les anneaux qui allèrent rebondir au bout de la cordelette de cuir qui leur servait de lanière.

- Tu ne dors pas?
Demanda-t-il essayant de dissimuler son air affecté. Llyandra n’était pas dupe, elle le connaissait depuis trop longtemps pour cela.
- Ton passé te manque, n’est ce pas?
- Pardon?
- Tu as toujours voulu retrouver tes traces, hein?
- Ne t’en fais pas pour ça. Ce n’est rien, juste les regrets d’un vieil homme.
- Ce n’est pas rien! Je vois bien que c’est important pour toi. Et puis tu n’es pas si vieux que tu essaye de le faire croire…

Tristan lui offrit un sourire sincère qui s’effaça rapidement.
- A quoi bon? C’est trop tard. Je ne retrouverai jamais ma vie d’avant. C’est toi ma vie maintenant.
- Ne dis pas de bêtises! Il n’est jamais trop tard. Tu es encore en vie, non? Je suis sûre que quelqu’un t’attend encore quelque part, alors tu dois tenter le coup!
- Et toi dans tout ça? Tu t’imagine me suivre dans la quête désespérée de mon passé? Sans jamais un endroit pour se poser, ni personne à chérir? Il est hors de question que tu gâche ta vie pour ce rêve futile.
- Ce n’est pas un rêve futile! Et puis je suis assez grande pour me débrouiller toute seule. S’il n’y a que ça qui te retient, tu peux partir tranquille! Et puis je pourrai toujours t’aider de mon côté. Je suis herboriste itinérante, tu te souviens? Je pourrais toujours faire mes recherches de mon côté. A nous deux, nous irions deux fois plus vite!
Tristan, toute mélancolie l’ayant quitté, se surprit à rire. Décidemment, elle avait le chic pour lui redonner le sourire.
- Toujours ton éternelle logique, hein? Bien, tu as gagné, je vais y réfléchir.
En disant cela, Tristan retira son pendentif. Détachant la cordelette de cuir, il laissa glisser un anneau, le plus travaillé des deux, dans la paume de sa main puis le tendit à Llyandra.
- Tiens. Je crois que cet anneau a un jour appartenu à quelqu’un qui m’était très cher. A présent il est à toi, car tu es la personne qui m’est la plus chère.
- Tristan…je ne peux pas accepter, il est trop important pour toi.
- Allons, ta logique t’aurait elle abandonnée? Si tu entends m’aider, cet anneau ne pourrait qu’augmenter tes chances, n’est ce pas? Si quelqu’un que j’ai connu venait à le reconnaitre alors il sera mieux à ton cou qu’au mien avec l’autre, n’est ce pas?
- D’accord, mais uniquement par ce que je tiens à t’aider! Le jour où tu auras retrouvé ton passé, je te le rendrai.
- Ce jour là, Llyandra, je refuserai de le reprendre.
- Hmpf…C’est ce qu’on verra.

Les deux compagnons restèrent un moment sans rien ajouter, et puis, d’un accord tacite, ils se couchèrent, s’abandonnant à un sommeil réparateur.

Le lendemain, ils se séparèrent, non sans émotion. Se jurant de se revoir le plus vite possible, tous deux prirent une route différente, chacun promettant à l’autre de lui laisser une piste à suivre pour se retrouver.

Les années qui suivirent, Llyandra s’émancipa, vivant enfin sa propre vie parmi les hommes. Son commerce se montra relativement lucratif et elle se découvrit un amour pour les tenues élégantes et vaporeuses. Elle croisa plusieurs fois Tristan durant ses périgrinations, tous deux échangeant leurs aventures et évoquant leurs souvenirs communs. La quête de Tristan n’avançait pas significativement, mais ni l’un, ni l’autre ne perdait espoir de lui rendre ses souvenir perdu. Ainsi Llyandra se tourna-t-elle vers le futur, laissant son passé derrière elle, juste assez proche pour ne pas l’oublier, mais suffisamment loin pour ne pas vivre au travers lui.



IV – Le joueur


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Comment le trouves-tu ? C’est une question piège?
Des commentaires ? Joker!
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MessageSujet: Re: Llyandra Amnell'Ilandriel   Mer 13 Avr - 9:45

Fiou là là là là... Alors voilà, je n'ai strictement rien à dire sur cette fiche o__________o Je reste scotchée à ma chaise tellement c'est émouvant et bien rédigé !! Je peux valider sans problème aucun, chère Llyandra Wink

Re-bienvenue parmi nous \o/
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MessageSujet: Re: Llyandra Amnell'Ilandriel   Mer 13 Avr - 9:50

Je confirme les dires de ma chère collègues fiche magnifique ^^

Et est tous a fait validable.

* voix off*
Si tu le dis...
* Fin voix off*



Mais euuuhh >.<


Réduire la vie à...
des formules indécises
c'est bien impossible, elle
tu vois, se nuance à l'infini




C'est comme une lettre
Qui c'était écrite à l'envers...
Coule dans ma tête
un monde fou qui veut naître
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MessageSujet: Re: Llyandra Amnell'Ilandriel   Mer 13 Avr - 18:52

une bien jolie fiche pour une jeune femme civilisé-sauvage-itinérante-recivilisé ...
Décidément on est harcelé de Tristan! O.O enfin bon ce n'est pas le but de ma visite.
Belle fiche donc et agréablement surprit de voir toute l'inspiration que te porte un certain livre Mlle Amnell'Ilandriel =)

Just for Llyandra:
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MessageSujet: Re: Llyandra Amnell'Ilandriel   Mer 13 Avr - 19:28

Merci à vous trois ^^

J'ai pris pas mal de plaisir à rédiger cette fiche et je me contenterais bien du sentiment de travail accompli qu'elle m'inspire. Mais vous comme moi savez qu'il me reste un petit quelque chose à finir...

-Allez au boulot! Bosse au lieu de causer!
- Maiiiiiis...
- Y a pas de mais qui tienne! Au travail fissa ou j'te fouette!
- T_T

(Et oui....il m'arrive de m'automartyriser....)
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MessageSujet: Re: Llyandra Amnell'Ilandriel   Mer 13 Avr - 19:58

Je ne te savais pas comme ça Llyandra... *prend ses distances* La prochaine fois je me méfieraiplus de toi Rolling Eyes
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